01/12/2015

La pollution en Chine : fallait-il en arriver là ?

 

images.jpgA Pekin, le jour de l'ouverture de la COP21, on mesurait 621 particules par m3 (ppm), selon l'ambassade des Etats-Unis. Même pour les autorités, il devient impossible de nier la taille du problème. Les images largement diffusées font peur, des centaines de milliers de Chinois perdent la vie chaque année, littéralement étouffés pas cette horreur respiratoire. Transports, centrales thermiques à charbon, usines situées en pleine ville... cette concentration d'humains et de sources de pollution, combinés à une absence de vent fréquente sera peut-être le signal que la Chine ne peut pas continuer sur cette voie. 

Pour un Etat qui n'a pas l'habitude d'écouter sa population, où les responsables politiques locaux doivent beaucoup au clientélisme et à la corruption, il fallait dépasser d'un facteur 25 les normes de l'OMS (25 ppm) et d'un facteur 8 les normes locales trois fois plus élevées. Les autorités sont conscientes que la pollution est le seul sujet qui peut vraiment mettre les citoyens chinois dans la rue, encore qu'avec cette atmosphère, descendre dans la rue est déjà un défi quotidien que les habitants n'ont pas vraiment le choix de ne pas faire. Vous imaginez-vous vraiment vivre dans cette purée de pois, sachant qu'il ne s'agit pas de gouttelettes d'eau mais de particules de charbon... ?

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Un bon signe pour la COP21 et tout ce qui va suivre : la pollution est vraiment descendue dans la réalité des citoyens. En Suisse, c'est plutôt le recul et à long terme la menace de disparition de nos chers glaciers qui frappe les esprits et illustre la nécessité d'agir avant qu'il ne soit trop tard. La Chine s'intéresse depuis plusieurs années au marché des crédits carbone et pourrait se lancer. Aux Etat-Unis, la Californie joue un rôle pilote et le président Obama s'engage face à des Républicains grands apôtres du climatoscepticisme le plus cynique. 

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