17/05/2016

Nuit debout : la révolution en kit

Des citoyens qui se retrouvent la nuit pour s'exprimer et débattre, debout ou assis, je ne vois vraiment pas ce qu'il pourrait y avoir de négatif à cela. A moins que ce qu'ils disent ne vous déplaise. Et là encore, il n'y a pas lieu d'en faite un fromage. Au plus, on pourra contester leurs arguments ou les combattre. C'es le jeu démocratique.

On peut cependant y faire trois objections, de natures différentes. 

La plus évidente concerne les dérapages commis à Paris notamment par des éléments violents ou des vandales agissant dans la mouvance de Nuit debout, bénéficiant parfois d'une bienveillance suspecte des organisateurs. Troublante en effet la réticence de certains à se distancer des casseurs, allant parfois jusqu'à leur trouver une justification ou des excuses. Et en France, plus de 300 policiers ont été blessés, certains gravement dans l'exercice de leur devoir. Il y a à penne un an, puis après le 13 novembre encore, embrasser un flic était devenu une pratique courante. On les adore quand ils nous protègent contre Daech, on les conspue quand ils s'opposent aux casseurs. Etrange logique.

La seconde, c'est l'occupation permanente d'un espace public et les nuisances. Problème mineur, avant tout gênent pour le voisinage et certains usagers de l'espace public. Ce n'est pas le cas à Genève.

Enfin, on peut contester certaines revendications face à un système qui fait vivre une bonne partie d'entre eux, qu'ils l'apprécient ou non. Protester contre la nourriture industrielle, les OGM et le glyphosate, le harcèlement sexuel et le sexisme, certaines inégalités choquantes, le nucléaire et ses déchets, la guerre, la fraude fiscale et la faim dans le monde, tout cela est bien, mais pas très nouveau. Est-ce qu'on ne recrée pas là du lien... social, peu à peu détruit pas les médias... sociaux ? Le retour organisé, dans un désordre relatif, des bonnes vieilles discussions de bistrot. Et l'occasion pour une une brochette d'activistes d'y relayer les mots d'ordre pour les votations du 5 juin. On marche donc sur les traces des plus grands révolutionnaires antisystème...

La véritable escroquerie, c'est peut-être d'y voir quelque chose de nouveau ou de marquant. Ca ne casse pas trois pattes à un canard, mais parfois quelques vitrines.

Commentaires

@Monsieur Wawre Nous les enfants de petits commerçant on est de tout cœur avec les commerçants de Genève car si dérapage il y a en échange tous ceux ayant des vitrines brisées souffriront de chocs émotionnels et personne n'en parle
Il serait enfin temps de faire payer les parents des casseurs qui ont déjà abonné leurs enfants à des Fesses de bouc servant de relais pour tout révolutionner
On a vu avec Mai &8 rien n'a changé excepté qu'en Suisse ceux ayant senti le danger rôder dès 66 ont de suite occupé les places de travail qui seraient refusées à ceux préférant plutôt manifester que bosser pour assurer leur rente AVS
Aussi en réfléchissant intelligemment ceux qui ont peur de trop payer pour les personnes âges peuvent être rassurés ils auront à payer pour ces jeunes manifestant des antis de tout ce qui ferait dire à un ancien ,donnez leurs la main ils vous prendront tout le corps car jamais rassasiés de leurs revendications
Alors ne nous étonnons pas si de plus en plus de mouvements super féministes prennent le pouvoir quand on voit le manque d'autorité de nombreux élus préférant s'apitoyer sur des déchets et préférant réduire les actions au niveau police ou l'Armée croyant pouvoir jouer tous les rôles à leur place !
Très belle journée pour Vous Monsieur

Écrit par : lovejoie | 17/05/2016

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