18/09/2014

Quand l'insulte tient lieu de message politique

Communiqué choquant de l'UDC cet après-midi : déçus par le projet de budget 2015, ce qui est son droit, ce parti signe un texte dans lequel il démontre son mépris pour les institutions et attaque personnellement et de manière grossière les magistrats en charge. "Parlons de l'Entente, majoritaire: un président qui pontifie et plane, on se demande si ses pieds touchent encore terre; un ministre des finances qui peine à s'y retrouver dans le labyrinthe des comptes, compliqués, de l'Etat; un officier subalterne qui se prend pour un général, mais ne maîtrise pas ses troupes; enfin le petit dernier qui ne comprend pas grand-chose et restera égal à lui-même." Je reprends volontairement mais à regret ce texte parce qu’il en dit bien plus sur ses auteurs et ses signataires que sur ceux qu'il tente de blesser. 

 

Je note aussi que les autres magistrats également auteurs du projet de budget 2015 sont curieusement épargnés par les grossiertés. Un reste de décence, ou un parti pris pour poser les bases, une fois de plus, d'une alliance contre nature qui bloquera Genève, comme elle le fait souvent sur le plan fédéral ? 

 

En insultant les Institutions et personnellement les magistrats en charge, en pourrissant systématiquement le débat politique, l'UDC démontre qu'il est le moins suisse des partis, contrairement à ce qu'il veut nous faire croire. 

 

 

12/09/2014

Blanc ou plus blanc que blanc ?

La Suisse oscille constamment entre opportunisme et autoflagellation. Petit pays neutre, travailleur, stable et bien géré, bien situé au coeur d'un continent développé et pour l'instant pacifié. Nous avons dans le passé bénéficié de tous ces avantages hérités mais aussi gagnés par le talent, le travail et l'habileté. Voila pour le côté opportuniste et méritant. 

Puis vient l'autoflagellation. Sous diverses influences, parfois moralisantes, parfois honnêtes, parfois cyniques et pilotées par nos concurrents, eux-mêmes pas exempts de tout reproche, nous avons tendance à ne voir chez nous que ce qui est discutable. A jeter avec l'eau du bain le bébé que ces concurrents, postés sous nos fenêtres, veulent nous voir jeter pour mieux le récupérer pour leur propre bénéfice. 

Qu'il s'agisse de la fiscalité internationale, de l'industrie financière, du commerce ou la production de matières premières, je pense qu'il faut aller vers plus de justice et limiter les abus qu'un certain libéralisme dévoyé peut engendrer. J'entends par là, le libéralisme qui a oublié que liberté n'allait pas sans responsabilité. Par contre, il serait idiot de saborder naïvement des secteurs entiers de notre économie pour les voir repris sans aucun scrupule par nos concurrents chinois, étasuniens ou même européens.  

Avancer, oui, mais pas n'importe comment.