06/06/2017

Sexisme ordinaire et extraordinaire

Par rapport à la situation en Syrie ou aux attentats de Londres, le comportement du jeune tennisman Maxime Hamou cette semaine à Roland-Garros peut paraître bien innocent. Il ne l'est pourtant pas. Parce que la comparaison de ces situations n'est pas pertinente. 

Le sexisme ordinaire doit être combattu parce qu'il s'insinue dans les esprits : celui des victimes ordinaires qu'il confine dans leur statut et dans celui des abuseurs ordinaires qui se sentent confortés par l'habitude et une certaine mansuétude. Impression renforcée par l'approbation qu'a semblé démontrer l'attitude scandaleuse des chroniqueurs d'Eurosport, Henri Lecomte en tête. Condamnable partout, ce sexisme devient extraordinaire quand il est commis en public et en direct à la télévision. On s'étonnera ensuite que d'autres imbéciles se sentent autorisés à le pratiquer à l'école, dans les halls d'immeubles, dans le métro ou dans la rue. Il ne faut rien laisser passer, jamais, comme l'a utilement souligné la nouvelle ministre des sports, Laura Flessel.

https://www.letemps.ch/opinions/2017/05/31/maxime-hamou-geste-sexiste