18/05/2017

Lulu dans ma rue

Je suis tombé aujourd'hui sur un système de "conciergerie de rue", lancé à Paris dans le 4ème arrondissement en 2015. Des coups de main fournis contre paiement par des gens du quartier, connus de votre "concierge de rue" installé dans un kiosque ou atteignable par mail et téléphone. Utile pour ceux qui ont besoin d'une expertise, de gros bras pour un bref moment, pratique pour ceux qui veulent donner un coup de main et en tirer un revenu annexe. Objectif affiché : maintenir un lien interpersonnel et social dans la quartier. Selon le site, le travail est 100% déclaré et assuré. Note : les gros bras, c'est plutôt pour descendre une armoire que pour retoucher le portrait d'un voisin désagréable...

J'y vois plutôt une démarche intéressante. Uberisation ? Probablement un peu, avec un risque d'abus. Mais ce système a l'avantage de la souplesse et il répond à une évolution de la société. On peut choisir de l'ignorer, au risque de se la voir imposer sans nuance, ou d'encadrer pour en limiter les inévitables dérives. 

Commentaires

Vous effleurez ici la révolution en route qui ne devrait pas porter le nom d'ubérisation.
Uber n'est qu'un intermédiaire qui surfe abusivement sur le concept d'économie de partage. Le véritable changement arrive plus vite qu'on ne le pense avec les blockchains qui permettent le P2P et la décentralisation.
Alors nous pourrons tous développer des profils ou des avatars qui nous permettent de mettre à profit nos qualités souvent bien plus vastes que la seule formation professionnelle.
J'écrirai prochainement un billet à ce sujet qui ouvre des portes inimaginables et qui pourrait bien m'obliger à revoir mes inquiétudes au sujet de la fin du travail.
En revanche, je reste très réservé sur l'avenir du système financier puisque les principaux acteurs n'ont tiré aucune leçon des CDS et la crise de 2008. Je prévois sans trop m'engager une explosion du système monétaire et le repli sur les cryptomonnaies.
Mais je sais que je parle martien ici et que je suis un très mauvais ambassadeur de la révolution numérique. C'est un feeling, et il est positif, optimiste. Comme votre billet.

Écrit par : Pierre Jenni | 18/05/2017

"c'est plutôt pour descendre une armoire que pour retoucher le portrait d'un voisin désagréable..."
Cela se passe pendant la guerre d'Algérie. Une section a pris d'assaut une colline sous les ordres du lieutenant resté en bas avec ses jumelles. L'opération est un succès, le sergent annonce qu'ils ont fait un prisonnier et demande quelles sont les instructions. "Descendez-le", dit le lieutenant. Et il entend une rafale de mitraillette...
L'histoire ne dit si le fellagha était une armoire. Vos concierges sont aussi doués pour la restauration de peintures ?

Écrit par : Géo | 18/05/2017

Pas compris "Lulu". L'alouette ?

Écrit par : Géo | 18/05/2017

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