23/04/2017

Service public et innovation

La pression sur les budgets publics devrait nous obliger à être créatifs. Il faut sortir du débat fermé entre baisse des prestations et hausse de la fiscalité. Je suis certain qu'il existe des pistes alternatives. Un exemple intéressant nous est donnée par Avenir suisse dans un document sur les Services publics innovants*.

"Parce que les 60 habitants de Meientals (dans le canton d'Uri) sont coupés du monde extérieur par des avalanches une semaine par année, un tunnel à 15 millions de francs devrait être construit. Comme cela engendrait des coûts disproportionnés, la décision a été prise de mettre en place des navettes-hélicoptères. De nombreuses personnes ont droit à cette forme particulière de service public en cas d’avalanche, tels que les pendulaires pour raisons professionnelles, le médecin de famille, la sage-femme et, dans les cas urgents, le vétérinaire et l’inséminateur !"

De même, le maintien à tout prix de tous les offices portaux n'est pas une solution viable à long terme au vu de l'évolution du mode de vie. Je pense que l'offre combinée commerce local-service postal est une solution intéressante pour tous. Mais les expériences faites, par exemple dans ma commune de Chambésy ne semblent pas tout à fait convaincantes, tant pour les commerçants que pour les clients de la poste. Il y a certainement place pour une amélioration de cette articulation, sur le plan financier et de la formation, voire de la communication. En évitant les positions doctrinaires ou idéologiques, dans un sens comme dans l'autre. 

*http://www.avenir-suisse.ch/fr/65332/un-service-public-innovant/

Commentaires

Vous avez entierement raison, Monsieur Wavre. Autre piste alternative: gratuité des transports publics et limitation drastique de la bagnole en milieu urbain, ce qui permettra a beaucoup plus de ménages de ne pas s`encombrer de deux voitures, voire meme d`une et aussi diminuera sensiblement les frais de la santé -moins d`accidents, moins de pollution, cettte derniere a l`origine de maladies particulierement couteuses a soigner. Moins de bagnole signifie également plus d`argent dans la poche tant des collectivités que des particuliers, celui-ci pouvant etre dépensé au-moins en partie dans l`économie locale et donc contribuer a l`emploi local et, par contre-coup, a l`augmentation des recettes fiscales. Tout ca pour le prix de la simple gratuité des transports publics (qui, en soi déja, va générer plus d`emploi et donc de consommation et de recettes fiscales). Il faut bien-sur du courage politique pour aller a l`encontre des électeurs adorateurs de la bagnole et des lobbys de constructeurs autos. A remarquer que ces derniers s`arrangent pour payer un minimum d`impots et utilisent de moins en moins de main d`oeuvre humaine.

Écrit par : jean jarogh | 23/04/2017

(côté service public, entre autres)
Les genevois doivent contribuer aux élections fr par la mise à disposition de 5 lieux de vote: 3 collèges, l'école de commerce et la caserne des Vernets

De quel droit les français de GE ne se satisfont pas des urnes de leur consulat?

Qui a décidé d'attribuer 5 lieux publics de la place genevoise aux électeurs français?
Serait-ce une question de "culture genevoises"?

De quel droit les suisses devraient contribuer aux élections françaises ? Ou italiennes? Portugaises? russes?

Écrit par : divergente | 23/04/2017

Je suis d'accord sur le principe. Mais, comme vous le relevez dans l'exemple de votre commune, qui n'en est qu'un parmi tant d'autres, il s'agit de redéfinir la notion même de service public et peut-être la circonscrire à ce qui est vraiment nécessaire.
L'Etat doit-il encore être le garant de la livraison de paquets ? Les lettres, c'est fini, ou c'est pour le romantisme qui s'accommode certainement d'un délai.
Mais la véritable question, qui deviendra de plus en plus prégnante, est celle du profit. Car nous nous dirigeons vers une société d'abondance et donc d'une réduction drastique des marges de bénéfices. Et surtout vers la fin du travail qui sera assuré par la machine. Pas seulement pour les cols bleus, mais les blancs, préservés jusqu'à hier. Je suis sidéré par le retard du politique sur l'évolution technologique.

Écrit par : Pierre Jenni | 23/04/2017

Tout à fait d'accord. On a tendance à se focaliser sur la structure qui délivre la prestation (le tunnel, le bureau de poste) plutôt que sur le besoin auquel la prestation répond (besoin de se déplacer, de bénéficier de service postaux). Cela enferme le débat dans de bornes beaucoup trop étroites

Écrit par : Pierre Cormon | 24/04/2017

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