07/09/2009

Le Candidat et l’Indifférent

Au cours d’une campagne électorale, le candidat ou le militant se trouve souvent confronté à des gens fâchés, amers, déçus ou pire, complètement indifférents. Au citoyen fâché, on peut donner au moins donner l’occasion d’exprimer sa mauvaise humeur. Ça (lui) fait du bien permet souvent de corriger une fausse. Pourtant, tout n’est pas négatif car celui qui s’exprime sur le fond fait aussi passer le message qu’il attend encore quelque chose de la politique.


Plus difficile pour le candidat en campagne, le citoyen amer. Il s’est senti (à tort ou à raison) trahi, délaissé et parfois humilié. Une solution : écouter et par ce geste, redonner une dignité à celui qui croit ne plus en avoir. Pire encore, l’indifférent, qui pose un problème encore plus délicat au militant. L’indifférent ne s’arrête même pas, on ne peut l’atteindre par les moyens traditionnels. Il est fuyant et feint de croire qu’il vit en dehors de la politique et qu’elle ne le concerne pas.

C’est à nous tous qu’il revient de trouver le moyen de toucher ceux qui ont renoncé à s’exprimer politiquement, même par le simple vote. Puisqu’on peine à les rencontrer en campagne, il faut aller les débusquer dans la vie courante, à travers ses amis, ses contacts professionnels ou sociaux, leur montrer par notre motivation et nos projets qu’il n’est pas dans leur intérêt d’ignorer la politique.

Plus grave pour les démocrates, c’est sur le désintérêt de la chose publique et la frustration des citoyens que fleurissent les mouvements et les partis les plus nauséabonds du paysage politique. Ceux-ci ont n’ont souvent qu’un mérite : poser de bonnes questions. Et un tort : y apporter systématiquement de mauvaises réponses. Mauvaises parce qu’elles sont inefficaces (Christophe Blocher et l’immigration, les accords de réadmission), sont irréalistes si elles signifient s’isoler du monde et de l’Europe, ou pire, parce qu’elles sont indignes de notre démocratie et de notre Etat (la stigmatisation des pacsés inféconds de la campagne UDC du printemps 2007).

Pourtant, dans plusieurs dizaines de pays à travers le monde, des citoyens ont été, sont actuellement ou seront tués parce qu’ils veulent être consultés sur la manière d’organiser l’Etat et la société. Et chez nous, il est fréquent qu’une majorité de citoyens y renonce. Se rendent-ils vraiment compte du prix que d’autres sont prêts à payer pour ce à quoi ils renoncent ?

Commentaires

Bonjour,
sur cette note, on est ok avec vous...et c'est aux candidats et aux partis politiques de consulter le peuple plus souvent ...pas jutse qu'en ils sont en campagne éléctorale, mais à chaque fois que des questions se posent sur le renouveau de genève...redonner la parole aux citoyens en leurs fairant une grande place en politique.....car la politique n'est pas reservé à des avocaillons et autres oiseaux ...voilà la solution...
Bien à vous ...

Écrit par : CA | 07/09/2009

Bonne remarque, CA. mais les partis politique ont aussi pour fonction de refléter les opinions qui existent dans la population. Si plus de citoyens s'impliquaient dans la vie des partis, ils auraient aussi leur mot à dire pas ce canal. Au Parti radical, les prises de position en vue des élections se font à l'issue d'un débat contradictoire public qui réserve parfois des surprises.

En second lieu, le citoyen suisse est déjà très souvent consulté à tous les niveaux. Et on constate que la participation est basse. Je crois que la question n'est pas de consulter plus mais autrement. Et d'informer mieux pour donner envie aux citoyen de s'exprimer. Si vous saviez ce qu'il est difficile de réunir quelques dizaines de citoyens pour débattre d'un sujet de société ! Expérience faite.

Écrit par : Rolin Wavre | 07/09/2009

M.Wavre,

dans un premier temps il faudrait que les partis de droite et de gauche arrivent à organiser ensembles, des débats citoyens.

Il est important que les citoyens voient que les partis politiques et les assocations arrivent à se réunir autour d'un débat pour trouver des solutions avec la population.

Cela ne veux pas dire que la droite et la gauche ne formeront qu'un, au contraire chaques partis s'exprimeraient et écouteraient les revendications des citoyens le temps d'un débat ce qui ouvrirait de nouveaux horizons de travail.

Pour monsieur et madame tout le monde, il n'y a plus de droite ni de gauche et c'est la raison pour laquellle les citoyens ne participent plus aux débats organisés par un de parti.

C'est dans l'union que des projets prennent forme...et non dans la division...

Bien à vous...

Écrit par : CA | 07/09/2009

Un politicien est au service du bien commun et des concitoyens.

A mon sens, l'intérêt et la disponibilité témoignés aux citoyens doivent se manifester tout au long du mandat..et pas uniquement 3-4 mois avant toutes campagnes d'élection, comme c'est bien trop souvent le cas, au même titre que pour tout employé au sein d'une entreprise, se "donner un max" à quelques mois du bonus de fin d'année est simplement inutile et insuffisant.

C'est un effort constant et durable qui devrait être au coeur de toutes préoccupations d'un politicien dans l'excercice de son mandat...mais 4 ans à servir, c'est long :-)

les paroles, les promesses à la veille du prochain mandat brigué ne sont qu'une pure fumée digne des électoralistes...Qu'en pensez-vous..j'ouvre le débat..!

Écrit par : Liberté | 07/09/2009

Bonjour Libérté,

les citoyens se sont murés car ils en ont marre des fauses promesses de campagnes.

D'autant plus que cette année, l'ultras-sécuritaire a refais surface au détriment de projets concrets pour aider les familles, les jeunes, les aînés et les travailleurs à passer la crise.

Les citoyns veulent pouvoir se prommener en tout securité, mais il veulent aussi la sécurité de l'emploi et l'assurance de pouvoir nourrire leurs enfants correctement.

Ils souhaitent aussi pouvoir se loger dans des appartements qui conviennent au nombres de membres qui compose une famille.

On voit de plus en plus des personnes seule, souvent à la retraite qui occupent des logements 5 pièces HLM-HBM (leurs enfants sont parti) alors que des jeunes familles habitent à 5 dans des 3 pièces aux loyers bien trop chers.

Les politiciens tentent bien souvent d'occulter certains sujets car ils ne souhaitent pas trouver de solutions dans l'immédiat.

Ils nous dirigent vers des sujets tel que l'insécurité pour masquer un manque de volonté de traiter les problèmes de fond.

Les citoyens nécoutent plus, ne votent plus et ne se déplacent plus car ils ne croient plus en la politique du politiquement correct.

Bien à vous...

Écrit par : CA | 07/09/2009

Bonjour CA,

Votre réflexion est en somme très logique et je vous rejoins.

A mon avis, une nation-un Canton se gère comme une entreprise.

Succinctement et sommairement :

1. une stratégie à long terme, 2. des produits-services qui répondent aux besoins des clients, clairement identifiés grâce aux études de marché, puis de satisfaction 3. des valeurs et une culture clairement reconnues et partagées 4. Identifier, observer et analyser les changements et s'y adapter, autant que faire se peut, à temps (pérennité de l'entreprise..et des emplois en toute logique) et, surtout, 5. Analyse des problèmes et propositions de solutions-réponses.pour éviter de « mettre la clef sous la porte »…

Dans les points-thématiques que vous avez énuméré(e)s et identifié(e)s, vous listez toute une gamme de problèmes auxquels il convient de trouver des solutions..pour cela, l'idéologie qui habite certains politiciens ne suffit pas et cela nécessite le passage à l'acte si je puis dire...c'est toute la problématique des tâches dévolues à nos politiciens..trouver-proposer des solutions et satisfaire sa clientèle..

Bien à vous également !

Écrit par : Liberté | 07/09/2009

@Libérté

Il faut balayer toutes les idées préconçues et s'ouvrire au débat en accéptant de se remettre en cause.

Accépter l'échect et remonter en scelle avec la participation des citoyens.

Les politiciens doivent devenir des citoyen accéssibles et les scéances du Grand conseil doivent devenir des lieux ouverts et transparent.

Des miliers de citoyens sgnent des pétions et s'investissent dans des projets.

Bien souvent le GC refusent ses projets et il me semble que les signataires et les citoyens devraient pouvoir assister aux scéances du GC.

Lorsqu'un projet est refusé, ceux qui sont a l'origine de se refus devraient être contraint à participer à la réalisation de celuis ci pour qu'il convienne aux Députés et soit accépté.

Il est facile de refuser un projet, mais plus complexe de le rendre accéptable.

Il faudrait que les partis politiques s'ouvrent et écoutent les voix de la base.

Qu'en pensez-vous ?

Écrit par : CA | 07/09/2009

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