03/06/2013

Pour une contre-offensive suisse

Quelle que soit notre opinion sur l’imposition, les budgets et les dépenses de l’Etat, il ne faut pas se tromper : la Suisse est impliquée dans une véritable guerre économique. Une partie de la gauche mais aussi ceux qui mènent actuellement les négociations avec l’Union européenne et les Etats-Unis semblent ne pas vouloir le voir. Isolé sur la scène mondiale et continentale, notre pays est une cible évidente pour tous ceux qui veulent décréter chez les autres les grands et beaux principes qu’ils se refusent à appliquer chez eux.


Il est facile de s’acharner sur un secret bancaire suisse qui n’existe déjà presque plus alors que pullulent aux Etats-Unis et dans quelques dizaines d’îles plus ou moins paradisiaques des régimes bien plus opaques et sans aucun contrôle ni légal ni démocratique. Londres et Washington ne se gênent pas pour entretenir dans leurs poussières d’Empire colonial des porte-avions nucléaires de guerre économique, aux Antilles mais aussi dans les fameuses îles anglo-normandes. La City de Londres et certains états américains permettent, grâce à l’institution du trust, de dissimuler complètement le véritable bénéficiaire de sociétés et de comptes. Un modèle d’opacité à côté duquel la place financière suisse est un modèle de clarté.

Il n’est plus temps de s’auto flageller gratuitement. D’accord pour plus d’équité et de transparence. Mais pour tous et partout. Il faut que nos autorités le comprennent bien : nous ne sommes pas d’accord de capituler seuls en rase campagne.

Je propose que le Conseil fédéral lance une véritable contre offensive médiatique et diplomatique. La Suisse peut se permettre d’investir d’importantes ressources financières et humaines pour mener cette guerre économique avec des moyens de communication modernes et percutants. Il faut réunir autour de cet objectif ceux qui veulent une économie financière plus juste et équitable mais aussi ceux qui ne veulent pas que la Suisse soit la victime solitaire d’Etats puissants mais mal gérés qui cherchent à se refaire une virginité financière sur le dos de notre pays. La préservation de nos emplois et de notre Etat social est à ce prix.  


Rolin Wavre, ancien secrétaire général du PLR Genève

Candidat au Grand Conseil

 

 

Publié dans la version papier de la Tribune de Genève le 1er juin 2013

Commentaires

Très bien, Monsieur le candidat au Grand Conseil nouveau.

Mais si votre parti, mené actuellement par les gauchisants Maudet et Longchamp continue d'ostraciser l'UDC et, dans une moindre mesure le MCG, montrant par là leur incompétence crasse en stratégie politique, il renforce ainsi le courant des défaitistes, des socialistes/verts dont le seul objectif est la fin de notre Pays pour la plus grande gloire de l'Internationale socialiste et communiste et des grenouilleurs PDC qui ont placé la Grisonne, fille d'un père ayant été la plus grande calamité au Conseil fédéral des cinquante dernières années.

Ce sont ces mauvais radicaux qui ont placé des Mühlemann et Ospel à la tête des deux plus grandes banques suisses (ce dernier chassant Chr. Blocher du CA d'UBS fusionnée avec la presque défunte SBS!), ces méprisables potentats qui ont voulu jouer dans la cour des grands à Wall Street, ce que la puissance financière américaine, accessoirement hébraïque n'a jamais pu accepter. Cette volonté d'être trop grand aux USA les a perdu, avec eux les autres petites banques suisses suiveuses.

Toute contre-offensive est aujourd'hui quasi impossible, tant les banques suisses et la grande industrie restante sont imprégnées de cadres anglo-saxons qui n'ont de cesse de détruire la concurrence. Quels naïfs tous ces cadres suisses qui ne rêvent que de courir aux USA et d'imposer ce modèle impossible chez nous. Vous en êtes responsables tant que vous ne privilégieriez pas notre Pays.

Bonne chance quand même dans votre future course.

Écrit par : simonius | 03/06/2013

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Écrit par : annette | 19/06/2013

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