Politique

  • Sortie de crise : comment arriver à une immunisation collective ?

    Après trois semaines de confinement plus ou moins intense, on commence réfléchir publiquement à la sortie de crise. Sortie temporaire avant une reprise ou sortie définitive ? Sortie brutale ou progressive ? Plusieurs questions se posent. Peut-on sortir de la crise sans passer par une immunisation de masse, généralement placée autour de 60% de la population ? Si c'est la seule porte de sortie, comment peut-on l'atteindre sans vaccin, généralement attendu dans un délai de 9 à 18 mois ?

     

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  • Via sicura et policiers en service

    Appliquer le délit de chauffard à un policier en mission d’urgence est à mon avis absurde. J’avoue me pas comprendre la logique qui a guidé le Procureur général puis le Tribunal fédéral. L’un comme l’autre me semblent être allés bien au-delà de leur marge d’appréciation. S’il le plan politique, le message passé aux forces de police est désastreux, ses conséquences injustes et contre-productives. Celui qui semble adressé aux délinquants est tout aussi mauvais.

    Pourtant, je clarifie immédiatement : je suis globalement partisan de via sicura et du délit de chauffard : s’il conduit à 120km/h dans une zone limitée à 50, sans une raison impérative, le conducteur n’a pas à bénéficier de la clémence de la loi. L’infraction est tellement grossière et injustifiable que la sanction est méritée, même si le juge pourrait avoir un peu plus de marge d’appréciation selon les premières évaluation de la loi de 2013. Dans certains cas, notamment les rodéos urbains, où la passion du bolide est une motivation très forte, la confiscation puis la destruction du véhicule pourraient avoir un effet encore plus dissuasif.

    Comment assimiler un policier en service à ce régime légal ? Son comportement devrait etre apprécié à l’aune de l’état de nécessité qui a pu justifier son excès de vitesse. Était-il proportionné à l’intérêt de mener cette poursuite, compte tenu des circonstances, de l’environnement urbain au moment de l’action compte tenu de ce que l’agent pouvait savoir ? La décision prise dans l’urgence était elle fondée ou manifestement exagérée. Mais à mon avis, ce n’est pas à l’aune de via sicura que l’on doit juger de cela, mais de règles particulières liées à la mission et au statut des corps de sécurité, incluant ambulances et pompiers. Quand l’Etat applique les mêmes règles a des agents en mission et à des voyous de la route, il y a à mon avis un vrai problème de politique pénale.

  • Conservatisme acharné

    J'ai entendu MM. Martinez et Besancenot, respectivement secrétaire général de la CGT et figure publique du Nouveau parti anticapitaliste NPA s'exprimer ces deux derniers jours sur les réformes en cours en France et la grève qui y répond, notamment à la SNCF et dans certaines universités. J'ai été frappé par une opposition de principe à tout changement : le statut des cheminots ne peut pas bouger, la structure de la SNCF ne peut pas changer, les lignes ne doivent pas évoluer. Rien, on ne change rien et c'est l'Etat, donc le contribuable qui n'ont qu'à payer la différence.

    A l'Université, c'est la même chose. On n'entre pas en matière car il ne peut pas y avoir de sélection. C'est un gros mot. Aucun de ces responsables ne veut parler du mode de sélection, qui devrait être discuté, parce que sélectionner, ce n'est pas simple. Mais ça bloque sur le principe. C'est donc que tout le monde peut, doit accéder à l'université ? sans question de capacités, de dispositions, d'orientation, de goût ? C'est la porte ouverte à la production de chômeurs, certes diplômés, ou d'éternels étudiants passant d'une filière à l'autre. Soudain, tout le monde oublie le merveilleux apprentissage dual dont on se félicite en d'autres lieux et d'autres temps. 

    Je suis frappé par ce conservatisme syndical français. Un conservatisme qui finira par tuer la fonction publique, par tuer l'Université. Besancenot affirmait qu'il voulait un nouveau Mai 68. Il se trompe lourdement. Les révolutionnaires de notre enfance voulaient faire bouger les choses, ceux d'aujourd'hui ne sont pas dans les syndicats ni à l'extrême gauche. Ils sont plutôt dans les technologies, dans les think tanks, dans une partie de la presse et du secteur politique. Dans une partie du secteur social aussi.

    Le monde ne se partage plus seulement entre gauche et droite, mais plutôt entre conservateurs et innovateurs. Entendons-nous bien: innover ne veut pas dire liquider tout le passé. Innover peut produire des monstres ou des effets pervers qu'il revient au politique de cadrer.

  • Douche froide ou torrent de contre-vérités ?

    L’incroyable tous-ménages publié par les opposants à la stratégie énergétique 2015 devrait nous interpeller. On n’a jamais vu autant de contre-vérités concentrées en si peu de pages, à commencer par la « douche froide ». C’est justement si on suit les « nein-sager » qui sont aussi des « nein-macher » que l’on risque d’en prendre plein la figure. Ils ne proposent ni investissement, ni recherche, ni efforts d’efficacité énergétique, ni perspectives pour nos PME et nos artisans. Strictement RIEN.

    Que veulent-ils au fond : nous faire consommer plus de mazout, plus de gaz ou d’uranium acheté à la Russie de Poutine ou au Kazakhstan. Et ils veulent garder la porte ouverte à leur cher vieux nucléaire fissuré qui tourne déjà à perte en Suisse et risque de conduire Toshiba suite à la faillite Westinghouse aux Etats-Unis. Sans parler d’EDF et d’Areva. Voulons-nous laisser à nos enfants une montagne de dettes et de déchets aussi nucléaires les uns que les autres ? A noter que la SE 2050 n’interdit absolument pas la recherche dans le domaine, contrairement à ce que disent les opposants. Mais la recherche la plus productive se trouve dans l’efficacité des panneaux solaires, le stockage et la distribution intelligente du courant électrique, la géothermie moyenne ou profonde, voire dans l’efficience des véhicules automobiles.

    On nous décrit le tournant énergétique allemand comme un désastre. Pourtant, la part du charbon dans la production d’électricité du pays a baissé de 50 à 40% de 2003 à 2016 pendant que le nucléaire chutait de 27 à 13%. Il est donc faux d’affirmer que l’arrêt du nucléaire se fait grâce au retour du charbon. Pendant ce temps, les renouvelables sont passés de 7,5 à 29,5%. C’est donc que ça marche. On est très loin des mensonges des opposants à la SE 2050 !

    Mensonges encore sur « les contraintes imposées par l’Etat ». Une double page d’outrances grossières qui prennent les citoyens pour des imbéciles : limitations des températures domestiques, interdictions d’utiliser des appareils ménagers ou de voyager ? Rien de tout ça ne figure dans la SE 2050. Elle catalyse les énergies positives de notre pays vers une recherche productive et une gestion moderne de nos ressources énergétiques.

    Et le reste au débotté : augmentation du carburant : mensonge. Travaux obligatoires sur les immeubles : mensonge. Mille éoliennes, dont quelques unes au large des Pâquis, selon l’illustration du tous-ménages : intoxication grossière. J’ai gardé pour le dessert la fantaisiste somme de 3200.- par famille. Elle repose sur un plan que les Chambres ont expressément abandonné en 2016. C’est donc sans fondement et par pure mauvaise foi que les opposants la recyclent. C’est d’ailleurs la seule chose qu’ils recyclent…

    Il faut donc clairement dire OUI le 21 mai prochain.

  • Apprendre de ses erreurs

    L'incroyable aventure de l'accession de Emmanuel Macron à la présidence française nous démontre une chose, qu'on l'aime ou non : il apprend très vite et ne fait jamais deux fois la même erreur. C'est certainement une caractéristique tirée du monde des jeunes entreprises, des startup et de la modernité en général. On a le droit de se tromper car l'erreur ou l'échec est obligatoirement liée à l'audace et à l'exploration. Notre capacité à en tirer le meilleur est déterminante. Dans toutes les circonstances. Exemple : le soir du premier tour, le candidat Macron oublie s'adresse à quelques milliers de ses supporters et leur tient un discours assez personnel et politiquement assez léger. Il a just oublié qu'il y a aussi 15 millions de Français devant leur écran. Ils attendent plus que des bras levés et des bisous à Brigitte. Ils ont raison. Le candidat s'est trompé de discours parce qu'il a mal évalué son audience. C'est corrigé à l'issue du second tour où il pousse loin la gravité de l'instant devant la Pyramide du Louvre. 

    Cette capacité à apprendre vite devrait être utile au nouveau Président et à la France, pour autant qu'il parvienne à la transmettre à ses équipes et à son gouvernement. Qu'ils ne cèdent pas à une certaine ivresse que peut donner le succès électoral. Le défi du bon candidat consiste à se transformer en bon gouvernant, deux rôles qui ne sont pas toujours compatibles

  • En France, le temps de la petite présidence

    Le président Hollande s'épanche pendant des heures avec des journalistes au lieu de travailler. Il expose sans vergogne ses doutes et multiplie les petites phrases sans autre contenu que le plaisir de les faire. De la toute petite politique. Buisson trahit Nicolas Sarkozy en révélant une partie de ses sorties d'une vulgarité sans nom. D'une manière différente et par des canaux distinct, ces deux personnages abaissent la fonction présidentielle et salissent la politique. Ils ne sont pas les seuls, d'autres commettent des crimes et délits plus graves en cours de mandat. Mais ils sont porteurs d'une charge symbolique forte. Que l'on est loin d'un De Gaule ou même de Giscard ou Mitterrand ! 

    On semble être entré dans l'époque des petites présidences, qui n'a rien n'a voir avec le physique du titulaire. Comment résister ensuite aux accusations du "tous pourris" ou des "ça ne sert à rien" ? Tout cela fait le jeu de l'abstention ou des plus extrêmes.

    Et stratégiquement, quand un président en fonction expose ses doutes sur sa propre stratégie, même un enfant de 5 ans jouant aux billes saurait qu'une stratégie, on la garde pour soi. Il est donc urgent que ces deux-là dégagent. Qu'il puissent simplement envisager sérieusement de se représenter, l'un comme l'autre, est en soi assez effarant. 

  • Nuit debout : la révolution en kit

    Des citoyens qui se retrouvent la nuit pour s'exprimer et débattre, debout ou assis, je ne vois vraiment pas ce qu'il pourrait y avoir de négatif à cela. A moins que ce qu'ils disent ne vous déplaise. Et là encore, il n'y a pas lieu d'en faite un fromage. Au plus, on pourra contester leurs arguments ou les combattre. C'es le jeu démocratique.

    On peut cependant y faire trois objections, de natures différentes. 

    La plus évidente concerne les dérapages commis à Paris notamment par des éléments violents ou des vandales agissant dans la mouvance de Nuit debout, bénéficiant parfois d'une bienveillance suspecte des organisateurs. Troublante en effet la réticence de certains à se distancer des casseurs, allant parfois jusqu'à leur trouver une justification ou des excuses. Et en France, plus de 300 policiers ont été blessés, certains gravement dans l'exercice de leur devoir. Il y a à penne un an, puis après le 13 novembre encore, embrasser un flic était devenu une pratique courante. On les adore quand ils nous protègent contre Daech, on les conspue quand ils s'opposent aux casseurs. Etrange logique.

    La seconde, c'est l'occupation permanente d'un espace public et les nuisances. Problème mineur, avant tout gênent pour le voisinage et certains usagers de l'espace public. Ce n'est pas le cas à Genève.

    Enfin, on peut contester certaines revendications face à un système qui fait vivre une bonne partie d'entre eux, qu'ils l'apprécient ou non. Protester contre la nourriture industrielle, les OGM et le glyphosate, le harcèlement sexuel et le sexisme, certaines inégalités choquantes, le nucléaire et ses déchets, la guerre, la fraude fiscale et la faim dans le monde, tout cela est bien, mais pas très nouveau. Est-ce qu'on ne recrée pas là du lien... social, peu à peu détruit pas les médias... sociaux ? Le retour organisé, dans un désordre relatif, des bonnes vieilles discussions de bistrot. Et l'occasion pour une une brochette d'activistes d'y relayer les mots d'ordre pour les votations du 5 juin. On marche donc sur les traces des plus grands révolutionnaires antisystème...

    La véritable escroquerie, c'est peut-être d'y voir quelque chose de nouveau ou de marquant. Ca ne casse pas trois pattes à un canard, mais parfois quelques vitrines.

  • Un fumet d'indécence

    Le FN progresse démocratiquement. C'est triste mais c'est un fait. Blâmer la presse pour cela est idiot. Elle n'est pas parfaite mais sa tâche est délicate, toujours. Elle le sera de plus en plus. Il y a un vote de défiance envers les responsables actuels et passés, l'envie de voir autre chose, à mon avis sans trop d'illusions sur le fond. Les électeurs savent bien qu'il n'y a pas se solution miracle. Mais ce qu'ils détestent, c'est la désagréable impression qu'une certaine classe politique se fiche de leurs problèmes et se bat exclusivement dans le petit aquarium de la petite politique spectacle, un peu mesquine, un peu vaine et surtout tellement tournée vers eux-mêmes.

    Un débat "entre soi" qui ne concerne pas vraiment les citoyens. On assiste à des débats sur les alliances qui donnent l'impression que les listes se considèrent comme propriétaires de leurs électeurs du premier tour, ce qui est bien entendu faux. Mais aussi toutes ces affaires qui semblent toucher chaque parti installé, quel que soit leur positionnement politique. Et ce parfum d'indécence qui flotte autour des responsables politiques de gauche comme de droite. Corruption, fonds spéciaux, frais de campagne exagérés, mais aussi les actions troubles des Balkany et d'autres que la justice semble incapable d'atteindre, des ministres nommés et aussitôt démissionnés. Des réseaux, des petits amis et, fatale erreur bien que parfaitement légale, la célébration d'une victoire présidentielle au Fouquet's. Des symboles, certes, mais importants. Gouverner, c'est aussi envoyer des messages, littéraux ou subliminaux. Quand ils sont contradictoires, ça coince, ça gronde et ça finit par craquer. Dans les urnes quand le cadre constitutionnel tient le coup, dans les rues et à la Bastille quand il craque. 

    Les plus populaires actuellement : des personnages comme Alain Juppé qui, depuis plus de 10 ans a conduit une extraordinaire mutation de sa commune de Bordeaux. Idem à Lyon avec Gérard Collomb. Des élus pas trop profilés, qui travaillent sur le terrain. MM. Barre ou Delors sont aujourd'hui perçus comme des hommes d'Etat sérieux, honnêtes et compétents, avec une vision et une ligne, que l'on soit on non d'accord avec eux. Et à leur époque, le FN se limitait à quelques petits %. Et à gauche, Daniel Cohn-Bendit dit des choses intéressantes, bien plus sensées et indépendantes que sa vieille étiquette de "le Rouge" ne peut le laisser penser. 

    Le politique a un vrai devoir de responsabilité et de sérieux. Ce n'est pas moralisateur, c'est indispensable. Ou les deux. 

     

  • Halte aux politiques pyromanes !

    En Allemagne, les allumés de Pegida s'en prennent à des réfugiés et poignardent Henriette Reker, qui a ensuite été élue maire de Cologne au premier tour. En Israel, un Erythréen de Beersheba est lynché par la foule qui l'a pris pour un assaillant lors d'un attentat. On voit que c'est aussi de l'intérieur de nos sociétés que vient le danger quand on excite la population avec des fantasmes d'invasion et des images  manipulées avec talent. On a vu comment le JT de la télévision hongroise avait reçu la consigne d'éviter toute image touchante qui pourrait susciter la sympathie et pour cela d'éviter de montrer des enfants réfugiés au public. 

    Il faut donc faire très attention de ne pas se laisser manipuler par les responsables des partis extrémistes qui ne gagnent que par la peur. Le même raisonnement vaut à Genève où les dirigeants populistes créent eux-même les problèmes pour prétendre ensuite les résoudre. Minarets, invasion étrangère, etc. Ceux qui se plaignent du trafic pendulaire se sont opposé à un financement intelligent de parkings d'échange en France pour des raisons idéologiques. Nous ne pouvons pas nous permettre de mettre nous même le feu pour venir ensuite jouer les pompiers de service. Ca devrait finir par se voir.

  • Politique et navigation (2ème partie)

    Engagement et compétition

    Qu’est-ce qui motive Dominique ? Etre le meilleur, admet-il avec sincérité. Il y a un peu d’égo là-dedans mais ce n’est pas négatif, pour autant que le fairplay soit la règle. Dans une campagne politique, l’objectif est bien d’être élu, donc de passer devant les autres. C’est un passage nécessaire pour avoir la possibilité d’agir. Mais là aussi, Rolin précise qu’il n’a pas  d’ennemis en politique, seulement des adversaires. Il s’interdit toute attaque personnelle ou violente de sorte que Pascal Décaillet l’appelle « le gentleman de la politique ». L’esprit de compétition peut aussi se manifester par la volonté de se dépasser. Quand le navigateur cherche à faire marcher plus vite son bateau, le citoyen marie les défis politiques avec des défis sportifs, tels que la Patrouille des Glaciers.

    Perception de la Suisse à l’étranger

    Les deux cousins ont passé presque la moitié de leur vie professionnelle à l’étranger. L’humanitaire a pu constater le prestige dont jouissait la qualité suisse et la flatteuse réputation de sérieux de nos concitoyens et de nos organisations. Lors du grounding de Swissair en 2002, les ministres rwandais avec lesquels il s’entretenait étaient abasourdis de ce qui était en train de se passer. Plus que les Helvètes, semble-t-il. Et dans les ports, comment voit-on la Suisse ? Pour le marin, la perception est excellente en Amérique du Sud et en Océanie. Par contre, notre pays dont le pavillon a toujours flotté sur ses bateaux, officiellement immatriculés à Bâle, est largement inconnu aux Etats-Unis et souvent confondu avec la Suède. En France où il réside une bonne partie de l’année, la Suisse est plutôt mal comprise. Il ose une explication : la France ne connait que la démocratie élective, n’a aucune idée ni pratique de la démocratie directe, ses gouvernements  craignent les référendums et, de manière générale, l’expression de l’opinion publique. Ainsi, depuis le 9 février 2014, notre pays est une « épine dans le pied » des autorités françaises qui savent qu’en cas de vote, sa population aurait voté dans le sens de la fermeture, encore plus nettement que la Suisse.

    En effet, souligne Rolin, qui est également enseignant, des notions telles que la démocratie directe, la collégialité, ou le système de milice sont largement incompris. Mais les Suisses ont en commun une certaine fierté pour la manière dont ils sont parvenus à préserver leur environnement et leur organisation propre.

    Les deux conviennent qu’ils se sentent définitivement comme des citoyens de la Vieille Europe, dont les composantes semblent si différentes vues depuis l’intérieur mais très semblables aux yeux des Kiwis ou Argentins.

    Tous les deux conviennent que leur ADN n’incluait pas de chercher à être connu du public, mais c’est à la fois indispensable au navigateur pour décrocher des sponsors et au responsable politique pour être élu et pouvoir agir. Dominique conclut : «Je sais que tu ne peux pas communiquer sur quelque chose à laquelle tu ne crois pas. C’est pour ça que je suis là avec toi“.

    Propos recueillis par Pascale Berry