19/09/2016

Pour un sport GRTA

Quel est le lien entre le label GRTA (Genève Région Terre d'Avenir) et l'approche du sport que je défends ? La volonté de "consommer local". Comme amoureux du sport, pratiquant encore mais aussi spectateur et partenaire fondateur du Genève Servette Rugby Club, je veux que nos équipes de pointe se construisent avant tout avec les ressources locales, une bonne formation des jeunes et un état d'esprit irréprochable. Des joueurs "bio" ? Pourquoi pas. 

Marre des pseudo vedettes étrangères qui viennent empocher de gros salaires et n'apportent pas grand-chose. Quelques uns de ces mercenaires avaient apporté un vrai plus : Uli Stielike à Neuchâtel Xamax de ma jeunesse, Don Givens aussi, Karl-Heinz Rummenigge à Servette. Mais tant d'autres ont déçu. Idem, voire pire avec les dirigeants de clubs mégalomanes et souvent condamnés ensuite par la justice qui ont entrainé nos équipes, nos supporters et nos jeunes joueurs dans des dérives navrantes.

Heureusement, il y a à Genève et à Neuchâtel des présidents remarquables qui construisent leur équipe avec passion, patience et bon sens. Il faut les supporter aussi longtemps qu'ils adopterons cette approche saine et locale mais qui n'exclut pas l'ambition. Didier Fischer et Christian Binggeli construisent de belles équipes GRTA. Ce qui se fait à Lausanne n'est pas mal non plus, et dans le même esprit. Espérons qu'on saura les soutenir et leur donner le temps de faire progresser leurs jeunes, sans pression excessive mais sans complaisance non plus. Et qu'ils sauront insuffler à leurs équipes l'amour du beau jeu et dans un état d'esprit positif. Avec une filière de formation encadrée par des professionnels et une collaboration organisée avec les autres équipes de la région dont ils sont le sommet de la pyramide sportive. 

16/09/2016

Revenu agricole : la baisse ne peut pas continuer

Le revenu paysan baisse encore ! Selon l'Agroscope, le revenu par exploitation a connu une baisse de 6,1% en 2015. Chaque exploitation apporte en moyenne 61'400.- par année, ce qui n'est vraiment pas beaucoup quand elle doit faire vivre plusieurs personnes. 

Les causes : baisse du prix du lait (prix payé au consommateur, pas dans votre supermarché préféré), baisse du prix de la viande payé au producteur et les conditions météo. Mais pourquoi continuer à produire si on en vit à peine ? Notre agriculture ne peut, ne doit pas disparaitre. Les payements directs sont une solution partielle quand elle rémunère une véritable fonction de maintien du paysage, comme c'est le cas pour l'agriculture de montagne, où il est difficile d'être compétitif. Par contre, c'est d'une rétribution de leur travail que les agriculteurs ont besoin. Pour vivre mais aussi par dignité. D'autant plus quand ils produisent de la qualité, localement. De ce point de vue, GRTA est une action salutaire. Il faut consommer des produits issue de notre terroir et du travail de gens qui nous sont proches. Et si possible de saison...

Je suis favorable au lancements de marchés paysans qui pourraient offrir des produits locaux. Communes et associations pourraient y penser lors de réaménagements de quartiers ou de locaux municipaux. Si une option se présente dans ma commune de Chambésy, je ferai tout mon possible pour que l'on suscite la création d'un tel point de vente des produits de la ferme. 

14/09/2016

Lier intégration et permis de résidence : une évidence bienvenue

Le Conseil national a adopté ce mercredi plusieurs mesures dont une me parait une évidence telle qu'il est étonnant qu'elle ait fait autant débat : lier l'intégration, et par conséquent la volonté de faire partie de la société, avec l'attribution d'un permis d'établissement. Pour moi qui ai vécu plus de 15 années à l'étranger, il a toujours été évident que celui qui prétend être accueilli et accepté dans une société qui n'est pas la sienne doit faire quelques efforts pour le mériter. Cela découle du simple respect de l'hospitalité, une notion dont la signification est connue dans le monde entier. Ce n'est pas parce que chez vous, vous avez l'habitude de mettre les pieds sur la table que vous pouvez vous permettre de faire de même dans la maison de celui qui vous accueille. 

Dans le domaine migratoire, cela se traduit par la possibilité de conclure des contrats d'intégration, qui mettent en lien les droits et les devoirs de ceux qui veulent vivre chez nous. Si certains points vont de soit, il vaut tout de même la peine de le préciser très clairement : le respect de la loi et des coutumes est nécessaire pour prétendre à un permis de longue durée. Je considère que d'autres actions telles que l'apprentissage d'une langue nationale, la participation à des activités sociales et associatives, la connaissance des us politiques et culturels est également centrale à une bonne intégration. A l'opposé, le fait de vivre en milieu fermé, dans sa communauté, sans contact avec l'entourage n'est pas une bonne chose et dénote une absence de volonté d'interagir avec la société. 

Je sais par expérience qu'il n'est pas très difficile de consacrer un peu de temps à apprendre les rudiments de la langue du pays d'accueil. Je l'ai personnellement fait cet effort en espagnol, russe, arabe. Et même en suisse allemand !

Pour tout authentique partisan de la maxime "libre et responsable", lien entre droits et obligations est une évidence qui devrait s'étendre bien au-delà du simple libéralisme.