13/10/2015

Secret médical : aménager sans toucher au principe

Comme tous les principes qui fondent notre société libérale, il n'est pas sain de paraitre démanteler le secret médical. Le rapport de confiance entre médecin et patient est intimement lié à la fonction de soigner. En milieu carcéral autant qu'ailleurs. Pourtant, la société doit aussi chercher à protéger ses membres, comme les tragiques affaires récentes nous l'ont encore une fois démontré. Pourtant, il ne semble pas qu'elles aient été à un secret médical trop bien protégé mais plutôt à une structure comme la Pâquerette partie en roue libre depuis des années et des responsabilités décisionnelles mal définies. 

Je pense également qu'il n'est pas dans l'intérêt bien compris des médecins d'être laissés totalement seuls pour décider de ce qui doit être transmis aux organes de sécurité en dépit du secret médical. C'est les charger ou leur permettre de se charger d'une bien lourde tâche. L'intervention d'une "commission du secret" composée d'éthiciens et de médecins semble donc un organe tout à fait à même de prendre une décision sur la transmission ou non d'informations, sans que l'appareil sécuritaire ne puisse l'exiger sur sa seule appréciation du cas en question. Les médecins sont des gens responsables qui prennent chaque jour des décisions qui nous touchent au plus intime. Ils devraient pouvoir le faire également quand ils exercent en détention. 

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