08/03/2008

Hygiénisme, vraiment ?

Hygiénisme !  Un reproche souvent brandi par ceux qui auraient souhaité continuer à enfumer leurs concitoyen dans tous les lieux publics. Ou par ceux qui ne supportent pas que l'on se préoccupe de ce qu'une proportion croissante de nos jeunes se dirigent tout droit vers l'obésité.  

Pourtant, on parle de deux types de situation bien différentes : dans le premier cas, il s'agit d'éviter que certains, en exerçant leur liberté individuelle, incommodent et intoxiquent leurs semblables contre leur gré dans des lieux publics fermés. Il n'est pas question de leur interdire de se donner une mauvaise haleine, un teint gris et les doigts jaunes car ils sont adultes et vaccinés. Je m'opposerais à ce que les régulations aillent plus loin sur cette question. En particulier, il absolument respecter les spécialités régionales même si elles ne respectent pas les canons de la diététique.

Le second cas est différent. La publicité et le marketing ont acquis une telle influence sur la société et les plus jeunes en particulier qu'il n'est pas abusif de fixer des règles qui permettent au consommateur non averti de le devenir, notamment en lui permettant d'avoir accès à un étiquetage compréhensible et véridique. Pour les consommateurs "en formation" que sont les enfants et les adolescents, il est salutaire que l'on prenne des précautions pour qu'ils atteignent l'âge adulte en bonne santé.

Dans les deux cas, on protège des individus qui ne jouissent pas de toute leur liberté de choisir. On est donc très loin de l'hygiénisme. 

 

 

 

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