11/07/2013

Pêche et subventions publiques : effets pervers

Le Nouvel Observateur vient de publier dans son numéro du 4 juillet 2013 une grande enquête basée sur un rapport de la Cour des Comptes française datant de 2010 et, semble-t-il soigneusement caché à ceux à qui il était destiné de même qu'à la presse. Il conclut que le montant des subventions accordées à la pêche professionnelle française est presque équivalent au chiffre d'affaire total de la dite pêche.

Quand on sait que de nombreuses espèces de poissons voient leur stocks baisser dramatiquement, on peut s'inquiéter de ce système pervers. Et on apprend ce jeudi 11 juillet, en pleine période de vacances, que la Commission de la Pêche de l'UE vient de rétablir les subventions à la construction de navires de pêche professionnelle. Un véritable non-sens au moment où le secteur entier de la pêche devrait être revu entièrement et rendu viable sur le long terme, tant sur le plan écologique que social et économique. Aider à la construction de nouveau outils de pêche va tuer ce secteur entier, en tout cas sur les côtes de notre vieille Europe pour le seul bénéfice de quelques uns.

C'est le jeu des lobbies qui a encore permis d'atteindre ce résultat dramatique, au coeur de l'été, quand les attentions sont tournées vers la plage, l'apéro et le Tour de France, mais certainement pas vers le triste sort des océans au bord desquels certains d'entre nous se grillent actuellement l'épiderme (avec protection, espérons-le !).

15/05/2013

Le libéralisme ne doit pas tolérer ca

Le progrès est entouré d’une aura positive. Dans le dossier alimentaire et en particulier celui des semences génétiquement modifiées, je me demande s’il va vraiment dans le bon sens. 

Toujours présentées comme étant dans l’intérêt du monde, du paysan ou du consommateur, les modifications génétiques du vivant, rapidement et logiquement suivies du dépôt de brevets, nous entrainent sur des voies inquiétantes.

La recherche est nécessaire, certaines évolutions sont intéressantes mais la plus grande prudence est de mise. Parce qu’on ne connaît pas les conséquences à long terme et en particulier sur l’homme des gènes modifiés introduits dans notre alimentation et celle du bétail. Mais aussi parce qu’on laisse quelques firmes très puissantes et très opaques déposer  des brevets sur le vivant et donc sur notre alimentation.

Peut-on compter sur l’autodiscipline  et sur l’éthique d’entreprises devenues impersonnelles et où la traçabilité des responsabilités est n’est plus garantie, tout comme celle de leurs produits ?

Bien qu’il s’en défende depuis 1999, mais de plus en plus mollement selon son propre « 2005 Pledge Report » (p. 29), Monsanto commercialise des semences stériles, que le producteur est contraint de racheter chaque année. Il arrive que l’agriculteur soit obligé d’acheter chaque année une substance qui « active » le gène de croissance des semences de la deuxième génération.

C’est une logique purement économique qui rend le client captif d’un mécanisme agro-alimentaire qui le dépasse. Un choix responsable ne peut s’exercer que si l’information est vraiment disponible et si des alternatives existent.

Je pense que le libéralisme véritable ne peut pas se rendre complice de constructions commerciales qui mettent en danger notre environnement végétal, voire génétique, mais aussi la survie économiques des producteurs.

Comme consommateur, comme citoyen ou peut être bientôt comme responsable politique, je ne veux pas de cette logique. Je veux manger des produits qui ont aussi peu voyagé que possible. S’il s’agit de produits préparés ou qu’ils viennent de loin (cela peut arriver), je veux de la traçabilité et de la transparence sur leur origine et leur composition.

J’aimerais aussi que mes achats permettent de rétribuer correctement le travail du producteur. Comme dans d’autres domaines, la confiance dans le commerce alimentaire ne se décrète pas, elle se mérite.

Rolin Wavre, ancien secrétaire général du PLR Genève

Candidat au Grand Conseil

 

Publié dans la Tribune de Genève le 3 mai 2013

20/07/2010

Ecologie et réalité

L’écologie moderne est pragmatique. Elle ne s’embarrasse pas de dogmes ni d’idées toutes faites. Elle s’adapte au monde réel contrairement à certains fondamentalistes qui vivent dans un monde qui ressemble au «Manège enchanté » (pour les + de 40 ans) ou qui cherchent à nous renvoyer au Moyen-Age. L’humain étant ce qu’il est, c’est folie que de songer revenir en arrière par la contrainte du citoyen. Peut-être la nature nous forcera-t-elle un jour, lointain je l’espère, à changer drastiquement nos modes de vie, d’une manière brutale et catastrophique. L’éveil soudain et violent de ce volcan islandais et imprononçable nous l’a utilement rappelé, sans trop de frais cette fois.

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15/09/2008

Ecologie Libérale prend de la hauteur

Charte des candidats et candidates soutenus par Ecologie Libérale - Elections à la Constituante 2008 - Genève


Penser l’écologie et l’économie comme des alliées dans la durée.

Ecologie libérale réconcilie la droite et le centre droit avec l'écologie. Parce que l’économie de notre pays a tout à y gagner. Parce que notre avenir dépend d’un meilleur équilibre entre ces pôles qu’il convient de rapprocher et non d’opposer. Voici donc quelques points fondamentaux sur lesquels nous voulons diriger nos énergies:

Le climat est un souci majeur. Nous devons mettre en place des solutions qui encouragent la responsabilité individuelle et valorisent les efforts de chacune et chacun. Nous soutenons le principe du pollueur-payeur, notamment dans les domaines de l’air et de l’eau.
L'approvisionnement en énergie et son coût sont devenus des problèmes cruciaux. Le nucléaire n'est pas la solution à notre dépendance énergétique (produit à l’étranger, l’uranium viendra aussi à manquer d’ici quelques décennies), ni au problème du réchauffement climatique. Lorsque l’ensemble des coûts qu’il occasionne sont comptabilisés, le nucléaire n’apporte pas d’alternative au prix croissant de l’énergie fossile. De graves problèmes ne sont pas résolus, notamment le stockage des déchets à long terme.

Il faut se tourner résolument vers une société qui allie l'efficacité énergétique, les économies d'énergie et les énergies renouvelables. Cette option garantit notre confort tout en assurant une réelle mise en place de mesures concrètes qui tiennent compte des nécessités écologiques autant que des contraintes économiques.

La mobilité individuelle ne doit pas être opposée aux transports publics. Il faut créer des zones d'échange avantageuses entre ces deux modes de déplacement (parkings d'échange gratuits, Parc& Rail). Il est important d’encourager les citoyens qui font des choix responsables en optant pour des véhicules sobres et de pénaliser les autres, tout en maintenant une assiette fiscale neutre.

L'économie est un acteur essentiel dans le cadre de l'écologie. Les investissements consentis dans le domaine des économies d’énergie et du développement durable profitent directement à l’économie du pays. De nombreuses entreprises ont déjà compris l'intérêt qu'il y avait à consommer moins d'énergie. Il faut introduire une fiscalité écologique qui valorise ces entreprises responsables.

La forêt joue un rôle vital dans notre pays, elle garantit la sécurité de ses habitants et de leurs biens contre les dangers naturels. Elle participe à la protection de notre environnement, fournit des matériaux de base à nombre de nos activités économiques et offre des espaces indispensables à notre qualité de vie. La forêt et la filière bois méritent un meilleur soutien.

L'agriculture de proximité doit être soutenue. En favorisant les produits régionaux, nous améliorons la situation de nos paysans et contribuons à la sauvegarde de notre environnement et de notre attrait touristique. Cette conception participe également à la défense de valeurs culturelles importantes et à la promotion d’une alimentation plus équilibrée. La souveraineté alimentaire de chaque pays est garante de l’indépendance et indispensable pour assurer une alimentation décente à chacun dans le monde.

En règle générale, Ecologie Libérale privilégie les mesures incitatives chaque fois qu’elles sont efficaces. Des mesures contraignantes peuvent être proposées dès lors qu’elles paraissent seules à même d’atteindre l’objectif final. Elles sont précédées d’une période transitoire qui permet à l’économie et au citoyen de s’y préparer.


Thomas Buchi, Rolin Wavre, Murat Adler, Nadège Hirsch - Liste Radical ouverture
Jacques Fritz, Michel Muller, Antoine Orsini - Liste Libérale
Carmelo Lagana, Jean-Philippe Tercier - Liste PDC
Bertrand Reich, Enza Testa Haegi - Liste g(e)' avance

Pour en savoir plus : http://www.ecologieliberale.ch/index.html