Et pourtant, elle tourne !

  • Réfection entre Bellevue et Versoix : une belle occasion manquée

    L'Etat est en train de rénover le tronçon de la Route suisse entre Versoix et Bellevue. Devant ce qui semble être une simple réfection à l'identique, j'ai posé une question écrite aux autorités afin de savoir pourquoi on n'avait pas profité de cette occasion pour réaliser un aménagement qui ne serait pas exclusivement bétonné (4 voies de circulation, deux pistes cyclables, un trottoir, sans compter 4 voies CFF. La population veut en effet que l'on profite de chaque occasion pour remettre un peu de nature et de végétation dans nos vies. En outre, les 4 pistes ne sont à mon avis d'aucune utilité car elles doivent ensuite se réduire à deux, tant à Versoix qu'à Bellevue. Elles ne servent donc qu'à stocker le bouchon lorsqu'il se forme.

    L'Etat a répondu de manière relativement décevante dans la mesure où il confirme que le projet a été conçu "a minima" et sur la base de la législation sur le bruit. De ce fait, il se contenterait de remplacer le revêtement et une partie des voies de circulation côté Lac par du stationnement..., à la demande de la commune de Genthod. Le chantier étant en cours, sur la base de plans établis il y a plusieurs années déjà, le second axe de ma question visait à savoir quelles leçons l'Etat allait tirer d'une réfection qui est, à mon avis, une grosse occasion manquée de créer quelque chose de neuf et de plus humain qu'un océan de béton. 

    De manière assez vague mais néanmoins intéressante, l'Etat conclut sa réponse ainsi : " Nous vous confirmons que les services de l'Etat ont été rendus attentifs afin que les futurs projets d'infrastructures et de requalification de l'espace routier intègrent, en amont des projets, la question du paysage, de la qualité de l'espace public et notamment celle du patrimoine arboré." C'est bien le moins que l'on puisse attendre. La sincérité de cet engagement ne pourra être vérifié que sur la base des prochains aménagements de ce type. 

    La Question écrite et sa réponse sont annexées au présent article. QUE01198A.pdf

  • Via sicura et policiers en service

    Appliquer le délit de chauffard à un policier en mission d’urgence est à mon avis absurde. J’avoue me pas comprendre la logique qui a guidé le Procureur général puis le Tribunal fédéral. L’un comme l’autre me semblent être allés bien au-delà de leur marge d’appréciation. S’il le plan politique, le message passé aux forces de police est désastreux, ses conséquences injustes et contre-productives. Celui qui semble adressé aux délinquants est tout aussi mauvais.

    Pourtant, je clarifie immédiatement : je suis globalement partisan de via sicura et du délit de chauffard : s’il conduit à 120km/h dans une zone limitée à 50, sans une raison impérative, le conducteur n’a pas à bénéficier de la clémence de la loi. L’infraction est tellement grossière et injustifiable que la sanction est méritée, même si le juge pourrait avoir un peu plus de marge d’appréciation selon les premières évaluation de la loi de 2013. Dans certains cas, notamment les rodéos urbains, où la passion du bolide est une motivation très forte, la confiscation puis la destruction du véhicule pourraient avoir un effet encore plus dissuasif.

    Comment assimiler un policier en service à ce régime légal ? Son comportement devrait etre apprécié à l’aune de l’état de nécessité qui a pu justifier son excès de vitesse. Était-il proportionné à l’intérêt de mener cette poursuite, compte tenu des circonstances, de l’environnement urbain au moment de l’action compte tenu de ce que l’agent pouvait savoir ? La décision prise dans l’urgence était elle fondée ou manifestement exagérée. Mais à mon avis, ce n’est pas à l’aune de via sicura que l’on doit juger de cela, mais de règles particulières liées à la mission et au statut des corps de sécurité, incluant ambulances et pompiers. Quand l’Etat applique les mêmes règles a des agents en mission et à des voyous de la route, il y a à mon avis un vrai problème de politique pénale.

  • Réfection de la Place Cornavin et extension de la Gare : le mélange de l’utile et de l’inutile

    A Cornavin, on se prépare deux décennies de blocages. Les habitants, les pendulaires et les commerces vont adorer ! Le Département des Infrastructures prévoit une réfection de la place Cornavin, devant la gare. Les trams seront déplacés, les taxis mis en sous-sol, les sorties du parking déplacées pour corriger la situation actuelle. Ces travaux devraient débuter en 2022. Pour deux ou trois ans. C’est nécessaire, mais terriblement impactant sur la circulation des passagers. Le trafic et la pollution générée ne seront pas négligeables. 

    Dès que ces travaux sont terminés sur la partie avant de la gare, les Administrations (fédérales, cantonales et municipales, sous la baguette des CFF, maîtres d'ouvrage) nous proposent 6 années de travaux pour créer deux quais en sous-sol sur l'arrière de la gare, jusqu'en 2031. Inutile d'espérer que tout se passera sous terre ! Il y aura de très importants impacts en surface, des camions, des chantiers. Non seulement pour les 420m de quais, mais aussi sur 2x2 km de voies d'accès à ces nouveaux quais, en direction de Châtelaine et de Sécheron. En effet, les trémies d'accès s'étendront loin à l'est et à l'ouest de Cornavin. 

    Et en 2035, on repartira peut-être pour un tour en sous-sol, avec deux nouveaux quais. Le tout pour 2,7 milliards de francs. Le pire, c'est que ces deux tranches de travaux sont INUTILES. La surcharge annoncée de la gare Cornavin est due au fait que celle de l'aéroport est en cul-de-sac, forçant tous les trains à passer deux fois par Cornavin. Les Administrations nous répètent que ce n'est pas possible, sans jamais avoir fourni d'explications sérieuses sur le fond. Je reviendrai dans le prochain blog sur les objections qui sont faites et leur manque de sérieux. Elles viennent pourtant d'une prestigieuse régie fédérale qui devient suffisante (dans sa communication) et insuffisante dans on travail de fond. A moins que des intérêts immobiliers prépondérants ne poussent la Régie à imposer à Genève une "grande gare" dont elle n'a pas vraiment besoin... ? 

  • Enfants, parents, assistants sociaux, experts psychiatres et juges : souffrance et incompréhension

    Depuis le début 2019, la manière de fonctionner de la chaîne socio-médico-judiciaire est sérieusement questionnée. Une pétition et une motion déposées au printemps, puis plusieurs témoignages sur des cas dramatiques ont attiré l'attention. Un sujet hautement affectif pour les victimes, mais aussi le choc des chapelles. La Psychiatrie, les Assistants sociaux et les Juges. Tous experts, tous réputés honnêtes, tous malgré tout soumis aux pressions de leur groupe socio-professionnel pour "se serrer les coudes" ou "se montrer solidaires de leurs collègues". Au milieu, les parents et des enfants qui souffrent. Tous les signaux perceptibles à l'extérieur indiquent qu'il y a un gros dysfonctionnement. La Commission sociale du Grand Conseil s'en est saisie sans que l'on sache encore ce qui en sortira. Je n'en fais pas partie. Je ne peux pas m'empêcher de ressentir un terrible malaise devant la publication d'une expertise d'un spécialiste (psychiatre) bâlois sur la manière dont les expertises (psychiatriques) sont menées par ses collègues genevois. Pouvait-on attendre autre résultat ? Sérieusement ? 

    Les juges ne semblent pas s'écarter souvent des expertises du Centre universitaire romand de médecine légale (CURML), dont les experts sont eux-mêmes mis en condition par les assistants sociaux qui suivent les dossiers. Il est urgent que sorte quelque chose de concret de ces enquêtes. Les avocats s'inquiètent de ce que l'enfant ne soit pas vraiment entendu et ses intérêts à rester en contact avec ses parents, même divorcés, pas vraiment respectés. Le Temps et sa journaliste Laure Lugon en particulier ont réalisé une série d'articles très bien documentés sur le sujet depuis juin 2019. 

    Les parents broyés par le système ont bien moins de moyens de se faire entendre. Certains s'enferment dans leur douleur au point qu'ils ne parviennent presque plus à expliquer leur cas de manière rationnelle, bouffés par la douleur dans laquelle ils macèrent. On en vient a rejeter leurs appels incessants et répétitifs. Trop de communication finit par tuer la communication. J'en connais personnellement un. C'est dramatique. 

    C'est le drame du citoyen-justiciable confronté aux experts. Celui de l'élu de milice face aux professionnels. Et au milieu, les enfants. Les a-t-on écoutés ? Vraiment ? Je n'en suis pas convaincu. 

  • L’Etat doit faire réaliser une étude indépendante de la boucle

    Si les Administrations fédérales et cantonales, sous la pression des CFF vont de l’avant avec l’extension de Cornavin, le projet sera soumis à un inévitable enquête publique. Ces énormes travaux en pleine ville susciteront des oppositions. Les opposants pourront facilement avancer qu’une autre solution, celle de la boucle, éviterait presque tout inconvénient sur le tracé contesté, et répondrait beaucoup mieux l’intérêt général. C’est d’autant plus évident qu’au moment de l’enquête publique, la comparaison porterait sur la boucle d’une part et sur la seule 1ère étape du projet d’extension de Cornavin d’autre part. Pour en arriver à un résultat comparable, il faudrait mener à bien les trois étapes : la 1ère extension souterraine de Cornavin (objet de l’enquête publique), la seconde extension de Cornavin, et enfin la ligne « diamétrale » qui implique une nouvelle gare souterraine à Nations et une autre à l’aéroport, sous la gare existante de l’Aéroport. Ce serait donc une gare sous-souterraine. On devrait alors comparer le coût de la boucle (1 gros milliard) avec celui des trois étapes du projet de l’Etat (4,7 milliards), dont seul le premier tiers est financé. Et les délais de réalisation : une dizaine d’année pour la boucle, 30 ans minimum pour les projets des Administrations et des CFF.

    Bien sûr, l’Administration cantonale des transports défendrait son point de vue. Mais à ce moment-là, ce serait la Justice qui étudierait l’affaire. C’est elle qui se prononcerait sur la pesée de l’intérêt général du projet de l’Etat et de celui de la  boucle. De telles affaires, pour de tels ouvrages, sont généralement portées jusqu’au Tribunal fédéral. La Cour fédérale voudrait certainement prendre connaissance de l’étude démontrant la supériorité de la solution des Administrations sur la boucle. Il s’étonnerait sans doute d’apprendre qu’aucune étude comparative ne peut lui être présentée.

    Il paraît donc judicieux, voire indispensable de faire réaliser une telle étude aujourd’hui. C’est exactement ce que nous demandons avec le Projet de loi 12525 que l’Etat s’efforce avec un certain succès de faire traîner en Commission du Grand Conseil depuis juin 2019, date à laquelle je l’ai présenté. Six mois ont déjà été perdus (ou gagnés pour les tenants du fait accompli administratif). A ce jour, aucune objection sérieuse à la solution de la boucle n’a été présentée, si ce n’est « les CFF ne veulent pas » ou « les CFF ne savent pas gérer une boucle dans l’horaire cadencé » ou encore « on arriverait pas à nettoyer les trains sans cul-de-sac à l’aéroport ». Ces objections relèvent plus de la mauvaise volonté administrative que d’un débat démocratique sérieux. A moins que la volonté de creuser une gare à Cornavin vise avant tout à amuser la galerie (commerciale).

     

     

  • Extension de Cornavin : l'équation mal posée

    A l'heure où se prépare le lancement du Léman Express, le Conseiller d'Etat Dal Busco et son équipe d'ingénieurs se félicitent à juste titre de ce remarquable ouvrage et du rabattage prometteur des lignes TPG vers ses gares. Sous cette légitime satisfaction, se cache la préparation d'un spectaculaire gâchis, on s'en rendra compte d'ici 2024. L'Etat, sous la pression des CFF et de la Confédération essaie de nous faire croire que l'extension de la gare Cornavin, qui paralysera la rive droite pendant deux fois six longues années dès 2024, répond à l'augmentation du trafic causé par le Léman Express. C'est totalement faux. La surcharge à Cornavin est presque exclusivement à une raison : le cul-de-sac de la gare de l'aéroport qui nous renvoie tous les trains pour un deuxième passage à Cornavin avant de repartir vers Lausanne.

    Ca l'est d'autant plus que les destinations nouvelles du Léman Express, par exemple tout le réseau français, Chêne-Bourg, Champel, Bachet, Pont-Rouge ne seront PAS connectées directement à l'aéroport. On forcera même de très nombreux voyageurs a changer de train à Cornavin, alors qu'ils sont encombrés de bagages. Les CFF et les administrations se réfugient derrière les "besoins des clients" pour refuser la solution alternative que je propose, avec d'autres, du bouclement de la boucle de l'aéroport mais ils ferment les yeux sur une "rupture de charge" qui serait, partout ailleurs, déclaré inconvénient majeur par les génies de l'Office fédéral des Transports. Cherchez l'erreur. 

    Sachez que le projet de l'Etat, c'est 2,7 milliards pour 12 ans de travaux à Cornavin, puis à l'horizon 2035-2041, deux autres milliards pour une ligne totalement nouvelle de Cornavin à l'aéroport et la construction d'une nouvelle gare SOUS celle de l'aéroport, sans connexion des trains... Je soupçonne les administrations de calculer à court terme : aucun d'entre eux ne seront encore en poste quand le gâchis deviendra vraiment évident pour tous. D'ici une dizaine d'années. 

    Je reviendrai ces prochains jours sur plusieurs autre aspects : l'accumulation de travaux près de Cornavin, le financement par Berne, l'impact écologique de ces travaux, la manière dont se sont déroulés les débats parlementaires genevois en 2016, etc.  

     

  • RTS et CFF : donnent trop d'importance à leurs intérêts immobiliers

    La RTS va faire des efforts de rationalisation, c'est bien, c'est même une partie de ce qui lui est demandé. Une information de qualité mais aussi une saine gestion des deniers publics. Il ne faut cependant pas mettre la charrue avant les boeufs : la RTS doit faire de l'information, elle n'est pas une entreprise immobilière. De même, j'ai quelques raisons de croire que dans l'affaire de l'extension de la gare Cornavin, les CFF, autre fleuron du service public, tendent à accorder une importance exagérée à ses intérêts immobiliers et beaucoup moins au transports régulier et ponctuel des voyageurs. Du Léman Express vers l'aéroport notamment. 

    Il se passe énormément de choses dans la Genève nationale et internationale, où agissent et transitent un grand nombre de Grands ce se monde. Dépouiller cette ville et ce canton de leur interface télévisuelle serait un contre-sens historique. Dans le cadre de ses réformes, la RTS doit offrir une solution qui ne coupe pas la branche internationale sur laquelle le canton et la Suisse sont assis. Personne ne peut imaginer que tous ceux que Darius Rochebin a reçus sur son plateau du TJ ou dans ses fauteuils rouge se serait déplacé à Ecublens, quel que soit le prestige de l'EPFL... 

    C'est signe de responsabilité et non d'arrogance que de réclamer que la RTS fasse son travail pour Genève dans le domaine de l'information. De même, exiger des CFF et de l'Office fédéral des Transports qu'ils ne dépensent pas 5 milliards pour une solution ferroviaire inutile alors qu'une autre "ferait le job" pour un gros milliard, ne devrait pas paraître abusif. 

     

     

  • Public ou privé, je suis fatigué des postures qui phagocytent le débat

    Plus le temps passe, plus je trouve lassant les débats stériles fondés sur des postures "IKEA" et des opinions en kit. Quand j'entends des députés de EAG ou du PS assimiler systématiquement le secteur privé à une baisse des prestations. Quand j'entends d'autres camarades claironner que le secteur public, c'est synonyme du Bien et du Bon, ça me fatigue et m'ennuie. Parce que c'est à l'évidence faux et de mauvaise foi. Dans une certaine mesure, l'argument selon lequel le secteur privé fait toujours mieux les choses que le public et pour moins cher est également à prendre avec la plus grande prudence. 

    Dans la vie réelle, c'est un peu plus compliqué que le prêt-à-penser, le prêt-à-déclamer ou le prêt-à-voter dans lequel certains tribuns télévisuels adorent se draper. Selon certains la bonne gestion devient immédiatement de l'austérité. La recherche d'efficience devient une volonté de nuire.

    Il y a des choses que l'Etat et le secteur public doit faire, qu'il fait mieux. Qu'il est seul à devoir faire. Je pense par exemple que la  privatisation de la fourniture d'eau n'est pas une bonne solution. L'Etat, respectivement les collectivités publiques, doivent garder la main sur ce secteur et ce bien précieux.

    Par contre, je pense que l'aiguillon du privé et son exemple pourraient largement inspirer l'Etat dans le domaine de l'éducation. Il y a dans la gestion de l'instruction publique, à Genève le DIP, des faiblesses gravissimes. L'évaluation des enseignants est un des points qui est rendu presque impossible par le statut de fonctionnaire. Parfois pour le plus grand mal de nos enfants qui sont confiés à des enseignants qui pensent qu'ils n'ont pas de comptes à rendre et à des directions d'établissements qui de leur côté ne veulent pas ou ne peuvent pas prendre leurs responsabilités de chef. 

    Le débat public-privé est donc bien plus nuancé que ce que l'on entend trop souvent lors des débats du Grand Conseil. Mais pour cela, il faut être prêt à écouter les autres même si on est pas d'accord avec eux, non pas seulement de s'écouter parler. S'affranchir aussi de doctrines précuites qui ne correspondent souvent plus aux réalités d'aujourd'hui.

  • Saut-de-mouton : qui sont les moutons ?

    Je prétends que l'extension de la gare de Cornavin est inutile, chère, catastrophique pour tout un quartier pendant 12 ans au moins. Les administrations fédérales et cantonales, pilotées par les CFF qui se fichent des nuisances et des coûts, puisqu'ils construisent des grosses gares avec l'argent des autres veulent absolument cette grosse gare. C'est un peu le concours de celui qui aura la plus grosse. Pour tuer le projet de Boucle de l'aéroport (mettre fin au cul-de-sac de l'aéroport et le relier à la ligne vers Lausanne, une évidence), les administrations exagèrent les prix de la solution que je propose, avec le l'ingénieur Weibel. Deux exemples : 

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  • Transparence au Palais fédéral : une occasion ratée

    Je viens de prendre connaissance du vote de hier au Conseil National (Le Temps, page 9) qui a refusé l’entrée en matière sur un projet de registre des lobbyistes (initiative parlementaire 15.438), une mesure soutenue par la faîtière des agences de relations publiques SSPA elle-même. Je pense que le message passé par nos élus fédéraux n’est pas le bon. S’opposer à ce texte, pourtant pas dictatorial, est de nature à renforcer l’idée qu’élus et lobbyistes ont quelque chose à cacher. La fronde a été menée par les agences qui ne sont... pas membres de la SSPA. 

    Les arguments avancés par certains disant que les actions d’influence se passent à l'extérieur du Palais fédéral sont même contre-productifs : en quoi cet élément de transparence à l’intérieur serait il gênant si tout se passe ailleurs ? Et si tout se passait à l’extérieur, pourquoi les lobbyistes se pressent-ils à l’interieur  ?

    Je ne nie pas le rôle nécessaire des relais de groupes d’intérêts auprès des élus. Notre système de milice le prévoit et l’accepte. Mais la politique, c’est aussi des messages et des signaux, destinés aux citoyens. Celui-ci me semble mauvais. Je note également que plusieurs élus, notamment Romands du centre droit, se sont abstenus, étaient à la buvette ou ont même voté en faveur de ce projet. C’est ce que j’aurais fait.