21/08/2013

Le SIT préfère l’assistance au travail

Camouflé derrière la défense des travailleurs et des chômeurs, soutenu par SolidaritéS comme la corde soutient le pendu, le Syndicat indépendant des Travailleurs (SIT) cherche à détruire les efforts faits pour remettre au travail les chômeurs en fin de droits ou ceux qui ont été exclu du monde du travail. Pour le SIT, mieux vaut l’assistanat que le travail tel que le propose l’association Partage. Je suis allé à leur rencontre et me suis informé de leurs activités il y a plusieurs mois. Vincent Gall, Marc Nobs et leur équipe font un travail remarquable pour redonner une dignité par l’emploi. Les missions que réalisent les collaborateurs de Partage respectent les principes du développement durable et sont fondamentalement utiles à la société tout entière : collecte écologique des déchets dans plusieurs communes, récolte, conditionnement et redistribution des restes alimentaires aux associations d’intérêt public, transport des objets trouvés des postes de police vers le bureau des objets trouvés de Rive (alors que jusqu'à présent, des policiers et leurs véhicules étaient mobilisés pour cela).

C’est malheureusement une tendance générale à Genève :  ceux qui vivent de la crise cherchent à la prolonger. Le SIT pense être plus fort quand le chômage est élevé, quand les projets de reinsertion ne fonctionnent pas. De même, l’Asloca trouve un peu trop sa raison d’être dans la crise du logement,  ses spadassins font tout pour bloquer les projets de construction ou congeler le marché immobilier à l’aide de la funeste LDTR.

 Je suis convaincu qu’il existe une troisième voie entre l’assistanat qui rend passif et le capitalisme sauvage. Une économie profitable qui n’oublie pas l’Humain. C’est, entre autres, l’Economie Sociale et Solidaire. Encore faudrait-il que les conservateurs de tous bords ne la sabottent pas pendant son adolescence.

 

19/08/2013

Laisser les allumés s'éteindre tout seuls

Quelle erreur de la part des autorités égyptiennes actuelles que d'avoir tenu à déloger par la force les manifestants pro-Morsi ! De même, non contents d'avoir démis le président pourtant élu après un an de mandat, les autorités ont trouvé adéquat de le détenir dans un lieu caché. Quand on prétend lutter contre un arbitraire, il faut absolument éviter d'en créer un autre. C'est pourtant ce que les autorités égyptiennes actuelles ont fait. 

Le régime des Frêres Musulmans et son leader Morsi avaient pourtant fait tout faux ! Ils avaient démontré que tout ce qu'on leur reprochait à l'avance, parfois avec une certaine mauvaise foi, était absolument vrai : incompétence, népotisme, violence, manque de transparence, corruption, irrespect pour les lois, la séparation des pouvoirs et la Constitution. Toutes les erreurs, ils les avaient commises de sorte que le petit peuple des villes et des campagnes qui les avait portés au pouvoir ne pouvait déjà plus les voir en peinture après à peine une année de pouvoir. Cela ressemble beaucoup à ce qui s'est passé en Tunisie où Ennahda a su montrer son incompétence en peu de temps. 

Mais alors, pourquoi leur faire cadeau de martyrs alors qu'ils ne cherchainent que cela ? pourquoi leur donner la chance inouie de se replacer du côté des victimes du système ? Incompétence du pouvoir civil ou plutôt volonté plus ou moins déguisée de l'armée de pourrir la situation et de reprendre la main elle-même, selon ses méthodes ? Quand on sais que Nasser, Sadate et Moubarak étaient tous issus de ses rangs. Et qu'elle a des intérêts économiques très importants à préserver.

06/08/2013

Prisons : trop de fédéralisme tue le fédéralisme

Il est stupéfiant que les autorités vaudoises ne sachent pas qui elles détiennent. Qu'un membre des archi-connues Pink Panthers soit emprisonné par des autorités qui ignorent le pedigrée du lascar est tout bonnement incroyable. Au moment où nous découvrons chaque jour à quel point nos propres informations et communications privées peuvent être écoutées par de grandes oreilles technologiques étrangères, il apparait que les dossiers des détenus, et pas n'importe lesquels, peinent à circuler de Neuchâtel à Lausanne. 

Si c'est pour des raisons technologiques, c'est à déséspérer. Si c'est pour des raisons qui tiennent au traitement purement cantonal des dossiers pénaux, il faut vraiment changer les choses. Le bon niveau n'est même plus national, mais européen. Que l'on soit pro ou anti européen, ce n'est pas une question politique mais une question de simple bon sens. Il faut agir là où cela se passe. Le crime organisé, lui, s'organise... et ne s'embarrasse pas de susceptibilités géographiques ou de lenteurs administratives. Il s'adapte et il agit, pour notre plus grand malheur.