28/01/2008

Chiens d’attaque : l’interdiction légitime

Comme son nom l’indique, le chien d’attaque est destiné à … attaquer. De ce seul fait, il n’a pas sa place dans une société humaine organisée et urbaine, où le droit de se mouvoir librement et en sécurité est placé haut dans l’échelle des valeurs. Ne pas interdire la présence de telles bêtes dans nos rues, parcs et chemins signifie que chacun doit être en mesure de s’en défendre lui-même (être armé ?) et que les personnes les plus vulnérables (enfants, personnes âgées) ne peuvent plus s’y promener seuls, ce qui n’est bien entendu pas acceptable. En tant que joggeur, cycliste ou en promenade en forêt, j’ai un droit absolu à ne pas rencontrer de tels monstres en liberté.

 

On nous dira que l’animal n’est pas dangereux mais que son maître l’est. C’est à la fois faux et vrai. Par sa morphologie, ces animaux causent des morsures beaucoup plus dangereuses que les autres et ne lâchent pas leur victime. Sélectionnés pour leur capacité à l’attaque ou au combat, ils ont des caractéristiques particulières, ce sont des créations humaines, souvent dégénérées par des croisements multiples qui ont développé leurs traits de caractère les plus incompatibles avec la vie en société. Les détenteurs de ces bêtes posent aussi problème. Leur simple observation montre que ces maîtres présentent des caractéristiques communes : agressivité, volonté d’inspirer la crainte ou simple marginalité (marginalité qui n’est pas un problème en soi mais le devient lorsqu’elle est « armée d’un chien d’attaque »).

 

On peut douter que ceux qui ont choisi de détenir de telles bêtes soient les plus aptes à les dresser, les contrôles et les maîtriser comme leur dangerosité naturelle l’exige. Bien entendu, les autres chiens mordent aussi et leurs maîtres sont tenus d’en protéger la population mais le danger est sans commune mesure.

 

Quant à les tenir muselés, enfermés, attachés, c’est une mauvaise solution qui, cette fois, est totalement contraire au droit de ces animaux et ne peut qu’en faire des bêtes encore plus féroces lorsqu’elles échappent au contrôle de l’homme.

 

Il faut donc interdire ces races de chiens et progressivement les croisements nouveaux qui seraient produits par ceux qui cherchent à contourner la loi.

Commentaires

J'avoue être tombé des nues en lisant votre post (article comprend une analyse réaliste et étayé par des faits), démontrant une certaine pithiatie...

Je comprends que le besoin de rassurer la population est important, étant moi-même père d'un garçon de bientôt 5 ans et d'une petite fille de 2 ans ; mais se laisser aller à faire des amalgames entre personnes prenant un chien pour faire peur ou commettre un délit et la responsabilité du chien, qui lui n'obéit qu'aux sollicitations du maître, pousse à diaboliser certaines races de chiens. Ceci en corrélation avec les préjugés populaires découlant de la pression médiatique et de la rétention d’informations de cette dernière concernant les accidents par morsures occasionnées par d'autres races de chiens que celles "listées" (ceci démontré par le résultat des votations genevoises).


Pourtant, malgré le fait que tous les spécialistes du chien soient du même avis, certains politiques et certains médias assènent au peuple que la forme de la mâchoire de certaines races de chiens en font des armes.
Il convient de préciser que tous les chiens appartiennent à la même espèce biologique, les canis lupus familiaris. Le concept de race tel que nous l’entendons est purement humain et le fruit de croisements divers à travers les époques. Un Yorkshire Terrier peut biologiquement saillir un Saint-Bernard, un Jack Russel Terrier un Dogue Allemand, etc. Le patrimoine génétique est identique entre tous les chiens et leur construction physiologique et biologique est donc identique, construction de la mâchoire y compris.


Dr Lehr Brisbin :

« Il n'existe aucune étude scientifique qui permettrait de comparer ou d’évaluer la puissance de morsure de différentes races de chiens. En outre, il y a des raisons impérieuses et politiques pour lesquelles des techniques décrivant la capacité à mordre en termes de « kg par cm carré » sont demandées. Tous les chiffres décrivant la puissance de la morsure dans de telle ou telle condition ne peuvent qu’être attribués, soit à des rumeurs sans fondement ou, dans certains cas, à des articles de journaux sans aucune réalité justifiée. »


Résultats d'études réalisées à l'université de Hanovre:

Le Land de Niedersachs (Allemagne) figure parmi les régions ou pays qui ont édicté des lois basées sur des listes de races. Le gouvernement de cette région a, en 2000, établi deux catégories différentes de chiens soumises à conditions, en raison d'un degré de dangerosité prétendument différent. Les chiens dits "dangereux" ont l'obligation de se soumettre à un test de comportement officiel.
L'université de Hanovre a réalisé diverses études afin de déterminer si les résultats obtenus étaient différents en fonction des catégories de chien. Une première étude (A. Mittmann, 2002) réalisée sur 415 chiens a établi que seuls 5 % des chiens "dangereux" testés présentaient un comportement d'agression inadéquat, dont un seul était pathologique. L'étude conclut que l'obligation de soumettre l'ensemble des chiens "listés" au test officiel n'est pas justifiée.
Une deuxième étude (A. Böttjer, 2003) compare les résultats obtenus au test officiel par les 2 catégories de chiens "listés" en ce qui concerne les réactions d'agression intraspécifique. Cette étude indique qu'il n'y a aucune différence entre les 6 races/types de chiens et conclut qu'il n'y a aucune raison de les considérer différemment en ce qui concerne leur dangerosité (donc qu’il n'y a donc pas de raison de créer de sous-catégories).
Enfin, une troisième étude (T. Johann, 2004) a comparé les résultats obtenus pour ce test par les chiens listés à ceux qui sont obtenus par 70 Retrievers. Il n'apparaît aucune différence significative entre les deux groupes.
En résumé, ces études concluent que les tests d'agressivité réalisés ne mettent en évidence aucune différence entre le type Pitbull, la race Rottweiler et la race type Retriever/Labrador.


Résultat d’études réalisées en Grande-Bretagne:

La Grande-Bretagne été parmi les premiers pays à avoir introduit une législation (Dangerous Dog Act) définissant des mesures d’interdiction à l’encontre de plusieurs races (1991).
Une étude a été consacrée à l’évaluation de l’efficacité de cette loi (Klaassen et Al., 1996) en comparant la situation épidémiologique (urgences hospitalières) avant son existence et 2 ans après son entrée en vigueur (1998-1999). Ce travail scientifique a abouti à la conclusion que si « la loi avait pour but de protéger la population contre les risques de blessures provoquées par des chiens, ce but n’a pas été atteint ».
Le résultat de l’enquête faite en 2007 démontre qu’une loi sur les chiens dangereux touchant des races et pas l’ensemble des chiens est complètement inappropriée.

Augmentation des hospitalisations suite à des morsures de chien :
+ 43 % en 4 ans sur l'ensemble du pays.
+ 119 % à Londres pour la même période.
+ 20 % chez les enfants sur l'ensemble du pays.
+ 58 % pour les adultes sur l'ensemble du pays.
+458 % d’augmentation des combats entre chiens sur l'ensemble du pays (cas instruits en 2004, 24, et en 2007…134 !)
(Source: The Greater London Authority, Metropolitan Police, RSPCA and Battersea Dogs' Home)


Quels changements pour ceux qui ont un chien comme « faire-valoir » ou comme « arme » ?
- Un « délinquant » aura-t-il plus à craindre, s'il est attrapé par la police, de l'objet de sa délinquance ou d'une déclaration à la mairie ?
- L’amende qu'il ne paiera pas conduira évidement à l’euthanasie de son chien. Mais 10 n’attendent-ils pas dans une cave ?
Pour finir, qui aura la capacité de reconnaître la race du chien (75 % de bâtards en Suisse), sachant qu’aucun test n’existe pour déterminer l’appartenance raciale d’un chien ? et n’aurons-nous pas une population de « chiens croisés » et plus aucun élevage reconnu dans les 20 ans à venir ?
Enfin, le Groupe Suisse des Amis du Molosse demande que les législateurs relèvent leur impuissance face à un phénomène médiatique et de mode de certaines typologies canines. Et que, lors du traitement de la motion Kohler (interdiction des Pitbulls) ou de l’élaboration de lois cantonales, ces dernières prennent en compte la réalité : tous les chiens peuvent êtres de formidables compagnons de la famille, de même que tous les chiens peuvent devenir dangereux dans certaines conditions.

Je vous invite volontier à vous renseigner sur ce qu'est un chien et ce qu'en pense les spécialistes.

Écrit par : maestro | 14/06/2008

Pas très convainquant tout ça. L'argument selon lequel il ne faut pas interdire les molosses parce que d'autres chiens peuvent mordre est classique mais idiot : doit-on renoncer à limiter la vitesse parce que l'on peut avoir un accident grave à une vitesse inférieure ?

Et prétendre que l'on ne peut pas dire que certaines races mordent plus fort que d'autres est ridicule.

C'est votre droit d'être passionné de molosses, mais c'est celui de plus de 80% de la population genevoise de vouloir exclure d'avoir à les rencontrer sur le territoire. Et si on nous dit que ces bêtes sont gentilles et adorent les enfants, c'est aussi le cas de chacun de ces animaux avant qu'ils ne mordent.

Que la loi votée cet hiver aie certains côtés absurdes, j'en conviens volontiers (cours généralisés, règles non différenciées, ou muselière pour les petits chiens). Mais c'est l'obstination de certains à vouloir posséder des chiens d'attaque qui a poussé le citoyen à demander des mesures radicales.

Écrit par : Rolin Wavre | 16/06/2008

"L'argument selon lequel il ne faut pas interdire les molosses parce que d'autres chiens peuvent mordre est classique mais idiot"

faux, que vous ne connaissiez pas la gente canine n'est pas un problème, mais demander plus de la sécurité et refuser de voir que l'omniprésence de certaines races dans les "Unes" des journaux populistes suisse et français en raison de la réputation qui leur a été faites, c'est de la naïveté...
en âcceptant une liste de races, c'est dire que les autres ne sont pas potentiellement léthales.

"Et prétendre que l'on ne peut pas dire que certaines races mordent plus fort que d'autres est ridicule"

évidement qu'un grand chien à envie égale de mordre sera plus dangereux, mais c'est oublié que même un cocker qui veut tuer y arrivera aussi, le chien est un formidable compagnon, mais également un prédateur féroce s'il n'est pas socialisé à l'humain et à son entourage social...

"C'est votre droit d'être passionné de molosses, mais c'est celui de plus de 80% de la population genevoise de vouloir exclure d'avoir à les rencontrer sur le territoire."

aucun problèmes (outre que c'est de la bêtise, mais ça ne serait pas une nouveauté...une genevoiserie de plus ;-) ), mais c'est simplement déplacer le problème... plus des 3/4 des 355 races reconnu par la FCI fait plus de 25kg, donc concerné par la loi GE...

"Et si on nous dit que ces bêtes sont gentilles et adorent les enfants"

faux encore... le chien n'aime pas les enfants, il les supporte...
au delà de ça, tout est conditionable chez le chien (comme chez tous les animaux sociaux)

"Que la loi votée cet hiver aie certains côtés absurdes, j'en conviens volontiers (cours généralisés, règles non différenciées, ou muselière pour les petits chiens)."

outre la muselière (qui est contraire à la LPA), tout est très bien, d'ailleur, la nouvelle loi sur la protection des animaux (LPA) rendra caduc la nouvelle loi GE et celle qui discrimine certaines races... j'étais également à la consultation pour l'élaboration de cette LPA ;-)
on va enfin avoir une loi objective et non discriminante...

"Mais c'est l'obstination de certains à vouloir posséder des chiens d'attaque qui a poussé le citoyen à demander des mesures radicales"

les chiens ayant été des chiens de combats il y a 50 ans (les terriers de type bull) ou il y a 1000 ans (les molossoïdes) sont depuis des dizaines d'années des chiens de famille parfaitement adaptés...

au plaisir de vous lire...

Écrit par : maestro | 16/06/2008

pourqoui ne pas faire une liste dison

race du chien : attaque (A)adulte: nombre de fois
race du chien : attaque (E)enfant: nombre de fois

aiderait peut être dans le choix pour ceux qui veulent acheter un chien SI CETTE LISTE VIENT DES STATISTIQUES DES HÔPITAUX OU AUTRES RESSOURCES OFFICIELLES
mettre sous internet comme : LISTE DES CHIENS QUI ATTAQUENT L'HOMME

Écrit par : jacques fortin | 29/12/2008

Ceci a été fait...

Aux USA: les études sérieuses américaines sont:

52 000 000 dogs in USA
52 000 000 chiens aux Etats unis

5 000 000 are pitbulls
5 000 000 d'entre eux sont des pitbulls

333 687 dog bites per year
333 687 morsures chaque année

and Pitbulls are 1.8% of those dog bites
1,8% sont provoquées par des pitbulls

9% of Americas dogs are Pitbulls.
9% des chiens sur le territoire américain sont des pitbulls

6% of Americas dogs bit someone
6% de la population canine a déja mordu quelqu'un

and if pitbulls were 1.8% of that then
puisque seulement 1,8 % sont des pitbulls, alors...

600 pitbulls have bitten out of 333 687 dogs.... or
cela fait seulement 600 pitbulls, sur 333 687 chiens

600 pitbulls that have bitten out of 5 million pitbulls which would be 0.012% of the pitbull population....or
cela fait seulement 600 pitbulls mordeurs sur un cheptel total de 5 000 000

0.001% of all dogs in the USA that have bitten were pitbulls
0.001% des chiens ayant mordu aux USA sont des pitbulls

0.0001 of 5 million pitbulls actually killed someone.
0.0001 pitbull sur 5 millions a tué quelqu'un en le mordant

(source: Information Center for Health and Social Care/USA/2001)


En France: On estime entre 250 000 et 500 000 le nombre de morsures infligées par les animaux domestiques, dont 70 000 feraient l'objet de soins, d'opérations ou d'hospitalisations. Vétérinaires et chirurgiens constatent que seule une minorité de morsures est causée par des chiens d'attaque.
EN 2007, le grand pourvoyeur de blessures et de défigurations faciales est le chien mordeur. Les données vétérinaires, les centres antirabiques et les publications médicales estiment entre 250 000 et 500 000 le nombre de morsures infligées par les animaux domestiques dans notre pays, mais aucune grande enquête nationale regroupant les urgentistes, les chirurgiens et les vétérinaires n'a encore été lancée en France. Pour l'anniversaire des 30 ans de l'association SOS Face, qui regroupe des chirurgiens maxillo-faciaux et plasticiens, le Pr Jean-Charles Bertrand avait organisé la semaine dernière à la Pitié-Salpêtrière (Paris) une journée d'information sur ce sujet ouverte au public.
Si la plupart des morsures ne sont pas graves, quelque 70 000 feraient, chaque année, l'objet de soins, d'opérations et d'hospitalisations. Nos voisins anglais sur ce sujet, ont répertorié 41 333 hospitalisations en 2006 pour morsures canines, soit le double du chiffre de 1996. 22 % des patients sont des enfants de moins de 9 ans. Alors que les gueules cassées ont dans les cinquante dernières années été la conséquence des guerres, des accidents de la voie publique ou des rixes et agressions, la proportion de morsures déchiquetant les visages, les nez, les massifs des joues, emportant langue ou oreilles, augmente, les chirurgiens en font tous le constat.

En février 2007, le British Medical Journal a relayé un appel aux médecins à propos des morsures canines. La Royal Society for the Prevention of Accidents a répertorié quelque 70 000 passages aux urgences consécutifs à des attaques de chiens. « Ces morsures sont devenues à la fois un problème de santé publique et un sujet de débat sur la protection des enfants », explique Rachel Besser (London Deanery, une organisation de formation médicale continue). La revue savante The American Surgeon dès 1999 avait publié une étude montrant que les enfants de moins de cinq ans constituent le groupe le plus à risque de blessures graves de la tête et du cou, du fait de ces morsures.
Une loi rarement respectée
Certes, au Royaume-Uni, le Dangerous Dog Act (1991) et en France la loi de 1999 sur les chiens « molossoïdes » (pitbulls, rottweillers et autres races à forte mâchoire) régissent d'une part la déclaration obligatoire en mairie, l'assurance spéciale et, d'autre part, imposent le port de muselières. Mais la loi est rarement respectée : ainsi l'article L223-10 du Code rural, qui impose le suivi des chiens mordeurs, reste lettre morte. En Suisse, en 2002, la loi sur la protection des animaux a été révisée dans le sens d'une plus grande sévérité.
Rachel Basser fait le constat que le Dangerous Dog Act est inutile : « D'une part, il ne couvre pas la majorité des morsures qui surviennent à domicile et, d'autre part, seuls 764 propriétaires ont été poursuivis selon cette loi en 2005 », estime Rachel Basser. Et surtout, comme le constatent vétérinaires et chirurgiens, ce ne sont pas ces chiens d'attaque qui mordent le plus : mais de paisibles teckels, des staffordshire bull terriers, des minibull dogs (très à la mode), des bâtards et des bergers ou des labradors. Rien n'oblige les éleveurs, les propriétaires et la Société protectrice des animaux à déclarer ou inscrire les individus ou leurs propriétaires. Il faut seulement que l'animal soit tatoué, mais, en France, 3 chiens sur 4 ne le sont pas. Et la fin de la rage a rendu caduque dans l'Hexagone une législation de déclaration des morsures qui n'est plus appliquée. Les instances médicales américaine et britannique poussent leurs gouvernements à mettre au moins en oeuvre un registre national canin obligatoire. Mais même si ce type de législation avait une chance de passer (il y a plus de 20 millions de chiens en France), elle ne réglerait pas le problème.
Tous les acteurs, vétérinaires, comportementalistes en tête, le disent : la racine du problème est liée à l'éducation des maîtres, les chiens ne sont pas responsables. Monique Bourdin (École nationale vétérinaire d'Alfort) le répète partout : « les accidents par morsures sont essentiellement liés au non-respect du mode de vie de l'espèce. Normalement, c'est la mère qui éduque les chiots pendant deux mois après la naissance. » Mais le marché canin surtout venant des pays de l'Est est sous pression, et les animaux sont séparés de leur mère trop tôt avant d'avoir appris les limites du jeu et de l'agression. « Il ne faut pas accepter d'un chien qu'il mordille, qu'il tiraille, qu'il pince. Il ne joue pas mais il cherche à se mesurer au maître dominant. »


En Suisse: http://www.svk-asmpa.ch/gtcd/pdf/f_gefhd.pdf

Bonne lecture...

Écrit par : maestro | 29/12/2008

« Il n'existe aucune étude scientifique qui permettrait de comparer ou d’évaluer la puissance de morsure de différentes races de chiens. »

Toute l'argumentation de maestro repose sur l'absence d'étude scientifique.
Pour lui puisqu'on n'a jamais mesuré valablement la force de morsure des molosses, il faut en conclure qu'ils ne mordent pas plus gravement que des chihuahuas.

Si plus de 30 pays ont des législations qui interdisent la détention ou imposent de sévères restrictions aux propriétaires de molosses, ces pays n'ont pas arbitrairement décidé que les molosses sont plus dangereux:

http://en.wikipedia.org/wiki/Breed-specific_legislation

Ils s'appuient sur des chiffres indiscutables, fournis par la comptabilisation de morts ou d'invalides à vie par suite d'attaques de chiens.
Il n'est pas nécessaire d'être le père d'un petit garçon et d'une petite fille, pour se rendre compte que si un pitbull vous attaque vous avez plus de risques de vous retrouver à l'hôpital que si c'est le caniche de la voisine qui vous mordille le molet.

Pour ce qui est des études américaines, voici des chiffres détaillés que maestro ne vous fournira pas:

http://www.dogsbite.org/bite-fatalities-2008.htm

Écrit par : Bretzel24 | 25/03/2010

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