28/08/2016

Absurde !

Pourquoi le Conseil fédéral et le Secrétariat aux Migrations ont-ils pris cette funeste décision de limiter le nombre de permis de travail extra-européens alors que rien dans la votation du 9 février ne l'exigeait ? C'est dramatique pour un canton comme Genève qui a besoin de personnes hautement qualifiées que nos entreprises ne trouvent pas sur la marché local. Dans ce domaine, il y a un taux de rotation très élevé et à chaque fois, un nouveau permis est nécessaire. L'économie moderne fonctionne avec des mandats et des tâches plus courtes, il faut être réactifs. Le poids d'une bureaucratie écrasante est un handicap que la Suisse s'inflige à elle-même. 

Les initiatives nationalistes voulues par l'UDC sont la cause principale de cette catastrophe. Bombardé de propagande alarmiste, le peuple a fini par accepter de fermer les portes, particulièrement dans les cantons qui n'ont pas besoin de permis... C'est d'autant plus triste que Genève contribue un million par jour à la péréquation intercantonale. 

L'une des conclusions de ce splendide autogoal de l'UDC, c'est que les défenseurs de la Suisse ne sont pas ceux que l'on croit et encore moins ceux qui se proclament tels, à coup de tous-ménages payés de la poche de M. Blocher, qui a fait sa fortune en commerçant avec l'étranger. 

Commentaires

Revenez a votre 1ere question: Pourquoi l'administration fédérale a fait ça alors que rien dans l'initiative udc ne l'obligeait ?

Pour moi c'est clairement un coup fourré d'une bureaucratie noyauté par la gauche bienpensiste qui a voulu détourner le sens de l'initiative en montrant comme c'est "mal" et en même temps planter un couteau dans le dos des multinationales et de leurs expats anglophones, bien formés et bien payés, qu'ils détestent tant.

D'une pierre deux coups. Alors ne vous tromper pas d'ennemi.

Écrit par : Eastwood | 28/08/2016

Y a t-il un domaine dans lequel vous êtes supérieur à Mr Blocher qui justifierait que vous puissiez le critiquer.
Mr Blocher nous a préservé de l'Europe, Il a remis sa société à sa fille pour se consacrer à la politique. Il gagnait moins au CF qu'à la tête de sa société. Il fait campagne de sa poche pour une Suisse en laquelle il croit. Sa société paie ses impôts en Suisse
Il emploie pleins de gens qui ne se plaignent pas de lui. Il a trente ans de plus que vous et sa bat encore pour ses convictions.
Et vous ?

Écrit par : norbert maendly | 29/08/2016

@ Norbert
Merci de votre commentaire. Une erreur dans votre raisonnement : dans notre système démocratique, il n'y a aucun besoin de sentir ou d'être supérieur à quiconque pour avoir le droit et la légitimité de faire des critiques sur une action politique ou publique. Et l'âge n'y rien à voir avec ça.

Sur le fond, je pense et je dis qu'il y a une très forte contradiction entre la partie du brillant chef d'entreprise qui a su faire fructifier son héritage reçu et le développer avec d'intenses relations avec l'étranger et le politicien, certes brillant également, mais dont je pense que l'action politique prônant le repli et l'isolement a été et est mauvaise pour la Suisse. Ni plus ni moins.

Écrit par : Rolin Wavre | 29/08/2016

Je plains sincèrement toutes ces personnes qui se dévouent à la chose publique en s'inscrivant dans une formation, un groupe, un parti.
Car ils sont obligés de suivre la ligne qui n'est, et ne peut, jamais être droite.
Ainsi les représentants du PLR qui voient leurs sympathisants prendre du recul devant les excès évidents de l'ulta-libéralisme et du capitalisme financier n'ont plus que la critique de l'autre pour se démarquer. Sans rien apporter, sans rien donner.

Écrit par : Pierre Jenni | 29/08/2016

@ Pierre
Merci. Pour ma part, je ne me suis jamais gêné d'exprimer une opinion même si elle est en décalage, voire en opposition avec celle adoptée par la majorité de mon parti, que ce soit au niveau cantonal ou national. C'est le jeu démocratique. Et mon parti n'est pas le dernier à accepter les nuances d'opinions, quitte à devoir assumer le débat interne qui peut en résulter. Les exemples sont nombreux.

Écrit par : Rolin Wavre | 29/08/2016

C'est tout à votre honneur Rolin, cependant mon expérience m'a démontré que lors de décisions importantes, une voix discordante est insignifiante, voire ignorée, ce qui réduit considérablement la portée de votre action personnelle.
Plus grave, en faisant partie d'une famille politique, vous cautionnez des décisions que vous n'avez pas validées ce qui réduit votre mission au rôle d'équilibriste et vous expose. Débat interne ou pas, liberté d'expression ou pas, le simple fait de faire partie de l'équipe vous mouille. Pris avec, condamné avec.
Ceci dit, l'essence de mon commentaire se tient dans la question de la critique qui peut être constructive dans un débat mais certainement pas dans un billet de quelques lignes qui ne font que dénoncer globalement une politique particulière.

Écrit par : Pierre Jenni | 29/08/2016

@ Pierre
Exact, c'est la limite du billet / blog.

Pour ce qui est de la formation de l'opinion collective au sein d'un parti, groupe, mouvement ou association, je crois à la possibilité d'agir à l'intérieur. Je ne participerais jamais aux travaux (et donc n'endosserais pas la "paternité" des des positions sur lesquelles je n'aurais eu aucune influence ni même aucune chance d'exercer une influence. Ca peut arriver une fois ou l'autre mais pas de manière répétée. Libre et responsable.

J'ai fait le choix d'agir à travers de plusieurs organismes existants, fruit de notre tissu associatif (au sens large, incluant les partis) et de le faire vivre. Quand on se prépare et donc qu'on travaille sa matière, on finit pas être écouté.

Écrit par : Rolin Wavre | 29/08/2016

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