17/05/2017

Douche froide ou torrent de contre-vérités ?

L’incroyable tous-ménages publié par les opposants à la stratégie énergétique 2015 devrait nous interpeller. On n’a jamais vu autant de contre-vérités concentrées en si peu de pages, à commencer par la « douche froide ». C’est justement si on suit les « nein-sager » qui sont aussi des « nein-macher » que l’on risque d’en prendre plein la figure. Ils ne proposent ni investissement, ni recherche, ni efforts d’efficacité énergétique, ni perspectives pour nos PME et nos artisans. Strictement RIEN.

Que veulent-ils au fond : nous faire consommer plus de mazout, plus de gaz ou d’uranium acheté à la Russie de Poutine ou au Kazakhstan. Et ils veulent garder la porte ouverte à leur cher vieux nucléaire fissuré qui tourne déjà à perte en Suisse et risque de conduire Toshiba suite à la faillite Westinghouse aux Etats-Unis. Sans parler d’EDF et d’Areva. Voulons-nous laisser à nos enfants une montagne de dettes et de déchets aussi nucléaires les uns que les autres ? A noter que la SE 2050 n’interdit absolument pas la recherche dans le domaine, contrairement à ce que disent les opposants. Mais la recherche la plus productive se trouve dans l’efficacité des panneaux solaires, le stockage et la distribution intelligente du courant électrique, la géothermie moyenne ou profonde, voire dans l’efficience des véhicules automobiles.

On nous décrit le tournant énergétique allemand comme un désastre. Pourtant, la part du charbon dans la production d’électricité du pays a baissé de 50 à 40% de 2003 à 2016 pendant que le nucléaire chutait de 27 à 13%. Il est donc faux d’affirmer que l’arrêt du nucléaire se fait grâce au retour du charbon. Pendant ce temps, les renouvelables sont passés de 7,5 à 29,5%. C’est donc que ça marche. On est très loin des mensonges des opposants à la SE 2050 !

Mensonges encore sur « les contraintes imposées par l’Etat ». Une double page d’outrances grossières qui prennent les citoyens pour des imbéciles : limitations des températures domestiques, interdictions d’utiliser des appareils ménagers ou de voyager ? Rien de tout ça ne figure dans la SE 2050. Elle catalyse les énergies positives de notre pays vers une recherche productive et une gestion moderne de nos ressources énergétiques.

Et le reste au débotté : augmentation du carburant : mensonge. Travaux obligatoires sur les immeubles : mensonge. Mille éoliennes, dont quelques unes au large des Pâquis, selon l’illustration du tous-ménages : intoxication grossière. J’ai gardé pour le dessert la fantaisiste somme de 3200.- par famille. Elle repose sur un plan que les Chambres ont expressément abandonné en 2016. C’est donc sans fondement et par pure mauvaise foi que les opposants la recyclent. C’est d’ailleurs la seule chose qu’ils recyclent…

Il faut donc clairement dire OUI le 21 mai prochain.

25/04/2017

Clip SUVA : indigne et inutile

En produisant un clip qui désigne le cycliste comme un cinglé qui roule comme un dingue, se prend une voiture en pleine figure et meurt (c'est bien fait, il n'y que ce qu'il mérite), la SUVA croit faire oeuvre de prévention. Elle se trompe. Elle aura juste contribué à renforcer l'hostilité contre les cyclistes et à les confiner dans un rôle d'accusé alors qu'ils sont les principales victimes des accidents de la route, avec les deux-roues motorisés.

Les statistiques utilisées par la SUVA sur la responsabilité dans les accidents sont faussées par le fait qu'on y inclut les accidents lors desquels les cyclistes tombent tout seuls et sont bien entendu les principaux responsables et victimes de la dite chute. Quand on ne retient que les accidents qui mettent plusieurs acteurs de la mobilité, la part de responsabilité des cyclistes tombe à 28% ! C'est l'Office fédéral des routes qui le dit dans son Analyse des accidents de vélo survenus entre 2005 et 2014 (*). On est très loin du cycliste irresponsable. Cela dit, il y en a qui se comportent mal, envers les piétons notamment. Ce n'est pas acceptable. Pour notre plus grand malheur, ils sont très visibles...

(*) https://www.astra.admin.ch/astra/fr/home/documentation/donnees-des-accidents-de-la-suisse/publications.html

 

04/05/2016

Alberta : la nature se vengerait-elle ?

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Etonnant, la ville canadienne de Fort Mc Murray est menacée par de dramatiques incendies de forêts est précisément le centre de la toute nouvelle et ravageuse industrie des pétroles de schiste de l'Alberta. Signe divin, si l'on y croit ou vengeance de la Nature ? Plusieurs reportages ont décrit ces derniers mois le fonctionnement de cette industrie qui dévaste une immense région des provinces peu peuplées de l'Ouest canadien. Pour le plus grand malheur de ce pays et la richesse à court terme de certains, il est assez peu peuplé pour que les ravages de cette prospection ne gênent directement qu'un nombre relativement peu important d'habitants. 

Cette ville qui compte plus de 80'000 habitants, actuellement en voie d'être évacués, ne comptait pas même 7000 habitants en 1970, population multipliée par quatre 15 ans plus tard, puis à nouveau par trois avec l'essor de cette nouvelle industrie. Rien n'indique pour l'instant que ces incendies aient un lien direct avec l'exploitation pétrolière et le saccage de la région. A surveiller.

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23/12/2015

Le climat, les catastrophes et le marché

Lentement, le monde commence à réaliser que le changement climatique et la pollution ne sont pas des questions réservées au 22ème siècle. Après nous le Déluge, vraiment ? Pas si sûr.

Au Sénégal, des habitations sont rongées par les vagues, des bâtiments de la côte atlantique française ne sont plus habitables et devraient finir par être mangées par la mer, nos Alpes restent terriblement vertes en ce Noel 2015. L'année dernière,  j'avais encore fait du VTT à 1800m d'altitude un 23 décembre et je recommencerai cette année. Le permafrost fond, les alpinistes peuvent se faire du souci pour leur terrain d'exercice. C'est bien plus dramatique dans un pays comme le Bengladesh où une grande partie de la population vie à quelques centimètres au dessus du niveau de la mer. La zone pratiquement plate du delta du Gange envahie par les eaux salées enverra sur les routes des millions de réfugiés climatiques. Et là, on ne parlera plus de quelques centaines d'îliens du pacifique mais des millions de pauvres, vivant dans une zone déjà très densément peuplée.  

A Paris, on s'est mis d'accord. Bravo à la diplomatie française. Ca vaut ce que ça vaut, mais il y a des signes nouveaux que de grands acteurs bougent. Les citadins chinois étouffent dans la pollution. Le site www.aqicn.org permet de suivre en direct les valeurs du Air Quality Index (AQI) dans des centaines de villes du monde. Les cités chinoisent descendent rarement au dessous de "unhealthy"... Les marchés financiers commencent à réagir, les gros investisseurs semblent se détourner des valeurs boursières irrespectueuses de l'environnement. La Californie sent la sécheresse arriver, la taille moyenne des voitures US baisse, les centrales solaires se multiplient, l'éolien de développe. C'est tard mais c'est bien. Un mélange de catastrophes et de bonne nouvelles pour cette fin d'année 2015.

02/10/2015

Cassis de Dijon, piège à ...

Il est dommage que le Parlement fédéral n'ait pas saisi l'occasion corriger une erreur qui date de 2010 : l'application aux produits alimentaires du principe du Cassis de Dijon. Une bonne idée à l'origine qui a eu pour la Suisse et en particulier son agriculture, des effets désastreux : la règle permet l'entrée libre en Suisse de produits qui respectent des normes légales dans l'un des autres Etats de l'UE. Cela permet à des produits de bien moindre qualité d'entrer sur le marché suisse et de casser les reins de nos producteurs qui font l'effort de produire de la qualité. La Fédération romande des Consommateurs (FRC), dont je préside la section genevoise, s'est battue à Berne pour qu'on corrige cette aberration afin que les consommateurs ne soient plus trompés sur la marchandise qu'il achètent. Elle n'a malheureusement pas (encore) été suivie.

Eliminer les entraves technique au commerce, oui, mais pas au détriment de la qualité et de notre agriculture. 

13/08/2015

Aéroport : la qualité d'abord

Qui n'avance pas recule. Les investissements dans notre aéroport international sont absolument nécessaires car le monde bouge. Des concurrents très performants se renforcent, les visiteurs de notre cité mais surtout ceux qui viennent pour des raisons professionnelles sont habitués à des conditions en constante amélioration. La Genève internationale, commerciale et diplomatique a absolument besoin d'un aéroport performant. Nous avons la chance d'en avoir un. Selon la newsletter de juillet de la Chambre de Commerce, l'AIG propose 134 destinations, 57 compagnies aériennes, 930 emplois directs et près de 10'000 emplois induits, un chiffre d'affaire de plus de 400 millions. C'est remarquable. Mais cela représente 187'596 mouvements en 2014. 

Je vis assez près de l'aéroport pour toujours l'entendre mais pas assez pour en souffrir vraiment. Par contre, pour des dizaines de milliers de nos concitoyens, l'AIG représente des nuisances ou très importantes. Nous n'avons pas le droit de l'oublier. Comme habitant de la rive droite, il est de mon devoir de prendre en compte cet aspect de notre développement pendant la campagne nationale de cet automne, et peut-être en tant que représentant qu'élu genevois. On va parler d'économie, de croissance, c'est normal. Pour notre aéroport, on devra aussi de se demander quelle croissance nous voulons. 

Croissance en qualité ou en quantité ? J'emploie souvent le terme de prospérité, qui implique en plus de l'aisance matérielle, une certaine qualité de vie, un égard pour la manière dont nous pouvons jouir des fruits de notre travail. Je précise que cette petite réflexion se limite aux nuisances directes. La pollution générée par le trafic aérien est une autre question plus large encore. 

Rapportée à l'AIG, la question peut se résumer ainsi : veut-on un 2ème vol hebdomadaire vers Peking, Seattle ou Djakarta, ou plutôt un 12ème vers Majorque ou Ibiza. Ou pire, ces vols tellement courts qu'on a à peine le temps de monter qu'il faut déjà préparer la descente. Ou encore, posée autrement, la question pourrait être : si nous avions un nombre limité de vols à disposition, à quelles destinations (et donc à quels usages) les consacrerions-nous ?

Hors de tout dogmatisme ou idéologie, la question mérite d'être posée à tous. Qu'ils soient ou non concernés par l'usage, les bénéfices ou les nuisances de notre aéroport. 

07/08/2015

Responsabilité sociale et environnementale - la Chine s'y met aussi

De plus en plus de nouvelles nous parviennent à propos des préoccupations environnementales des Chinois. Une pollution dramatique, des mouvements populaires et sociaux en croissance composent un cocktail intéressant du point du vue de l'Europe. Le gouvernement lui-même commence à mettre la pression sur ses entreprises les plus polluantes pour qu'elles prennent des mesures. Il n'y a pas si longtemps, les vrais niveaux de pollution de l'air dans les grandes villes étaient un tabou. C'est la pression internationale qui a contraint les autorités à lever le voile car les mesures officielles faisaient rire tout le monde. 

C'est une très bonne chose car la Suisse et l'Europe ne peuvent pas s'engager dans un Swiss ou European Polish sans fin qui verrait les normes imposées à nos seules entreprises nettement plus exigeantes que celles auxquelles doivent se plier leurs concurrents étrangers. Donner l'exemple, c'est bien, mais pas au point de se saborder !

A force de ne plus voir le ciel, les citoyens chinois ont bien fini par mette la pression sur leurs autorités, malgré le manque de démocratie, la corruption endémique et une certaine habitude de se plier sans discuter aux décisions de l'autorité. 

Je ne doute pas que les très nombreux touristes chinois et asiatiques en général auront fait quelques observations autour d'eux pendant leurs vacances en Europe. De l'aveu même de l'industrie du tourisme, ils voyagent de plus en plus nombreux de manière individuelle. Sans un guide bien intentionné pour leur cacher tous les "mauvais exemples" à ne pas rapporter chez eux. 

 

24/03/2014

Parkings en France : voir loin, penser large

Nous votons le 18 mai sur un crédit de quelque 3,1 millions pour contribuer à la construction de presque 1000 places parking relais sur territoire français, juste de l'autre côté de la frontière. Et certains, du côté de la droite nationaliste et conservatrice s'y opposent. Et pourtant, c'est une aubaine. Pour des raisons de pur marketing politique, UDC, MCG et PBD se placent dans une posture de rejet systématique. Pourtant, il n'y a presque que des avantages à dire oui, comme la majorité du Grand Conseil et le Conseil d'Etat. 

1. Nous manquons de place à Genève, les parkings en consomment beaucoup. Dans ce cas, le sol est fourni par la France. 

2. Nous voulons que ces véhicules n'encombrent pas nos routes d'accès et n'occupent pas les places de stationnement proches du centre ou ne jouent pas les voitures ventouse dans nos quartiers suburbains. Ces parkings permettent de les retenir loin de Genève. 

3. Nous voulons dépenser le produit de nos impôts avec parcimonie. Une place de stationnement nous coûte environs 3000 francs en France voisine, au moins le double si elle est construite en Suisse et 50 à 60'000 francs si elle est construite en sous-sol, ce qui est d'autant plus nécessaire que l'on s'approche du centre où le sol est rare et cher. 

4. Dans les cas sur lesquels nous votons le 18 mai, ce sont les communes françaises qui assurent l'entretien des parkings. 

5. Le plus intéressant, c'est que les dites communes françaises n'ont pas un intérêt fondamental à cette construction. C'est nous qui avons le plus à y gagner. 

Franchement, s'opposer à ce crédit, c'est vraiment faire preuve d'un manque de vision. Sommes-nous devenus aussi étroits d'esprit que la seule expression "dépenser des sous en France" hérisse le poil d'une majorité de votants ? Devra-t-on aller jusqu'à s'enfermer dans un Heidiland genevois, tellement contraire à l'esprit et à toute l'histoire de notre Canton ? Je n'ose le croire. 

01/10/2013

Circulation : le respect, ca change la route !

Autopsie d’une cohabitation difficile.

Le cycliste est vulnérable, il se sent vulnérable, ses membres et sa tête lui servent de pare-chocs. Dans le trafic, il est sur ses gardes, parfois sur les nerfs car il se sent souvent menacé, en particulier quand il doit se frayer un chemin entre les automobilistes qui sont, il faut le dire, en majorité plutôt corrects. Mais pas tous. Et il suffit d’un seul conducteur imprudent, agressif ou maladroit pour l’envoyer au tapis. Et là, ça fait toujours mal, très mal. Il y a aussi la peur de voir l’arête d’une portière qui s’ouvre brutalement devant lui. Une frayeur vécue que je ne souhaite à personne. A la Jonction, l’actualité récente nous a donné un exemple tragique du danger qu’il peut à avoir à rouler à vélo.

Pourtant, le vélo est un mode de transport doux et bon pour la santé. Si seulement nous avions à Genève des pistes cyclables plus cohérentes et séparées du trafic général. Ce serait mieux pour tout le monde, cycles et trafic motorisé. Il faut y travailler, l’initiative 144 adoptée en votation populaire le 15 mai 2011 l’exige.

Mais le cycliste peut parfois être une source de danger ou de stress pour d’autres, en particulier les piétons, mais aussi pour les automobilistes et les transports publics qui les voient surgir là où ils ne les attendent pas (ou ne les entendent pas). En tant que pratiquant fervent et régulier, je regrette le comportement de certains qui se croient autorisés à rouler sur les trottoirs ou dans les rues basses, à frôler les piétons et à exiger le passage alors qu’ils n’y ont pas un droit exclusif.

De leur côté, les piétons se jettent trop souvent de manière inconsidérée sur les passages protégés ou en dehors, négligeant complètement l’arrivée des cyclistes silencieux ou même des véhicules à moteur.

Sauf à les séparer totalement, piétons, cyclistes et trafic motorisé n’ont d’autre choix que de cohabiter. Autant que ce soit dans le respect les uns pour les autres. D’importants efforts de sensibilisation doivent être faits par et en direction de tous les acteurs de la mobilité, publics, privés et associatifs. En dernier recours, les infractions les plus flagrantes doivent être sanctionnées.

C’est pour cela que je veux me battre, avec mon ami le député Patrick Saudan, au Grand Conseil mais aussi dans notre activité militante, pour que la vie et les déplacements à Genève soit plus harmonieux et respectueux de l’Autre.

 

Membre du Comité de Pro-velo, des Comités directeurs du PLR genevois et suisse

Candidat au Grand Conseil

13/09/2013

Eolien : le vent dominant

La gestion du dossier éolien par les SIG semble avoir été déficiente. Soit. Sous l'impulsion de son président Alain Peyrot, des audits ont été menés, les conclusions courageusement tirées par le vrai entrepreneur qu'est André Hurter. Les projets industriels comportent toujours des risques, d'autant plus dans un domaine nouveau et relativement dépendant des très longues procédures d'autorisation qui plombent la construction d'éoliennes.

Mais il ne faudrait pas jeter le bébé avec l'eau du bain : l'énergie éolienne reste une formidable source renouvelable. La preuve : en Allemagne, ce sont les centrales à charbon qui ferment, le nucléaire peut être progressivement abandonné sans que la pénurie ne frappe une économie pourtant en plein boum. Et les prix de l'électricité sont au plus bas sur le marché international. Si c'est un problème économique pour les producteurs, c'est une aubaine pour les industries consommatrices et pour la transition énergétique en général. L'éolien est et restera une solution d'avenir, ou au moins une partie de la solution. 

Personnellement, je préfère "subir" la vue de quelques éoliennes à l'horizon que d'infliger à nos enfants des centrales terriblement compliquées et chères à gérer puis à démanteler, comme on s'en rendra très bientôt compte lorsque le parc actuel devra être désactivé. Il faudra aussi assumer la gestion sur des millénaires des déchets hautement radioactifs, pour les quels on n'a pas encore trouvé de solution satisfaisante. Et je ne parle même pas des accidents nucléaires qui nous entrainent dans une autre dimension, comme on le découvre chaque semaine avec le cauchemar de Fukushima. Les nouvelles pistes de recherche en matière nucléaire seront elles capables de nous fournir une énergie propre ? Cela reste encore à démontrer. 

Face à ces perspectives à la fois sécuritaires, éthiques et financières, il ne faut vraiment pas laisser de regrettables péripéties de gestion dont les conséquences ont été tirées plomber le développement d'une énergie d'avenir. Ne serait-ce que parce qu'une éolienne se démonte facilement en quelques jours, au contraire d'une centrale irradiée. Et le vent est inépuisable, au contraire du combustible nucléaire.