10/02/2014

Des leçons et un énorme paradoxe

Il y a plusieurs enseignements à tirer du vote de ce weekend et un énorme paradoxe.

Tout d'abord, noter que notre système démocratique est extraordinaire. On ose débattre de tout (parfois de rien), puis le peuple vote, ce que la plupart de nos voisins ne font pas. Nous pouvons en être fiers.  

Puis constater qu'il y a plusieurs Suisse : celle dessinée par les régions linguistiques mais surtout le fossé qui sépare les villes des campagnes. Une Suisse confiante et une Suisse méfiante. Celle de ceux qui sont en charge de faire fonctionner le pays avec la part de compromis parfois douloureux que cela implique et ceux qui s'offrent le plaisir de coups de gueule dont d'autres devront gérer les conséquences. 

C'est là que se trouve l'énorme paradoxe : il reviendra à ceux qui se sont le plus engagés contre l'initiative de gérer les conséquences de son acceptation. Sauf à jouer la politique du pire, ils seront contraints de se battre pour donner raison aux initiants qui affirment que l'on peut tout renégocier avec l'UE et que l'initiative va faire du bien à notre pays. C'est certainement ce profond malaise qu'a voulu exprimer assez logiquement le PLR suisse en proposant de confier à M. Blocher le soin l'aller négocier à Bruxelles les suites de son initiative. Un Blocher qui, il n'y a pas si longtemps, ne jurait que par une voie bilatérale qu'il saccage actuellement. 

Commentaires

"C'est certainement ce profond malaise qu'a voulu exprimer assez logiquement le PLR suisse en proposant de confier à M. Blocher le soin l'aller négocier à Bruxelles les suites de son initiative."
Ce n'est en tout cas pas comme cela que Burkhalter l'a commenté hier soir : "élucubrations de jour de vote", selon ses termes.
Et l'indignation de Claude Frey contre son parti, le vôtre, ce matin à la radio était très forte. La mienne aussi, mais cela date d'avant...

Écrit par : Géo | 10/02/2014

Parlez donc de Blocher, mais pas un mot sur les invalides rroms qui mendient depuis des années dans les villes suisses romandes en particulier.

Pas un mot non plus sur l'exaspération des Suisses de se voir envahir de la sorte par de cas sociaux, de cambrioleurs et nombre de voleurs.

La libre circulation des travailleurs, oui, mais pas celle des délinquants.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 10/02/2014

Victor, vous pensez vraiment que l'initiative udc va résoudre les problèmes que vous évoquez ? Avez-vous lu le texte de l'initiative ?

Écrit par : Galileo | 10/02/2014

"en proposant de confier à M. Blocher le soin l'aller négocier à Bruxelles"

Pour cela il n'aurait pas fallu magouiller pour l'éjecter du cf. Pour le remplacer par qui?

Maintenant on va voir si ceux et celles que l'a.n. a élus sont à la hauteur.

Écrit par : Johann | 11/02/2014

@Galileo,
J'ai bon espoir qu'en évoquant justement ces problèmes, en les mettant en évidence on les prenne enfin en compte.

Elles existent bel et bien.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 11/02/2014

Non il n'y a pas de paradoxe et il faudrait apprendre à lire la démocratie helvétique.
Les Suisses ont voté en mars 2013 avec 62,9% de Oui pour la LAT. C'est donc une suite logique ces derniers résultats.
Les 12% manquants sont ceux qui ont eu peur des menaces des milieux économiques, mais les Suisses (la Suisse centrale) fondateurs ont très bien compris qu'il fallait mettre un frein et rester cohérent pour ce que nous voulons de notre pays dans le futur!

Écrit par : Corélande | 11/02/2014

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