13/09/2015

Noble cause, regrettable récupération

Essayons, pour une fois, d'envisager la question de la migration sous l'angle humain. Si nous et nos familles nous trouvions dans un pays en guerre, si plusieurs années passées sous la menace ou dans un camp de toile ne semblaient déboucher sur aucun espoir de paix et de retour, nous aussi, nous prendrions des risques pour mettre nos enfants à l'abri. De gros risques. Je parie que même les militants nationalistes partisans des frontières closes chercheraient asile. C'est pour cette raison que j'ai participé samedi 12 septembre avec quelque amis du centre-droit à un rassemblement à la Place de Neuve pour affirmer la nécessité d'être plus ouvert, de prendre notre part dans l'accueil des demandeurs d'asile venus en particulier de Syrie.

Ceci-dit, j'ai deux regrets : le premier tient à la politisation à outrance de cette manifestation. L'extrême gauche surtout, qui a cru bon de squatter la manifestation de ses oriflammes. C'est dommage de sectariser à ce point une cause noble et légitime. Par effet d'entraînement, les partis de la gauche gouvernementale ont eux aussi déployé leurs couleurs, bien qu'à regret, selon des propos entendus sur place. 

Ma seconde critique tient à la confusion du discours : certaines pancartes se réclamaient de la loi : "L'asile est un doit". Avec cela, je suis entièrement d'accord. J'ajoute en général que "la migration est une politique". Par contre, une autre pancarte clamait : "Personne n'est illégal", ce qui équivaut à nier le droit. On voit à quel point le discours d'une certaine gauche extrême peut être incohérent ou naïf. Pire, il fait un tort important à la cause qu'il prétend défendre. On y a aussi entendu la dénonciation de la pauvreté et des inégalités, un soutien à l'action No Bunkers. Je pense que monter en épingle un mouvement de personnages déboutés du processus d'asile ne fait vraiment pas avancer la cause des véritables réfugiés et donne des arguments à ceux qui sont prêts à soutenir qu'il faut décréter un "moratoire sur l'asile", une expression qui est une contradiction en elle même. 

 

 

 

Commentaires

De mes proches eurent une inondation dans leur chambre à lessive.
Affolement, seaux, "panosses".
Atroce.

Lorsque surgit l'idée lumineuse suivante: "mais cette eau d'où vient-elle"?

Proches miens, tel Thésée en son labyrinthe, de tourner en rond dans une chambre à lessive, qui plus est, plongée dans l'obscurité.

Appels au secours.

Arrivée de l'Ange gardien des lieux.

Marche à droite, à gauche, droite, gauche... bien que sans pendule! jusqu'à la source.

Bras levé, main tendue.

Robinet fermé.


Que deviennent les Syriens qui n'ont pas le moyens de s'enfuir?

La fuite est-elle une solution aux problèmes qui se posent à la Syrie?

Pour trouver une solution qui en a les moyens et si ces moyens manquent, pourquoi, à qui la faute et/mais avant tout, quoi faire et par qui pour retourner à la source cette fois non fermer un robinet mais éteindre un ou de grands feux de haine, de calculs de gains et profits, de projets de domination par la terreur et, ces projets-conquêtes à venir soutenus voire tout au départ mis en branle par qui?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 13/09/2015

Eh oui, comme toujours la gauche estime détenir le monopole de la solidarité. Donc toute occasion de l'exprimer doit lui permettre d'agiter ses slogans. Même s'ils n'ont rien à voir avec la réunion.

Écrit par : Lambert | 13/09/2015

"Si nous et nos familles nous trouvions dans un pays en guerre, si plusieurs années passées sous la menace ou dans un camp de toile ne semblaient déboucher sur aucun espoir de paix et de retour, nous aussi, nous prendrions des risques pour mettre nos enfants à l'abri."

Oui, nous prendrions tous les risques et, pour ceux d'entre nous qui auront eu le bonheur de "réussir", nous serions éternellement reconnaissants au pays qui nous aura accueilli, soigné et aidé dans tous les sens du terme. Nous nous ferions alors couleur passe muraille, nous essaierions de nous élever socialement et culturellement jusqu'à pouvoir participer à la vie de la cité, nous ferions tout les efforts possible visant à nous assimiler et nous ferions notre l'Histoire de ce pays. Combien de vagues d'immigrés l'ont fait et plus qu'honorablement par le passé ? Ouvrez un bottin téléphonique pour vous en convaincre si ce devait encore être nécessaire.

Nous sommes aujourd'hui au bénéfice de 30 à 40 ans d'expérience et il s'avère que l'immigration en provenance de pays musulmans en général et arabes en particulier soit globalement un échec dans toute l'Europe et aux USA. En fait, c'est même plus grave que cela, aujourd’hui ce sont carrément leurs enfants qui forment le plus gros contingent de délinquants et pour certains d'entre eux de terroristes ou d'égorgeurs si vous préférez appeler un chat un chat.

A titre personnel, rien ne vous empêche de céder au délire ambiant et de faire acte de toute la générosité que vous dictera votre conscience et que vous autoriseront vos propres moyens mais pour ce qui me concerne et si j'en avais le pouvoir décisionnel, je n'accepterai pas un seul de ces dits réfugiés qui, je le sais parfaitement bien aujourd'hui, planteront demain leur crochets venimeux dans la main qui les aura aidé, la votre peut-être d'ailleurs.

Cela dit, je vous invite à prendre acte qu'aucun des pays du Golf, vous savez, ces chers estivants si prisés par nos hôteliers et tenanciers, n'en a accepté l'ombre d'un seul. Il faut dire qu'entre eux ce n'est pas l'amour fou mais il faut aussi les comprendre, ils connaissent parfaitement leur mentalité respective et, à choisir, ils préfèrent donner des sous aux pays ôtes et avoir ces réfugiés, en photo, seulement. Je crois cette solution, forte d'expérience, très sage et donc raisonnable puisque ces réfugiés ont tous vocation à rentrer chez eux.

Écrit par : Giona | 14/09/2015

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