12/03/2018

Annonces et prévisions en politique

 Inscrire au budget une somme « prévoyant » le montant encaissé au titre des amendes d’ordre m’a toujours dérangé. Je comprends la logique comptable qui veut qu’on estime les rentrées au plus juste pour équilibrer le budget. Mais dans le cas des amendes, c’est une sorte de contresens philosophique et politique. Ce n’est pas un revenu comme un autre mais la sanction d’une infraction. Son objectif est de dissuader le citoyen de la commettre. L’amende a donc pour objectif sa propre réduction et idéalement sa propre disparition. Elle devrait donc être un revenu aléatoire sur lequel l’Etat ne doit pas compter pour son financement régulier.

Dans le même ordre d’idées, voir un gouvernement ou une entreprise annoncer un « objectif » de licenciements m’a toujours déplu. D’abord parce qu’il s’agit d’humains et que derrière chaque suppression de poste se cache souvent un drame personnel ou familial. Ensuite parce que le sort d’un poste de travail devrait être la conséquence d’une évaluation, d’une réorganisation ou d’une réforme réfléchie sous tous ses aspects mais pas la simple exécution d’un objectif chiffré de réduction préalablement fixé. Je n’aime pas mettre la charrue avant les bœufs. Surtout s’il s’agit d’êtres humains.

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