31/01/2013

Les naïfs perdront la guerre économique

"Les Etats n'ont pas d'amis, ils n'ont que des intérêts" a dit un jour De Gaule. Cette vérité s'applique très bien au débat sur la manière de répondre aux attaques que subit notre pays et sa place financière. Il ne faut pas céder au cynisme, mais éviter l'angélisme : la Suisse et en particulier certaines de ses grandes banques ont corrigé ou sont en voie de corriger certains comportements inacceptables. C'est bien et c'était nécessaire. Il faut assumer. Mais pas capituler sans conditions. 

N'étant pas membre de l'UE, la Suisse est une cible facile pour tous les Etats qui souhaitent renflouer leurs caisses vides, parce que souvent mal gérées, ou cacher leurs propres pratiques discutables en attaquant un petit pays isolé et qui a pu se monter par le passé un peu trop sûr de lui. C'est logique, c'est facile. Un peu trop.

Il faut que nos autorités fédérales tracent une limite claire : nous voulons respecter les règles pour autant qu'elles s'appliquent à tous, y compris à la City de Londres, au Delaware et à toutes ces îles plus ou moins paradisiaques sur lesquelles ceux qui nous font la morale ferment courageusement les yeux. Mais nous ne voulons pas, au nom d'une bonne conscience angélique, être les victimes de ce qui est une véritable guerre économique. Perdre cette guerre, c'est renoncer à des emplois, des ressources nécessaires pour garantir le maintien de la société que nos anciens ont construite. 

Commentaires

De Gaule : de Gaulle. Et la particule ne prend pas de majuscule.
Je dis ça, je dis rien...

Écrit par : Géo | 31/01/2013

2 goals...

Écrit par : Rolin Wavre | 19/02/2013

Je partage vos propos sauf sur deux points.

(1) Il n'y a aucune faute à reconnaître.

(2)Nous n'avons pas à éliminer le Secret Bancaire même si les autres devaient suivre cette voie ce qui n'est d'ailleurs pas le cas comme vous le faites remarquer. En effet, le Secret Bancaire est un bien pour l'Humanité car il permet à bien des persécutés d'avoir une réserve le jour où ils doivent fuir par exemple. Ce fut le cas dans les années 30-40 pour bien des juifs en Europe. Ce fut aussi le cas pour bien des victimes des conflits de la guerre froide. Et c'est encore le cas aujourd'hui car il n'y a pas une année depuis la création de l'ONU sans une guerre militaire ou civile quelque part. Et rien n'exclut que même en Europe, un jour, de nouvelles guerres militaire ou civiles se déclenchent. Donc, selon le principe de précaution, le Secret Bancaire suisse n'a pas à être détruit.

Écrit par : La censure règne en Suisse | 02/02/2013

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