21/08/2015

Quand Le Matin fait l'éloge de l'abstention

Le 11 août dernier, le quotidien Le Matin titrait en en couverture : "Elections fédérales d'octobre : on vote EN VAIN, ce dernier mot occupant à lui seul presque un tiers de la page. Je trouve cette titraille lamentable. Elle est accompagnée d'une image de la salle du Conseil national totalement vide. Quel est le message passé ? Il ne sert à rien de voter, souligné par des banquettes vides comme pour souligner l'inutilité du vote. 

Pourtant, l'article en pages 4 et 5 est plutôt correct, indiquant que, selon les derniers sondages disponibles, il ne devrait pas y avoir de grands changements dans l'équilibre des partis et des groupes au Parlement. Soit. Depuis quand la stabilité des forces en présence correspond-elle à un vote en vain ? La stabilité peut être négative pour ceux qui estiment qu'un changement politique est nécessaire. Mais ce n'est même pas ce que le quotidien suggère. 

Je trouve déplorable qu'un quotidien à grand tirage soit aussi négligent (ou complaisant) dans la manière dont il choisit sa Une. Si j'étais l'auteur de l'article, je serais furieux que la rédaction ait choisi un titre trahissant totalement le sens de mon article. En tant que responsable politique, élu et candidat passionné de la chose publique, je suis navré que l'on conforte les trop nombreux abstentionnistes dans leur idée que voter ne sert à rien. Gratuitement. J'ai envoyé un commentaire / droit de réponse, sans résultat à ma connaissance. 

Commentaires

Bonjour, J'ai longtemps désaprouvé les gens qui disaient "voter ne sert à rien", alors que justement c'est ca qui permet d'avancer.
Cependant ces dernières années, il faut quand même avouer qu'il y'a eu passablement de votation qui ne sont toujours pas appliquée et d'autre qui sont remise en question. Alors finalement je me demande si effectivement ca sert de voter.

Voter des gens est purement subjectif

1. on ne connait pas ces gens.
2. Quand ils se présentent ils parlent de deux ou trois grands thèmes dont ils ne parleront que rarement durant leur mandat. Le reste étant des multitudes de "petites" choses qui n'ont jamais
été citée durant leur compagne.

Et voter sur des sujets, il y'aura toujours un groupe minoritaire ou idéaliste qui fera sauter un résultat d'une votation.

Le problème n'est pas le vote, c'est l'importance démocratique que l'on donne à des minorités (cela ne veut pas dire qu'il faille les ignorer et mettre en place des chose pour eux) et la manière dont les partis (tous) méprisent ceux qui ne pensent pas comme eux.

De ce fait, les journaliste ne font peut-être que rapporter une réalité qui est mesurable et quantitative....

Écrit par : DdD | 21/08/2015

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