05/01/2017

Réfugiés : échanger les rôles, juste pour voir !

SY 3.jpgAvant de donner son avis sur un sujet, il est intéressant de se mettre à la place de l'autre. Utile et enrichissant. Lors d'une séance de conseil municipal, j'ai du rappeler à l'assemblée que les réfugiés syriens qui fuyaient Alep ne devaient pas seulement être vus comme un problème pour nous (ce qu'objectivement il sont aussi, car faire face à un afflux important et non souhaité n'est effectivement agréable pour personne). Avant de se prononcer, il est instructif de se mettre un instant à leur place. Faisons un petit exercice d'imagination. 

Genève et la Suisse romande sont attaquées et la ville assiégée depuis presque cinq ans par des forces lombardes, alliées aux alémaniques, chaque jour bombardés par l'aviation française. Plus d'autorités, des milices, du gaz et des barils d'explosifs sont largués sur la ville. Plus de vivres, les HUG ne fonctionnent plus, pas plus que la Colline, la Tour. Il ne reste qu'un dispensaire à Carouge et un autre aux Eaux-Vives. Quelques dizaines de policiers sont restés, sans moyens, sans véhicules ni essence. Il n'y a plus de Conseil d'Etat ni d'autorités cantonales. Pierre Maudet, Sandrine Salerno et quelques conseillers administratifs fonctionnent encore, avec les moyens du bord et des vestiges d'administrations publiques. On peut toujours quitter le canton via Ferney et Gex, le Jura en direction de Montbéliard, puis l'Alsace et la Belgique. S'entasser là dans des camps de fortune ou prendre le risque d'embarquer pour l'Angleterre ou l'Afrique du nord. 

Nous devons prendre la décision de faire ou non ce voyage dangereux, sans presque rien emporter, avec un flot d'autres réfugiés, dans le froid, voyant nos enfants périr d'épuisement, sans soins, rejetés dans des camps par la marine de Sa Majesté ou bloqués par des murs de barbelés installés près des côtes du Maroc et d'Algérie. Hostilité des populations tout le long de la rouge, pas enchantées de nous voir passer. Des gouvernements rendus exsangues par la crise économique. Dans quel état d'esprit serions-nous à l'arrivée dans un pays riche et bien équipé, en paix, avec un taux de chômage de 6%, (3,5% au plan national), un budget excédentaire et de gros moyens matériels et logistique. Fin de l'exercice d'imagination. 

SY raqua.jpgParmi les réfugiés, il y a aussi des éléments douteux, migrants économiques. Sans scrupules ni respect, dangereux comme ceux qui ont sévi à Cologne au Nouvel An dernier. Ou issus des milieux de la délinquance nord-africaine qui s'est incrustée dans nos villes. Pour ceux-là, pas d'asile ni de complaisance. Mais la présence de quelques moutons noirs justifie-t-elle de rejeter tous ceux qui ont fui leur ville pour sauver leurs enfants. Si on a fait l'effort de se mettre à leur place un instant, les rejeter sans examen aucun devient difficile à justifier. 

Commentaires

"Mais la présence de quelques moutons noirs justifie-t-elle de rejeter tous ceux qui ont fui leur ville pour sauver leurs enfants."
Vous oublier de dire que la majorité des migrants sont des hommes jeunes SEULS. Bref une force de travail disponible. Des lâches qui ont abandonné leur famille.
https://www.youtube.com/watch?v=bD9t9JEmirI

Écrit par : Justice | 05/01/2017

Sur la question des hommes seuls, Justice a raison pour les migrants économiques, en particulier ceux issus d'Afrique du nord et qui nous posent problème à travers toute l'Europe. Par contre, dans un conflit, des hommes jeunes et donc des combattants potentiels aux yeux des parties au conflit sont en beaucoup plus grand danger de recrutement forcé, d'arrestation, de torture ou d'exécution. Il n'est donc pas étonnant d'en trouver une majorité parmi ceux qui prennent de gros risques pour traverser la mer dans les conditions que l'on sait.

Quand à les traiter de "lâches" pour avoir abandonné leur famille, je ne me risquerais pas à un tel jugement sans connaître les circonstances de leur départ. Mon expérience dans les conflits indiquerait plutôt que les véritables lâches restent dans le conflit et s'alignent bien sagement sur la partie la plus forte ou se lancent dans le marché noir, la délation ou la collaboration. Et se retrouvent bien souvent parmi les pires criminels de guerre et les tortionnaires. La lâcheté ne se trouve pas toujours ou l'on croit.

Écrit par : Rolin Wavre | 05/01/2017

Si on était à leur place il n'y aurait pas eu de guerre dans notre pays parce que nous aurions installé la démocratie et nous aurions développé l économie et le progrès au lieu de suivre des règles archaïques et religieuses favorisant les conflits tribaux, l'ignorance et la soumission de de certaines catégories d'individus. Où que nous soyons nous serions assaillis par des migrants issus de pays n'ayant pas su mettre en place chez eux une société évoluée comme décrite plus haut.
Les migrants ne font pas ce qu'il faut pour changer leur pays alors ils viennent changer le nôtre.
C'est une question de mentalité pas une question de fatalité guerrière.

Écrit par : norbert maendly | 05/01/2017

Réponse à Norbert. Même si votre réponse donne l'impression que vous nous (Suisses ou Européens) placez au dessus de tous les autres et a un désagréable parfum de "suprémacisme", elle pose la question intéressante de la responsabilité des citoyens eux-même pour ce qui arrive dans leur pays. Dans le cas de la Syrie, la famille Assad, représentant la minorité alaouite et la région côtière de Lattaquié en particulier tient le pouvoir depuis les années 70. Avec la collaboration d'un réseau d'alliés aux intérêts croisés (économiques, politiques et familiaux) qui ont bientôt un demi-siècle. Au fur et à mesure des exactions commises par le régime et ses affidés, ces "solidarités" se sont renforcées : plus ils avaient les mains tachées de sang, plus leurs avenirs sont liés entre eux.

La conséquence, c'est que tous ceux qui ont moins de 60 ans n'ont rien connu d'autre. Peut-on dire qu'ils sont "responsables de ce qui leur arrive ?" Des dizaines de milliers ont voulu s'y opposer, ils sont morts en détention ou sous la torture. Ou ils ont fui le pays pendant ces 50 années. Des millions sont déjà à l'étranger.

Certains diront qu'il ne fallait pas s'opposer au régime et continuer sans rien dire. Cela revient à condamner ou regretter le sursaut démocratique du Printemps arabe. Qui sommes-nous pour leur dire maintenant "qu'ils n'auraient pas dû espérer démocratiser leur société" ?

Il y a là plusieurs dilemmes un peu plus compliqués que "ils sont responsables de ce qui leur arrive".

Écrit par : Rolin Wavre | 05/01/2017

Vous reprendrez bien une tranche de culpabilité!

Écrit par : G. Vuilliomenet | 05/01/2017

Ce commentaire sur la culpabilité est intéressant, j'en remercie G. Vuillomenet.

Je ne crois pas qu'il soit nécessaire de se sentir coupable et je n'ai aucune intention que mes lecteurs se sentent responsables de la situation à Alep (encore que certains pourraient argumenter dans ce sens). Je me (nous) ai juste suggéré le petit exercice de se mettre à la place de l'Autre. Libre à chacun d'en tirer les leçons qu'il veut (ou pas).

Par contre, que certains réagissent violemment à cet exercice me laisse penser qu'il y a conflit intérieur entre le résultat de l'exercice et un sentiment de rejet initial : il est toujours plus confortable de ne pas voir ce qui nous dérange. Ce que nous ne voyons pas existe-t-il vraiment ? La surmédiatisation actuelle nous laisse très peu de chances de nous en tirer par l'ignorance. D'où peut-être la violence de certaines réactions sur ce thème ou sur d'autres.

Écrit par : Rolin Wavre | 05/01/2017

Quand l'info n'est pas complète, on complète afin d'éviter une propagande à sens unique :

https://www.wochenblick.at/silvester-in-dortmund-allahu-akbar-und-kirchenbrand/

Écrit par : Corélande | 05/01/2017

Il y a un méchant dictateur en Érythrée. Tout seul et très méchant. Du coup, des millions de jeunes érythréens fuient le pays, terrorisés par le méchant. Quel courage ! Quels merveilleux exemples pour le monde entier !
Allez, soyons sérieux. Ou bien ces gens sont d'une lâcheté quasi inimaginable dans le genre humain, ou ils ont trouvé le bon truc pour aller toucher des subventions à rien foutre chez ces idiots de Suisses.
Laquelle de ces deux options vous paraît la plus vraisemblable (sachant que la femelle de base européenne est très demandeuse de bois d'ébène et d'exotisme)?

Écrit par : Géo | 05/01/2017

Réponse à Geo. C'est vous qui avez ajouté "et couteux" à la citation que vous m'attribuez, je tiens à le souligner, car citer faussement les écrits d'un autre peut être grave. Dans mon texte, je ne parle que de dangereux, c'est déjà pas mal.

Mais dans ce cas, ça ne l'est pas car vous mettez le doigt sur un véritable problème : le racket des passeurs, voire celui des "oncles" restés au pays et qui vivent de l'expatriation des autres. C'est discutable pour le moins.

Et en l'occurence, ce n'est pas vraiment la question qui est au centre de mon texte initial puisque je parle de réfugiés et non de migrants économiques (et je tiens à la distinction).

Écrit par : Rolin Wavre | 05/01/2017

L'inverse est aussi vrai. Ils devraient aussi se mettre à la place des habitants du pays d'accueil. Ce qui veut dire, respect du pays, de ses habitants et de ses traditions.
L'effort doit être des 2 côtés.

On arrive à cette situation de crispation, aussi parce que la politique de tolérance a prévalu. Si à une époque, on pouvait le comprendre, depuis quelques années ce n'est plus possible.

Lorsque les moutons noirs d'une communauté sont traité légèrement, c'est toute la communauté qui est atteint par de une agressivité contre elle, y compris du racisme.
La délinquance doit être suivi d'expulsion pour protéger les différentes communautés.

La Suisse, l'Europe doivent arrêter de prendre les gants avec les pays d'origines de ces délinquants.

L'Histoire a déjà montré la déstabilisation de pays suite à une forte migration.
Il faut donc agir à la fois humainement et de manière proportionnée, ce qui est difficile.
Cela passe par l'écoute du peuple et l'intransigeance face à la délinquance.

Et lorsque l'époque sera moins crispé, il sera toujours temps d'être plus tolérants.

Les gouvernements doivent être plus réactifs.
D'un gros pachyderme, l'Etat doit devenir une gazelle qui saute les obstacle qui apparaissent devant elle. L'Etat doit devenir flexible.
Ainsi augmenter les surveillance en cas de danger de terrorisme important, mais aussi diminuer cette même surveillance lorsqu'il n'y a plus de danger.

Il y a des loi faîtes pour durer et d'autre qui sont circonstancielles pour une période, l'immigration en fait partie.

Écrit par : motus | 05/01/2017

Réponse à Motus.

Sur le respect que les réfugiés doivent avoir pour le pays d'accueil, ses habitants, ses coutumes et ses efforts, je suis totalement d'accord. Je serais volontiers plus exigeant que l'on ne l'est actuellement et j'utiliserais sans retenue le modèle des règles de l'hospitalité qui n'est pas un vain mot au Moyen-Orient, je l'ai vécu pendant une bonne dizaine d'années sur place. C'est pour cette raison que je serais impitoyable avec les salopards qui ont abusé de femmes à Cologne l'année dernière. A noter qu'il ne s'agissait pas de réfugiés mais de migrants économiques du type des zizous qui ont sévi à Genève il y a deux ans (et sévissent encore même si on en entend moins parler actuellement).

Pour le reste, je suis d'accord, l'Etat doit être plus agile et plus ferme. Je suis d'accord par exemple de lier l'aide au développement fourni à un pays et la coopération de ses autorités en matière de retour des migrants illégaux. Pas l'aide humanitaire, mais au développement.

Sur le plan légal, on me prend souvent à parti quand je défend l'Etat de droit. Je pense que notre Etat est fondé sur certains principes essentiels qui nous protègent aussi même si parfois ils nous encombrent : si on laisse l'arbitraire s'installer dans la police ou la justice, si on supprime fortement les recours et garanties judiciaires, c'est cette justice et ces forces de sécurité qui finiront aussi par nous menacer un jour. Il y a des digues qui, quand elle sont sauté, ne se rétablissent jamais plus.

Écrit par : Rolin Wavre | 05/01/2017

Bravo et merci pour cette belle mise en perspective.

Que dire, par contre, des deux réactions ci-dessus si non qu’elles s’annulent.

En effet, N. Maendly nous explique que c'est parce que nous sommes tellement meilleurs que nous ne pourrons jamais devenir des réfugiés et que c'est donc à cause de la non évolution des pays d'origine des migrants que ceux-ci arrivent en masse.

Ok, mais que peut la jeunesse de ces pays face à cette réalité ? Soit ils la subisse soit ils s'en vont mais coup ils deviennent les boucs émissaires dénoncés par Justice...

Écrit par : Vincent | 05/01/2017

Bravo et merci pour cette belle mise en perspective.

Que dire, par contre, des deux réactions ci-dessus si non qu’elles s’annulent.

En effet, N. Maendly nous explique que c'est parce que nous sommes tellement meilleurs que nous ne pourrons jamais devenir des réfugiés et que c'est donc à cause de la non évolution des pays d'origine des migrants que ceux-ci arrivent en masse.

Ok, mais que peut la jeunesse de ces pays face à cette réalité ? Soit ils la subisse soit ils s'en vont mais coup ils deviennent les boucs émissaires dénoncés par Justice...

Écrit par : Vincent | 05/01/2017

Réponse à Vincent. Très juste, j'y ai répondu séparément. Sur le dilemme du rester ou partir.

J'ajouterais un autre élément : réfugiés, ça veut dire asile, dont un droit. C'est lié à un danger grave pour la vie ou l'intégrité corporelle, voire une oppression politique. C'est en principe temporaire et lié à la fin des raisons qui on justifié cette fuite légitime.

La migration est très différente. Chacun à un droit à vouloir migrer mais certainement pas à être accepté par le pays d'immigration. Dans ce sens, la migration, du point de vue du pays d'arrivée, n'est pas un droit mais une politique. Mais cette politique doit être appliquée dans le cadre de l'Etat de droit, en particulier en ce qui concerne l'examen de la demande (d'asile, non acceptée s'il s'agit de migration) et les modalités de retour, éventuellement forcé si c'est nécessaire, une possibilité que l'on ne peut jamais exclure.

Écrit par : Rolin Wavre | 05/01/2017

Ok, je mets à la place de quelqu'un dans un état en guerre...
Etant un homme en relative bonne santé et encore dans la force de l'âge, je ferais partie de l'armée ou des résistants pour défendre les miens, ma ville, ma région, etc...

Et s'il n'y avait d'autre choix que la fuite, ce serait dans les pays voisins dans les camps de fortune, car j'ai bien l'intention de retourner chez moi dès que la situation le permettrait.
Pas un instant mais pas un instant, je ne souhaiterai ou songerait à m'embarquer dans un long voyage, qui plus est dangereux et couteux, pour un autre continent ou un pays avec lequel je n'ai aucun point commun (culturel, etc...).

Et c'est aussi oublié qu'une partie non negligeable de ces réfugiés sont justement de jeunes hommes seuls... pas des familles et/ou des enfants.

Écrit par : Pierre Roche | 05/01/2017

"m'embarquer dans un long voyage, qui plus est dangereux et couteux"
C'est là le coeur du scandale absolu de cette émigration : les familles africaines se saignent pour envoyer le meilleur fils de la famille en Europe pour qu'il leur envoie de l'argent. Cela leur coûte jusqu'à 10'000 euros et les gens peu cultivés d'Europe ne réalisent pas ce que cela représente, dans des pays où on gagne deux dollars par jour en moyenne. Cet argent devrait être investi chez eux, en Afrique et non finir dans les poches des mafias criminelles, dont il semble que les ONG genre Amnesty International sont les complices, puisqu'elles favorisent et aident ces mouvements de migration.

De plus, du strict point de vue africain, cela n'est jamais qu'une forme d'esclavage familial. Chef de projet d'hydraulique de petites villes dans le sud mauritanien, j'ai vu des familles soninkés où douze garçons bossaient chez Renault comme OS, vie en Sonacotra, pour envoyer leurs salaires au patriarche resté dans son "palais" de 350 personnes organisé autour de cette manne.
Est-ce là l'avenir de l'Afrique voulu par les belles âmes (soit-disant belles, bien sûr) genevoises ou suisses ?

Écrit par : Géo | 05/01/2017

La Suisse a une priorité, celle de stopper immédiatement l'aide financière aux pays en voie de développement car la majorité de cette aide ne va pas aux gens dans le besoin mais sert uniquement aux dirigeants pour s'offrir des collections de Ferrari, des hôtels particuliers, des immeubles à Paris, etc. Je sais qu'il y a des années l'empereur Bokassa 1er à laissé, en moins d'une heure, plus de 100.000 francs dans un commerce genevois de photographie. Ce pognon, sur un compte dans une banque de la place, était donné par notre pays pour l'aide aux pays en voie de développement.

Écrit par : Miloslav Leku | 05/01/2017

Pourquoi Allemands, Italiens et Français nous attaqueraient?

C'est juste incongru votre exercice sauf si ceux qui nous agressent depuis les trois pays cités sont ceux qui ont détruit ces trois nations suite aux attaques journalières contre leurs populations, vous savez, ceux qui ont commencé à agresser de paisibles citoyens car ils étaient blancs, qui ensuite ont tendu des guet apens aux forces de l'ordre, l'Etat ne réagissant que mollement par peur de violer les sacrosaints droits de l'homme, créant petit à petit un chaos un peu partout en Europe, les Etats-Unis n'étant pas vraiment à l'abri mais résistaient mieux car moins regardant sur les droits de l'homme, la fin justifiant les moyens. Chaos qui a posteriori justifiera l'exercice fait quelques années en arrière par l'armée suisse, Stabilo Due, qui avait été la risée de nos journalopes, de certains de nos politocards, de gauche le plus souvent, le phénomène s'étant étendu jusqu'à l'étranger. Les réserves de guerre du Cmdt Blattmann avaient fait l'objet de gorges chaudes des mêmes cités plus haut.

Malheureusement, l'incompétence et le menfoutisme de nos élus avait permis de réduire considérablement les effectifs de notre armée qui devait depuis de nombreuses années travailler avec du matériel antédiluvien.

Des milices se sont rapidement formé car un bon nombre de nos compatriotes voyant que notre CF allait baisser sa culotte devant l'UE au sujet de la restriction sur la possession d'armes avaient rapidement choisi de s'armer car ils sentaient venir ces heures sombres à côté desquelles la lutte contre le nazisme ressemblerait à un conte pour enfant. Non, la guerre qui s'annoncé allait ressembler à celle qu'ont connu les Libanais et les habitants des Balkans, avec des scènes rappelant les méthodes des "valeureux" djihadistes de l'Etat islamique. Il allait falloir se battre pour la Liberté car tout un chacun savait ce qu'il adviendrait si on laissait faire cette soldatesque mahométane qui nous rappelait les méthodes d'un Gengis Khan ou d'un Timour Lang. Il n'y avait d'ailleurs pas d'endroit où aller, toute l'Europe était à feu et à sang. A l'est et au sud de la Méditerranée était inenvisageable, excepté si on voulait se convertir à l'islam et devoir subir un système totalitaire à l'iranienne ou à l'algérienne pendant les années noires.

Il n'y avait qu'une chose à faire: se battre et nous savions que les pertes seraient importantes.

Écrit par : G. Vuilliomenet | 05/01/2017

Réponse 2 à G. Vuilliomenet. J'ai pris ces pays "qui nous attaquent" de manière arbitraire (un exercice de mise en situation" pour recréer une situation géographique qui nous mette dans une position qui soit comparable avec celle des habitants d'Alep. Je n'ai aucune prétention géostratégique sur le caractère vraisemblable de cette situation, ni sur les mérites respectifs de ces gouvernement ni sur les exercices Stabilo.

Pour le reste, avec ces " ", vous semblez m'attribuer le terme de "valeureux" djihadistes. Chacun aura compris qu'il n'y a pas plus éloigné de mes valeurs que ces terroristes dévoyés.

Écrit par : Rolin Wavre | 05/01/2017

Monsieur Wavre, je ne vois pas pourquoi des pays voisins commenceraient à nous envoyer toutes sortes de projectiles, c'est juste surréaliste. La seule et unique raison que je vois, c'est celle géostratégique que je vous ai exposée qu'a d'ailleurs anticipée nos chefs militaires, plus clairvoyants car n'ayant normalement aucun objectif politique comme, par exemple se faire élire comme CN ou CE.

Si j'ai mis djihadistes entre guillemets, ce n'est pas pour faire croire que c'est votre opinion, et j'espère bien que ça ne l'est pas, mais plus pour montrer que si eux se pensent courageux, valeureux, un peu comme les salopards du hamas qui utilisent des boucliers humains, ce n'est vraiment pas l'opinion qu'en a l'opinion publique occidentale, quoique...


PS:

Je relis votre texte! C'est encore plus surréaliste que je ne le pensais. "...la ville assiégée depuis presque cinq ans par des forces lombardes, alliées aux alémaniques ...", je pense que vous voulez dire "Suisses allemands".
Dans votre exercice, vous avez oublié les bons samaritains musulmans comme les Ramadan ou les Ouardiri, ce qui ajouterait encore plus de fun à votre surréalisme.

Malheureusement, je ne suis pas preneur pour ce genre de situation, non que je pense qu'il ne pourra rien nous arriver, bien au contraire, et nous le voyons déjà chez nos voisins et ça ne présage rien de bon pour l'avenir de nos enfants. Ça prendra un autre visage et qu'il n'y aura aucune échappatoire, nous serons obligés de nous battre à mort car mieux vaut mourir debout que vivre à genoux, bien qu'il semble que certains ont déjà opté pour cette solution.

Écrit par : G. Vuilliomenet | 05/01/2017

"Sur le plan légal, on me prend souvent à parti quand je défend l'Etat de droit"
Je suis entièrement d'accord avec vous, on ne peut se soustraire à l'Etat de droit, sous peine d'ouvrir la porte à un fascisme.

Lorsque je parle de loi qui sont adapté à un moment, je parle de loi modifié pour une période de 5 ans ou 10 ans qui s'adapte à une situation tout en respectant la démocratie la liberté.

Par exemple, la loi que les citoyens ont voté pour donner de nouveau moyen à la police est justifié en ce moment, mais ne le sera peut-être plus dans 10ans.
Ce genre de loi liberticide, devrait être remise en question régulièrement.

Concernant l'immigration, il s'agit aussi de s'adapter afin de diminuer la crispation dans le peuple. L'application des lois doit être des plus stricte.
Et lorsque l'époque est plus détendue, on appliques les loi avec plus d'indulgences.

Écrit par : motus | 06/01/2017

"Réponse à Geo. C'est vous qui avez ajouté "et couteux" à la citation que vous m'attribuez, je tiens à le souligner, car citer faussement les écrits d'un autre peut être grave."
Vous répondez à côté de la plaque. Ce coûteux vient du commentaire signé "Pierre Roche". Et vous avez répondu à mon 2ème commentaire juste après le 1er.
Totale confusion...

Écrit par : Géo | 06/01/2017

Actu. Moins de 500 syriens arrivés en Suisse.

En raison de ce faible nombre de réfugiés syriens entrés sur sol suisse,
"la Suisse a décidé d'accueillir des migrants déjà présents dans l’espace européen."

les réfugiés politiques syriens sont env 6% du total migrants 2015-2016

"Le Conseil fédéral a décidé vendredi d’accueillir un quota de 1500 réfugiés syriens, dans le contingent prévu de 3000.
(ouèpe ... mais seuls 500 syriens sont arrivés je vous rappelle)

Le Conseil fédéral a décidé un crédit de 70 millions pour l’aide humanitaire sur place. Cette somme s’ajoute à un total d’environ 200 millions déjà investis depuis 2011 en Syrie, au Liban, en Jordanie et en Irak"

http://www.24heures.ch/suisse/La-Suisse-n-accueille-pas-plus-de-refugies-syriens-et-renvoie-la-balle-a-lEurope/story/30112859

Nous demander de faire un échange de situation, c'est pour regarder ailleurs?
Sachant que le demandeur d'asile, détenteur d'1 permis provisoire, a droit au regroupement familial, le contribuable suisse a peut être bien compris le jeu de rôle que les conseillers,ères veulent lui faire jouer.

Stratégies au sein des migrants, de prise en charge par systèmes sociaux UE

A chaque sauvetage, 1 nombre croissant d'africaines enceintes ou avec bb et enfants se trouvent parmi les rescapés sur bateaux en Méditerranée,
visiblement sans éducation dont on doute des capacités à atteindre 1 jr leur auto-suffisance. Ces migrantes + enfants ne parlent que des dialectes, mais savent qu'elles ne seront jamais déboutées d'Europe et auront droit au regroupement familial pour conjoint etc. Derrière ces femmes + enfants, ces stratégies abusives d'accueil forcé masquent l'activisme de réseaux criminels bien organisés

L'OSAR et nos conseillers-ères fédéraux font preuve d'aveuglement et de cynisme


Vos notes pertinentes mais lacunaires: quid de l'OSAR & de l'enrichissement grâce à la migration sous-traitée par stés privées quotées en bourse/fonds de pension; du droit d'asile remodifié ou de l'inexistence d'1 titre de séjour temporaire avec retour au pays obligatoire, sans naturalisation possible, délivrable aux exilés issus de lieux sous conflits politiques.

Que voulez-vous obtenir en nous adressant votre demande de jeu de rôle? Ne croyez-vous pas que nombre de CH ont déjà une idée de ce qu'est mettre les mains dans le cambouis international? pour ma part c'est en solo & de ma poche, sans staff ni mandat, à sortir des birmans sous la junte & tout le toutim jusqu'à leur arrivée & statut réfugiés obtenu en Australie, & j'en ai d'autres en stock ailleurs tel en Amérique latine. Le truc de ces échanges intra-réalités sont les conclusions, qui s'imposent plus fortement que de votre jeu imaginaire - savoir ce qu'aider veut dire est incontournable (ne trouvez-vous pas?) où s'applique l'équation: savoir ce qui est bon pour l'autre (& non pour votre image).

c'est ce que les syriens, au vu du faible nombre d'arrivants, appliquent et tant mieux, preuve du bon niveau intellectuel de ces réfugiés en cruel besoin, à la hauteur des forces nécessaires pour tenir. Cette maturité n'est pas présente dans la population des migrants économiques en vadrouille, qui nous tombent dessus en clandés.

Comme vous le soulignez, c'est le contrôle de l'ensemble du peuple syrien par la dictature sanglante des Assad soutenus d'une minorité alaouite, qui a été ébranlé par les syriens soulevés d'espoir démocratique de la vague du printemps arabe.
Que l'ONU ai ensuite autorisé le russe formé KGB-stasi à rejouer dans ce théâtre syrien la même tragique invasion militaire que les soviets avaient déployé en Afghanistan - fait de l'ONU un acteur responsable et coupable des bombardements, des villes détruites, de l'exode de la majorité des syriens.

Nous sommes en droit d'obliger l'ONU à assumer les conséquences de ses résolutions

donc les syriens ne viennent pas en Suisse. Mais c'est 1 masse de migrants en transhumance sociale que nous impose par une UE sans frontières, un Schengen II en discussion masquant l'absurdité des conventions Schengen & Dublin II, une ONU et son conseil de sécurité donnant autorisation de bombardements de villes entières et d'habitats civils, sans obligation de reconnaissance de dettes ni obligation de financement de reconstruction adjointe à leur accord, une ONU ronflant de son OIM aux résultats délirants: aide apporté à env 30'000 migrants/an

Vous ne leur rendez aucun service, à ne pas stopper l'immigration de dépendants sociaux, à les contraindre à une installation définitive. Pourquoi pas vous activer à contraindre les services d'immigration à refouler les demandeurs d'asile NEM du Maghréb? Effarant d'avoir ces délinquants, dealers vivre des associations subventionnées par nous - Maroc, Tunisie, Algérie refusent le retour des leurs

quant à la position des contribuables auxquels s'adresse votre demande, vous y pensez? Pas de renvois pour les déboutés, pas de poursuite pour les déboutés délinquants en fuite, leur nombre continue d'augmenter

Genève = +10'000 clandestins
le judiciaire genevois réfractaire à poursuivre les résidents en situation irrégulière, refuse la judiciarisation des situations illégales

ce milieu judiciaire est donc responsable et coupable de participer au travail au noir, de sciemment créer une situation frauduleuse et de créer une obligation de recours au travail clandestin

le truc de survie du moment se situe au niveau de la société civile, un macro-cosme dans 1 microcosme

Écrit par : divergente | 06/01/2017

Mes excuses à Geo. En effet, la réponse que je lui avais adressée était pour Roche. Donc acte. Petite confusion qui n'affecte en rien le contenu de nos échanges.

Écrit par : Rolin Wavre | 06/01/2017

Réponse à divergente.

Je distingue en effet les migrants économiques, souvent d'Afrique (du nord) des réfugiés. Donc tout ce que vous reprochez à mon texte en prenant les migrants non réfugiés est hors de mon sujet. J'ai écrit que le renvoi ne me paraissait pas illégitime dans ces cas-là.

Ensuite, le nombre relativement faible de Syriens montre bien qu'ils n'ont pas vraiment envie de venir en Europe. La très grande majorité est restée à proximité de chez eux. On oublie souvent que les gens sont très attachés à LEUR lieu de naissance, même misérable et que le rêve de la grande ville développée n'est de loin pas celui de la majorité. L'attachement à leur culture et à leur environnement naturel est souvent fort même si NOUS n'aimerions pas y vivre.

Vous soulignez les faiblesses dans l'application de Schengen, à juste titre. Je suis en effet un Européen convaincu, car nous n'arriverons à gérer ces vagues que en tant qu'Europe et certainement pas individuellement...

De la migration, nous en avons besoin, elle compense notre déficit démographique. Mais il faut qu'elle soit le plus compatible avec nos coutumes et notre mode de vie. Beaucoup de Syriens le sont et c'est surtout leur propre pays qui devrait se désoler de les perdre....

Écrit par : Rolin Wavre | 06/01/2017

Sur la Syrie, il faudrait tout de même revenir sur l'échec des NU et du HCR en particulier. Vu l'ampleur de l'exode de Syrie, il fallait aider très fortement la Turquie et la Jordanie à organiser une vie dans des camps fortement améliorés. L'inénarrable Manon Schick veut nous faire croire que la plupart des réfugiés syriens arrivant en Europe font partie de l'élite. Tous médecins, enseignants et ingénieurs. Prenons-la au mot : où sont les pauvres ? Dans les deux pays que j'ai cités. N'auraient-ils pas besoin de médecins, d'enseignants, d'ingénieurs ou s'agit-il à tout prix de faire fonctionner les éternels french doctor associés aux enfants de la gentry genevoise qui font joujou à la raide crosse ?
Les NU ont une fois de plus démontré leur incurie, leur incompétence et leur inutilité. Là est le scandale.

Écrit par : Géo | 06/01/2017

En tout cas la mesquinerie paraît très développée chez certains commentateurs. Tel par exemple le très helvète "Miloslav Leku".

En effet, son fameux Bokassa, pillait plutôt son pays pour déposer et exporter celle-ci en Europe au détriment de la population centrafricaine.

Écrit par : Halluciné | 06/01/2017

La migration d'origine d'origine chrétienne n'a pas posé de problème et a eu un impact positif sur le développement de notre société, je ne suis pas certain que la migration d'origine musulmane aie le même impact. Je me réfère aux problèmes rencontrés par notre proche voisin qui paie de plus en plu cher sa cohabitation avec cette migration.

Écrit par : norbert maendly | 07/01/2017

Monsieur, contrairement à bon nombre de populations, nous avons fait nos "révolutions" (notamment contre le pouvoir religieux) depuis longtemps et nous n'avons pas fuis en Afrique ou dans les pays musulmans.

Ceux qui viennent ou plutôt qui migrent, le font dans le but pour certains, d'imposer leur idéologie douteuse (religieuse et cause de leur fuite) en Europe, ne pas confondre.

Écrit par : Katia | 07/01/2017

Pour rappel, toutes compagnies pétrolières et gazières russes ont leurs sièges à Genève, pourtant la Russie bombarde avec des milliers de tonnes de bombes aveugles les quartiers d'Alep.

Écrit par : Katia | 07/01/2017

Réponse à Katia.

Merci pour votre commentaire. Il nous ouvre un champ de discussion très intéressant. En effet, vous avez raison, nous avons fait nos révolutions, religieuses et sociales il y a pas mal de temps. Pour ce qui est de la fuite, nos révolutions ont produit pas mal de départs à destination de régions où les populations n'ont pas eu beaucoup de choix que de laisser la place. La migration européenne dans les Amériques était en partie motivée par un exode suite à des conflits religieux.

Et le peuplement de l'Amérique du nord s'est fait sur le modèle de la migration économique que nous subissons actuellement. Au détriment de populations locales (aborigènes, "indiens") qui n'avaient pas les moyens de résister longtemps.

En Afrique et ailleurs, les Européens ont largement migré pour des raisons économiques et politiques. Et pour reprendre vos critiques contre les migrations actuelles, nos ancêtres qui partaient dans le Nouveau Monde avaient vaguement l'intention "d'imposer leur idéologie" à des populations qui n'ont pas trop eu le choix de l'accepter ou non. Je vous laisse apprécier si cette idéologie est douteuse ou non.

Ne me comprenez pas à l'envers : ce n'est pas parce que les Européens ont colonisé une bonne partie du Monde au moment de leur supériorité technique et militaire qu'il faut accepter de se laisser imposer des migrations insupportables par notre société. Mais qu'on ne vienne pas me dire que ce mouvement est une première dans l'Histoire. Ni culpabilisation ni naïveté.

Écrit par : Rolin Wavre | 07/01/2017

Revoyons l'histoire et observons que ceux qui partaient en Afrique pour ne citer qu'eux, étaient tous de gauche (déjà socialistes) et voulaient éduquer les pôvres enfants "illettrés".

A peine arrivés, ils n'avaient qu'une seule envie, "acquérir" des terres et ajouter à leurs noms des particules.

De là à dire, qu'ils partaient se réfugier en Afrique est un contre-sens, ils partaient dans une optique civilisatrice salvatrice.

Pour ce qui en est des Amériques, c'est plus compliqué, ils le faisaient pour la plupart du temps au nom de la couronne et à des fins uniquement lucratives et coloniales, je ne vois pas vraiment beaucoup de "réfugiés" dans ces formes d'invasions, hormis les siciliens et quelques ressortissants des crises conjoncturelles, le gros du travail était autre que "réfugiés".

De tous temps, les invasions ont modelés la face du monde, mais appelons un chat, un chat, et les musulmans ne viennent pas, pour 90% des cas, se réfugiés, ils accourent vers un monde envié sans pour autant vouloir se conformer aux us et coutumes, voir imposer les idéologies qu'ils déclarent fuir.

Le double language, une main devant et une main derrière, dans ce sens, Zemmour a entièrement raison.

Écrit par : Katia | 07/01/2017

Réponse à Katia (la mise en ligne a un peu tardé, je ne passe pas mon temps sur internet, heureusement).

La très grande majorité des migrants européens étaient avant tout des migrants économiques, et très partiellement des réfugiés de guerres. Nombreux étaient d'ailleurs des bannis ou des fugitifs suite à des crimes de droit commun...

Gauche, droite ? Pas très convaincu de la distinction, à l'époque en tout cas.

Pour ce qui est du respect des coutumes du pays d'arrivée ou d'accueil, je ne cèderai pas : il est indispensable, quelles que soient les intentions des migrants/ réfugiés.

Écrit par : Rolin Wavre | 08/01/2017

Monsieur Wavre, ne remontons pas trop en arrière dans les invasions ou les migrations, regardons celle qui concernent les pays des migrants qui sont en cause dans cette discussions, ce sera plus simple.

Lorsque, par exemple, la France s'est installée en Afrique du nord, il faut savoir que ces régions étaient déjà en bonne partie, occupées par les ottomans et que les nord-africains ont accueillis positivement l'arrivée des français, ils étaient le symbole des lumières et également porteur d'un message porteur vis-à-vis de l'obscurantisme répandu tout autant par les ottomans que les occidentaux.

La deuxième partie du 19ème siècle était prometteuse de progrès et d'avances technologiques qui ne laissaient pas les nord-africains indifférents. Ils portaient autant enthousiasme envers ces progrès que le firent les européens eux-mêmes. En 1865, la France sous le second empire, accorde la nationalité française aux algériens tout en admettant les coutumes religieuses musulmanes, c'est à dire que le "khanoun" est toujours pratiqué et nous pouvons parler d'une "occupation" largement consentie, voir demandée !

Bon, les choses étaient malgré tout un peu plus compliquée que ce que j'expose en ces quelques ligne, mais il serait erroné de comparer la colonisation française, en l'occurrence, avec une forme d'invasion.

D'autre par la France traversait également de son coté, de grands changement, notamment lors du passage entre la fin du second empire et la 3ème république, beaucoup de bouleversements ont changés les données, mais sans pour autant déranger les populations musulmanes qui avaient au contraire grandement appréciée la fin des guerres tribales et l'insécurité provoquée par des pratiques parfois semblables à ce que l'Europe vit actuellement.

Autre détail, en 1850 le nombre de français présents en Algérie ne dépassait pas 60'000 sur 2,5 millions d'algériens, soit moins de 2,5% de la population totale, il y a avait aussi 40'000 espagnoles, mais c'est plus compliqué.

Donc, nous ne pouvons plus parler d'invasion, même si 30 ans plus tard (1880), les français représentait 8% de la population et je le répète, les algériens étaient ravis de la présence française.

Les mouvements d'indépendances sont apparus seulement vers la fin de la 2ème guerre mondiale et cela pour des raisons plutôt liées à une autre influence coloniale encore bien présente en Algérie et je parle de la Russie, Russie qui contrôle 100% des ventes du gaz algérien.

De plus, la France, non sans coups-bas, n'a néanmoins pas traîné, moins de 18 ans après l'apparition des premiers mouvements d'indépendance, la présence française a quitté l'Algérie.

En ce moment, en Europe, nous assistons à une invasion, ne pas confondre, de plus une forme d'invasion bien connue dans l'histoire des stratégies de guerres ; celle consistant à déplacer des populations et en imposant des pratiques culturelles et cultuelles. Ces dernières provoquant de sérieux dérèglements démographiques cela sans marquer une volonté de s'arrêter.

En France, la population musulmane est très largement sous-estimée, l'une des raisons est que la France s'interdit de faire des statistiques, mais certaines estiment le nombre de musulmans présents en France à plus de 12 millions, ce qui représente plus de 20% de la population nationale. Certaines prisons sont occupées par plus de 80% de détenus musulmans, sans parler des innombrables zones dites "de risques" et dans lesquelles les polices n'ont plus aucune sorte d'influence.

Monsieur Wavre, même si vous avez connu beaucoup de lieux chauds de cette planète, je sais que vous refuseriez de venir avec moi dans les banlieues proche de la Suisse, comme celles de Grenoble et de Lyon.

Alors en réponse à votre entête, venez avec moi et "échanger les places, juste pour voir".

Mais je sais que vous allez refuser.

Écrit par : Katia | 08/01/2017

Il semble que cette "noble" invite "d'échanger de place" est à sens unique ?

Écrit par : Katia | 11/01/2017

Réponse à Katia.
Pas du tout. Je crois avoir expliqué dans une réponse précédente qu'il y avait des obligations claires pour les réfugiés de se conformer aux coutumes du pays d'accueil. Il me semble que j'avais élaboré autour du principe d'hospitalité et de respect de l'hôte.

Mon invite, que je vous remercie de qualifier de "noble", bien que les guillemets soient peut-être lourds de sous-entendus, répondait à certains qui semblaient considérer les réfugiés uniquement comme une source de problème sans saisir ce que veut dire être contraint de fuir son chez-soi, avec presque rien et dans le danger.

Écrit par : Rolin Wavre | 11/01/2017

@Rolin Wavre
Je ne peux m'empêcher ce vous féliciter pour la manière courtoise, ferme mais argumentée dont vous répondez à toutes les interventions. De ce point de vue, et quoique l'on pense de vos prises de positions, elle elle est un modèle que l'on aimerait bien voir appliqué plus souvent sur ces blogs. Pas d'agressions, pas d'insultes (même sous forme de sous-entendus), mais rappels des termes et des arguments avancés et réponses sur tous les points soulevés. On se défoule moins, mais on pense plus.

Écrit par : Mère-Grand | 12/01/2017

Merci à Mère-Grand pour son aimable commentaire.
Heureusement, sur ce débat pour tant animé, je n'ai pas eu a bloquer de commentaire pour des motifs de vulgarité ou d'insultes. Juste un parce que hors-sujet.

Écrit par : Rolin Wavre | 12/01/2017

"De la migration, nous en avons besoin, elle compense notre déficit démographique. Mais il faut qu'elle soit le plus compatible avec nos coutumes et notre mode de vie. Beaucoup de Syriens le sont et c'est surtout leur propre pays qui devrait se désoler de les perdre...."
Je suis proprement sidéré de lire ce que vous avez écrit ici. Vous ne vous posez pas la question du pourquoi du "déficit démocratique" ni sur le fait que cela pourrait être une bonne chose. Ne devriez-vous pas vous poser la question de savoir où va nous mener une croissance démographique illimitée?
Vous ne semblez pas désolé que la Syrie perdent des personnes qui seraient compatibles avec nos mœurs (en conséquence des chrétiens ou des laïcs): comment appelez-vous le fait de profiter du malheur d'autrui? N'est-ce pas du cynisme de vouloir profiter du malheur d'autrui pour résoudre un (soi-disant) problème local? Le cas du Japon est exemplaire: déficit démographique chronique et pas d'immigration de masse.
Vous savez pertinemment que s'il n'y avait que les réfugiés syriens qui frappaient aux portes de l'Europe, cela ne serait pas un problème vu que la très grande majorité de ces réfugiés sont en Turquie, au Liban ou en Jordanie et qu'ils voudront retourner chez eux quand la paix sera revenue (à noter qu'en soutenant les djihadistes au lieu de soutenir le gouvernement syrien, certains pays européens et leurs alliés du Golfe retardent tout retour rapide à la paix). Les 85% des migrants au moins ne sont pas des réfugiés. Il y a notamment un trafic de faux passeports dont se munissent des maghrébins.
Question: ce qui est valable pour Israël et pour l'Arabie saoudite, à savoir le refus d'accueillir des réfugiés, pourquoi ne le serait-il pas pour nous aussi?
Et à propos de lâcheté: comment appelez-vous ces migrants qui agressent sexuellement les femmes, voire les violent et les tuent? Vous savez très bien qu'ils ne sont pas renvoyés, et que la police allemande a reçu des consignes pour ne pas diffuser d'information sur les crimes et délits commis par ces migrants.
Et toujours à propos de soi-disant réfugiés: plusieurs migrants (avec famille!) découvrant que leurs conditions en Europe n'étaient pas aussi bonnes qu'anticipées ont décidé de retourner chez eux. Preuve était faite qu'ils se sont présentés comme de faux réfugiés et de vrais migrants.
Alors à la place de qui faut-il se mettre selon vous? Car tout au long de votre billet, vous confondez réfugiés et migrants. Autour des enclaves espagnoles au Maroc, ce sont des migrants (pas de femmes ni d'enfants pour franchir les barbelés, mais des hommes jeunes prêts à toutes les violences). Mais vous ne vous posez pas la question de savoir pourquoi ils migrent. Quelles sont les responsabilités? De la même manière qui est responsable du chaos qui règne dans plusieurs pays et qui n'en assume aucune conséquence?
Je vous signale en outre que Genève en cas de conflit est une ville ouverte et que donc elle ne pourrait être "assiégée". Je trouve hypocrite de prétendre vouloir se mettre à la place de quelqu'un d'autre en inventant des situations délirantes.
Et au cas où vous l'auriez oublié Alep, pardon Genève, a été libérée après moins de cinq ans de siège, grâce aux forces lombardes et alémaniques aidées par les bombardements français. A moins que vous ne vouliez prendre la défense des djihadistes:
https://www.les-crises.fr/des-rebelles-syriens-moderes-ont-decapite-un-enfant/

Écrit par : Justice | 12/01/2017

En conclusion et sans vouloir verser dans le style fromager qui semble tant flatter les autosatisfactions biens plus coriaces que les biens-pensances, j'ajouterais que ce que Monsieur Wavre décrie coté occidental au travers de son passé colonial, il le magnifie coté migrants coté actualité, migrants, qui ne sont, contrairement à la tournure pratiquée, de loin, pas tous des réfugiés.

Ce qui est valable, l'est pour l'autre et cela bien au delà des adjectifs trafiqués par biens des politiques et ses médias influencés.

Si parmi nous, certains tentent de justifier l'invasion qui touche l'Europe au nom de culpabilités passées et souvent faussement interprétées, ce n'est que le signe d'un cycle continu oeuvrant pour la répétition et le maintien d'erreurs qui ne s'effacent pas au travers de répétitions.

Écrit par : Katia | 13/01/2017

Réponse à Katia.
Je ne cherche ni à décrier ni à magnifier, mais remettre en perspective une vision (pas forcément la vôtre d'ailleurs), où nous (l'Occident, le Nord ou l'aire judéo-chrétienne) est placée systématiquement du côté des bons ou des justes, alors que l'on ne donne comme reflet du reste du monde que les régimes non-démocratiques quand ce n'est pas les dictatures, les guerres et les massacres, et actuellement, des éléments qui se réclament, à mon avis, d'une déformation de l'islam. Un ouvrage récent de Joseph Macé-Scaron (l'horreur religieuse, Plon) expose quelques dizaines de versets issus des principaux textes religieux. De ces citations, certains tireront une justification de comportements violents ou exclusifs de l'autre, d'autres une raison de condamner en bloc les religions.

Sur les migrants, un terme assez général et souvent mal utilisé, je crois avoir distingué dans une réponse précédente la catégorie des migrants économiques, dont l'acceptation par nous dépend de politiques que nous nous donnons et des réfugiés dont le sort est réglé par la Convention de 1951 et relève non d'une politique mais largement de droits. Je note encore que le statut de réfugié est et devrait être par nature provisoire, puisque dans tous les cas la question du retour doit se poser. Dans certains cas, il n'en est plus question parce que trop de temps s'est écoulé ou que les raisons qui ont provoqué l'exil n'ont pas cessé.

Sur la culpabilité, je ne m'y retrouve pas vraiment, bien que cela existe dans certains cercles d'une certaine gauche et que certains descendants de colonisé cherchent à l'utiliser également. Ce n'est pas ce sentiment qui me pousse à adopter ces postions mais la nécessité d'illustrer le fait que nos ancêtres européens qui sont partis aux colonies étaient souvent armés d'idées et de motivations qu'une très large majorité de l'opinion publique actuelle trouverait politiquement très incorrecte : évangelisation, apporter "la civilisation", ou simple recherche de richesses (or, argent, épices) sur un modèle économique bien loin d'une logique d'échange. En résumé, je trouve que condamner en bloc ceux qui arrivent chez nous parce qu'ils ont en tête des idées qui ressemblent un peu à celles que nous ancêtres avaient il y a quelques siècle est un peu trop simple.

Par contre, il est nécessaire de mettre des limites et un cadre très clair aux migrants (économiques quand ils sont acceptés, et réfugiés) sur la manière dont leur séjour et leur éventuelle installation et intégration doit se faire. De ce point de vue, je trouve que l'apprentissage de nos langues, le respect des coutumes et de notre culture est essentiel et non négociable. Par exemple, je trouve que la présence d'imams totalement étrangers à la Suisse et ignorant même de la langue est inacceptable.

Écrit par : Rolin Wavre | 14/01/2017

Puisque le temps entre l'écriture et la publication est volontairement rallongé, ne me dites pas que vous ne lisez pas vos mails moins de 5 fois par jour.

Je vais quand même ajouter une touche féminine dans cette invite à "échanger les places juste pour voir".

Nous le savons, la vague d'immigration dont nous parlons est composée à 99% de musulmans, c'est un mystère pour personne.

Lors du précédent réveillon 2015-2016, à Frankfort, en quelques heures, plus de 120 femmes ont subit des viols et des actes de violences, ayant hospitaliser quelques unes, à plusieurs semaines d'hospitalisation.

Si j'était un homme, non, je ne voudrait pas "échanger les places, (même) juste pour voir".

Sauf pour des psychopathes sociopathes avérés, le viol n'est pas acceptable dans notre société, sauf peut être pour quelques politiques qui ont d'ailleurs cherchés à occulté et qui continue de censurer les exactions encore commises dans nos pays et cela au quotidien.

Donc, Monsieur Wavre, je le sais, jamais vous n'accepteriez de considérer les femmes telles qu'elles le sont dans pays générant ces vagues de migrations calculées.

Écrit par : Katia | 14/01/2017

A Katia (2).
Je ne rallonge pas les délais à plaisir. Mais je refuse d'être l'esclave de ma boîte mail. Ce samedi, je ne l'ai consultée que vers 16h00. Je préférerais nettement me passer de valider chaque commentaire mais les expériences passées ont montré malheureusement que c'était impossible, tant les interventions insultantes ou hors sujet venaient polluer ce fil de discussion. Une conséquence logique de l'anonymat, que je regrette personnellement, bien que certains puissent argumenter intelligemment en faveur du principe de l'anonymat.

Une touche féminine est bienvenue. En effet, les exactions commises autour de la gare de Cologne il y a un an sont gravissimes, et semble-t-il largement attribuables à des hommes venus du Maghreb (donc, je ne note, ressortant de la branche "migration économique" plus que des "réfugiés").

Ces crimes sont inacceptables et fruits d'une conception tout aussi inacceptable de la femme dans les têtes de trop d'hommes élevés hors d'Europe. Le statut de la femme en terre d'islam pose en effet problème en ce XXIème siècle. Les femmes, tunisiennes les premières, mais aussi séoudiennes, ont été et sont au premier rang de ce combat. Mais les pratiques discriminantes ont la vie dure : l'excision est largement pratiquée par des femmes sur d'autres femmes, probablement sous la pression des hommes et de la société, l'imposition du voile aussi.

Mais pire encore, il est terrible d'entendre des femmes dire qu'elles choisissent de porter ces vêtements castrateurs parce qu'ils les protègent des hommes.

Mais ce n'est pas parce que la femme ne jouit pas d'un statut équitable dans ces contrées qu'il faut rejeter tout en bloc. Il faut se montrer intraitable envers les tentatives d'imposer ici ce que nous trouvons inacceptables ailleurs. Un reportage de Charlie Hebdo de cette semaine (4 pages entières) est d'ailleurs édifiant sur la perte de contrôle républicaine sur certains quartiers français. Vous voyez, je ne me cache pas derrière mon petit doigt.

J'ajouterais enfin que le statut de la femme n'est pas génial non plus en Asie non-islamique : la prostitution en Thailande, locale également puisque les thais "consomment" allègrement", les mariages forcés en Inde, etc.

Écrit par : Rolin Wavre | 14/01/2017

"De la migration, nous en avons besoin, elle compense notre déficit démographique. Mais il faut qu'elle soit le plus compatible avec nos coutumes et notre mode de vie. Beaucoup de Syriens le sont et c'est surtout leur propre pays qui devrait se désoler de les perdre...."
Je suis proprement sidéré de lire ce que vous avez écrit ici. Vous ne vous posez pas la question du pourquoi du "déficit démocratique" ni sur le fait que cela pourrait être une bonne chose. Ne devriez-vous pas vous poser la question de savoir où va nous mener une croissance démographique illimitée?
Vous ne semblez pas désolé que la Syrie perdent des personnes qui seraient compatibles avec nos mœurs (en conséquence des chrétiens ou des laïcs): comment appelez-vous le fait de profiter du malheur d'autrui? N'est-ce pas du cynisme de vouloir profiter du malheur d'autrui pour résoudre un (soi-disant) problème local? Le cas du Japon est exemplaire: déficit démographique chronique et pas d'immigration de masse.
Vous savez pertinemment que s'il n'y avait que les réfugiés syriens qui frappaient aux portes de l'Europe, cela ne serait pas un problème vu que la très grande majorité de ces réfugiés sont en Turquie, au Liban ou en Jordanie et qu'ils voudront retourner chez eux quand la paix sera revenue (à noter qu'en soutenant les djihadistes au lieu de soutenir le gouvernement syrien, certains pays européens et leurs alliés du Golfe retardent tout retour rapide à la paix). Les 85% des migrants au moins ne sont pas des réfugiés. Il y a notamment un trafic de faux passeports dont se munissent des maghrébins.
Question: ce qui est valable pour Israël et pour l'Arabie saoudite, à savoir le refus d'accueillir des réfugiés, pourquoi ne le serait-il pas pour nous aussi?
Et à propos de lâcheté: comment appelez-vous ces migrants qui agressent sexuellement les femmes, voire les violent et les tuent? Vous savez très bien qu'ils ne sont pas renvoyés, et que la police allemande a reçu des consignes pour ne pas diffuser d'information sur les crimes et délits commis par ces migrants.
Et toujours à propos de soi-disant réfugiés: plusieurs migrants (avec famille!) découvrant que leurs conditions en Europe n'étaient pas aussi bonnes qu'anticipées ont décidé de retourner chez eux. Preuve était faite qu'ils se sont présentés comme de faux réfugiés et de vrais migrants.
Alors à la place de qui faut-il se mettre selon vous? Car tout au long de votre billet, vous confondez réfugiés et migrants. Autour des enclaves espagnoles au Maroc, ce sont des migrants (pas de femmes ni d'enfants pour franchir les barbelés, mais des hommes jeunes prêts à toutes les violences). Mais vous ne vous posez pas la question de savoir pourquoi ils migrent. Quelles sont les responsabilités? De la même manière qui est responsable du chaos qui règne dans plusieurs pays et qui n'en assume aucune conséquence?
Je vous signale en outre que Genève en cas de conflit est une ville ouverte et que donc elle ne pourrait être "assiégée". Je trouve hypocrite de prétendre vouloir se mettre à la place de quelqu'un d'autre en inventant des situations délirantes.
Et au cas où vous l'auriez oublié Alep, pardon Genève, a été libérée après moins de cinq ans de siège, grâce aux forces lombardes et alémaniques aidées par les bombardements français. A moins que vous ne vouliez prendre la défense des djihadistes:
https://www.les-crises.fr/des-rebelles-syriens-moderes-ont-decapite-un-enfant/

Écrit par : Justice | 14/01/2017

Justice, peut-on en vouloir aux envahisseur, car il faut bien reconnaître que ce terme semble plus approprier, effectivement pas pour les réfugiés syriens éduqués et réellement victimes d'une situation longtemps soutenue par la Suisse et l'Europe, n'oublions pas la présence de Bashar lors du défilé du 14 juillet 2008.

(Je voulais néanmoins rappeler aux lecteurs helvétiques que, tant Kadhafi que El Assad ont été particulièrement visé alors qu'ils venaient de transférer leurs comptes de Suisse vers des banques chinoises et russes.)

Donc en complément du commentaire de "Justice", la Turquie garde pour elle, bien que "république" islamiste, les laïques syriens et éventuellement les chrétiens, pour n'envoyer vers l'Europe que ceux qui affichent leur attachement à la charia.

Depuis quelques années, l'Europe tricote avec les contradictions comme certains pourraient conjuguer leurs valeurs avec des psychopathes atteints de schizophrénie.

Je reprend une citation de Claude Lévi-Strauss qui me revient au suivi de cette discussion ;

« En face de la bienveillance universelle du bouddhisme, du désir chrétien de dialogue, l’intolérance musulmane adopte une forme inconsciente chez ceux qui s’en rendent coupables ; car s’ils ne cherchent pas toujours, de façon brutale, à amener autrui à partager leur vérité, ils sont pourtant (et c’est plus grave) incapables de supporter l’existence d’autrui comme autrui. Le seul moyen pour eux de se mettre à l’abri du doute et de l’humiliation consiste dans une “néantisation” d’autrui, considéré comme témoin d’une autre foi et d’une autre conduite. La fraternité islamique est la converse d’une exclusive contre les infidèles qui ne peut s’avouer, puisque, en se reconnaissant comme telle, elle équivaudrait à le reconnaître eux-mêmes comme existants.

Grande religion qui se fonde moins sur l’évidence d’une révélation que sur l’impuissance à nouer des liens au-dehors. En face de la bienveillance universelle du bouddhisme, du désir chrétien de dialogue, l’intolérance musulmane adopte une forme insconsciente chez ceux qui s’en rendent coupables ; car s’ils ne cherchent pas toujours, de façon brutale, à amener autrui à partager leur vérité, ils sont pourtant (et c’est plus grave) incapables de supporter l’existence d’autrui comme autrui. Le seul moyen pour eux de se mettre à l’abri du doute et de l’humiliation consiste dans une "néantisation" d’autrui, considéré comme témoin d’une autre foi et d’une autre conduite. La fraternité islamique est la converse d’une exclusive contre les infidèles qui ne peut pas s’avouer, puisque, en se reconnaissant comme telle, elle équivaudrait à les reconnaître eux-mêmes comme existants."

Écrit par : Katia | 15/01/2017

Ce dont la presse ne parle pas :

Suisse : une fillette de 7 ans subit des sévices sexuels par un clandestin « sans-papiers »

La fillette a été accostée par un inconnu le 27 décembre en début de soirée. Il l’a conduite dans un lieu isolé et lui a fait subir «divers sévices d’ordre sexuel avant de lui rendre sa liberté», a indiqué la police cantonale valaisanne jeudi dans un communiqué.

Des cas semblables se comptent par milliers depuis que les vagues d'immigrations musulmanes envahissent l'Europe.

Écrit par : Katia | 23/01/2017

Mariages de mineurs célébrés aussi en Suisse

Plusieurs jeunes entre 14 et 17 ans ont été mariés de force. Certaines de ces unions illégales ont également été célébrées dans notre pays.

Écrit par : Katia | 29/01/2017

Suisse : les mariages religieux avec des mineures sont en hausse

Les autorités helvétiques constatent une augmentation du nombre de cas de mineures mariées avant leurs 16 ans. Plus de 20 unions ont été recensées l’an dernier.
Des représentants de la communauté musulmane ou chrétienne qui font fi du droit suisse en mariant des mineurs: le Service contre le mariage forcé s’inquiète de ces pratiques. L’an dernier, il a eu connaissance de 21 mariages religieux avec des jeunes filles âgées de 14 ans à 17 ans, à Berne, à Zurich ou à Soleure, relatait hier la NZZ am Sonntag . Dans la majeure partie des cas, il s’agissait d’adolescentes originaires de Syrie, d’Afghanistan, d’Irak, d’Erythrée, de Somalie, du Kosovo et de Macédoine. Mais trois cérémonies chrétiennes avec des mineures de la communauté rom ont aussi été signalées.

«C’est un nouveau défi»

«La tendance est en hausse. Elle s’explique par les nouvelles vagues d’immigration. C’est un nouveau défi», affirme Anu Sivaganesan, responsable du Service contre le mariage forcé, qui est actif dans toute la Suisse. Selon cette dernière, il y a beaucoup plus de cas que ceux qui sont déclarés à son service: les victimes n’osent pas se manifester par loyauté envers leur famille ou par peur. «En Suisse romande aussi le phénomène existe, c’est certain. Et cela concerne toutes les religions, pas seulement l’islam.»

Interdites par la loi, ces unions avec des mineurs violent aussi la primauté du mariage civil, rappelle Anu Sivaganesan. En Suisse, un mariage religieux n’est permis qu’après une cérémonie civile. Les personnes qui les célèbrent s’exposent à des sanctions. Si le mariage est forcé, ce qui est le cas la plupart du temps, il s’agit également de contrainte, passible d’une peine allant jusqu’à 3 ans de prison.

Cérémonie par téléphone

«Pour beaucoup de communautés, un mariage religieux revêt plus d’importance que des noces civiles, qui ne sont perçues que comme une démarche administrative. Il s’agit d’une manière de discipliner les jeunes filles, en les mariant tôt et en restreignant leur sexualité», explique Anu Sivaganesan. Elle rapporte la tenue de fêtes en présence de centaines d’invités. Dans d’autres cas, seul un petit nombre de convives a assisté au rituel. Le profil de la personne officiant à la célébration varie lui aussi. Il s’agit d’imams, mais aussi de personnes sans aucune qualification spéciale. Des religieux ont même célébré des unions par téléphone. Dans un cas, la fiancée se trouvait à Zurich et le fiancé en Angleterre.

Comment prévenir?

Comment prévenir ces cas? Le centre appelle les autorités à mieux informer les migrants de toute confession, ainsi que les représentants des communautés religieuses, sur le cadre juridique légal suisse, qu’ils ne connaissent pas forcément. Un travail de sensibilisation doit aussi être fait auprès des professionnels qui sont en contact avec des migrants, souligne Anu Sivaganesan. Et de citer l’exemple du mariage d’une requérante d’asile mineure: parmi les invités se trouvait celui qui avait été désigné comme sa personne de confiance.
Pascal Gemperli, président de l’Union vaudoise des associations musulmanes, dit ne pas avoir eu connaissance de cas, sans en exclure la probabilité. «Nous les condamnons fermement.» La solution? «Le problème est que n’importe qui peut s’autoproclamer imam et célébrer ces unions. Si la communauté musulmane était mieux structurée, en étant reconnue officiellement, nous pourrions recenser tous les imams et établir un cahier des charges clair. Une formation d’imam aiderait aussi.»

Écrit par : Katia | 31/01/2017

En fait Monsieur Wavre, vous avez créé ce blog pour afficher une sorte de propagande muette.

Écrit par : Katia | 31/01/2017

@Katia
Je crains de ne pas comprendre votre dernière intervention. Comme tous les blogs, celui-ci est destiné à communiquer sur des idées et des points de vue dans lesquels je crois. Dans ce sens, il n'est pas muet et n'a pas vocation à l'être. En plus d'exprimer mes points de vue, je fais place à ceux des autres (sauf insultes ou totalement hors sujet). Il y en a qui ne me plaisent pas du tout mais j'accepte de les publier parce que je pense qu'on doit contrer les idées par des idées, pas par un blocage technique.

Sur le mariage forcé :

Bien entendu, la pratique du mariage des mineures me déplait fortement, car il y a forte présomption d'absence de volonté de la part de la mariée, ce qui est inacceptable. Forcé, sous pression de la famille, de l'environnement social, de la "tradition". Ce sont des pratiques qui existent dans d'autres sociétés et que je ne peux pas soutenir tant elles sont contraire à notre conception de la liberté individuelle. Mais il faut savoir que cette conception est malheureusement (de notre point de vue) minoritaire dans le monde : pour beaucoup, le mariage est avant tout destiné à transmettre le patrimoine familial et assurer l'unité du groupe, la liberté de choix individuel, et les sentiments venant souvent loin derrière. A noter que le mariage sensé "réparer" les conséquences d'un viol est encore plus choquant.

Quand cela se passe chez nous, je pense que notre système juridique ne doit pas l'accepter. Sans concession. Libre à chacun de militer pour des changements de pratique dans les pays d'origine, comme beaucoup le font d'ailleurs contre l'excision, une autre pratique "traditionnelle"

Écrit par : Rolin Wavre | 01/02/2017

Vous ne faites que vous envelopper dans l'excuse victimaire, insultes et incivilités, mais de quoi parlez-vous ?

Vous alléguez : "Ce sont des pratiques qui existent dans d'autres sociétés", Monsieur, les exemples précités ne parlent pas d'autres sociétés, mais bien de la Suisse ou de l'Europe et vous incitez les occidentaux à prendre "leur" place.

Je ne parle pas des athées ou des semblants d'assimilation, je parle d'une vague inquiétante et très visible en Suisse et spécialement à Genève, ne nous égarons pas.

Écrit par : Katia | 02/02/2017

@Katia
J'ai à nouveau de la peine à comprendre votre dernier post. Le débat a commencé sur l'idée simple de se mettre à la place de l'autre (ici le réfugié). Pour le reste, je ne m'enveloppe dans aucune excuse victimaire, ni insulte ni incivilité. Ce n'est pas le style de la maison.

Écrit par : Rolin Wavre | 04/02/2017

Les commentaires sont fermés.