26/06/2017

Macron est bien le dernier à blâmer pour l'abstention

C'est classique : les personnes présentes à une réunion se voient souvent reprocher l'absence des autres. C'est plus facile d'exprimer un reproche aux présents qu'aux absents ! Idem en France. De nombreux analystes (et ses adversaires plus encore, mais c'est de bonne guerre) reprochent à La République En Marche le très haut niveau d'abstention enregistré aux législatives de mai. C'est fondamentalement faux : ceux qui ont découragé les électeurs d'aller aux urnes, c'est bien ceux qui ont géré la politique ces dernières décennies, non ? Le sentiment que rien ne change, que les même vieux politiciens s'accrochent à leurs mandats et en oublient de réfléchir ou d'entendre ce que la société réclame à grands cris. 

Reprocher cela au seul mouvement qui apporte vraiment du neuf dans le paysage politique français, sur le fond et la forme, est d'assez mauvaise foi. L'enchaînement des primaires et des élections qui ont fini par lasser, c'était le projet des anciens appareils, avec un seul but : assurer un Sarkozy-Hollande en finale. Franchement, ça paraît tellement loin de ce qu'on vit actuellement.