04/11/2016

La repression fait sens quand elle est bien ciblée

Les cyclistes doivent respecter la loi. La minorité qui se montre agressive avec les autres usagers, et en particulier les piétons, font du tort à l'ensemble des cyclos. La campagne menée la semaine dernière par la police genevoise était annoncée et de ce fait, elle est en partie une action de prévention. Elle est d'autant plus pertinente quand elle vise les infractions qui mettent vraiment en danger les autres usagers. De ce point de vue, les contraventions infligées à des cyclistes qui ont brûlé un feu rouge au haut du pont de la Coulouvrenière venant de la rue de St-Jean, pour tourner à droite sur un trottoir lui-même cyclable (partagé avec les piétons) n'est pas très fair-play. En effet, le "tourner à droite au rouge" est une mesure qui est testée à Bâle. C'est dire qu'elle ne peut être vraiment grave ni dangereuse. 

De ce point de vue, je pense que la police ferait mieux de sanctionner ceux qui traversent les rues basses à haute vitesse au milieu des piétons, ceux qui brûlent des feux rouges au milieu du trafic, il y en a et ils sont dangereux même si c'est une petite minorité. Il y a d'autres feux, que l'on peut être tenté de "couler" après avoir laissé passer les piétons bien entendu, afin de devancer le trafic automobile et de profiter d'une route dégagée. C'est le cas sur le quai Wilson où l'entrée en ville n'est pas du tout aménagée, contrairement à ce qu'annonce le Département et ce qu'a voulu le Peuple en adoptant l'initiative 144 en 2011. Les lacunes du réseau cyclable sont évidentes pour tous. Interrompu, souvent incohérent, il y a des itinéraires impossibles : de Cornavin à la gare des Eaux-Vives et retour, par exemple, on rencontre tout les obstacles et on expérimente toute l'absence d'aménagement qu'il est possible de trouver à Genève.

Personne ne monte par plaisir sur un trottoir : c'est le plus souvent pour s'extraire du trafic, et pour "se réfugier" dans un espace moins dangereux. Mais qu'il n'y ait aucune ambiguité : je condamne tout comportement agressif ou vitesse excessive de la part d'un cycliste dans un espace qui ne lui est pas réservé ou qui doit être partagé. Se venger sur les piétons de la pression ressentie de la part du trafic motorisé est une mauvaise réaction qui fait du tort aux cyclistes dans leur ensemble.

14/10/2015

Politique et navigation (2ème partie)

Engagement et compétition

Qu’est-ce qui motive Dominique ? Etre le meilleur, admet-il avec sincérité. Il y a un peu d’égo là-dedans mais ce n’est pas négatif, pour autant que le fairplay soit la règle. Dans une campagne politique, l’objectif est bien d’être élu, donc de passer devant les autres. C’est un passage nécessaire pour avoir la possibilité d’agir. Mais là aussi, Rolin précise qu’il n’a pas  d’ennemis en politique, seulement des adversaires. Il s’interdit toute attaque personnelle ou violente de sorte que Pascal Décaillet l’appelle « le gentleman de la politique ». L’esprit de compétition peut aussi se manifester par la volonté de se dépasser. Quand le navigateur cherche à faire marcher plus vite son bateau, le citoyen marie les défis politiques avec des défis sportifs, tels que la Patrouille des Glaciers.

Perception de la Suisse à l’étranger

Les deux cousins ont passé presque la moitié de leur vie professionnelle à l’étranger. L’humanitaire a pu constater le prestige dont jouissait la qualité suisse et la flatteuse réputation de sérieux de nos concitoyens et de nos organisations. Lors du grounding de Swissair en 2002, les ministres rwandais avec lesquels il s’entretenait étaient abasourdis de ce qui était en train de se passer. Plus que les Helvètes, semble-t-il. Et dans les ports, comment voit-on la Suisse ? Pour le marin, la perception est excellente en Amérique du Sud et en Océanie. Par contre, notre pays dont le pavillon a toujours flotté sur ses bateaux, officiellement immatriculés à Bâle, est largement inconnu aux Etats-Unis et souvent confondu avec la Suède. En France où il réside une bonne partie de l’année, la Suisse est plutôt mal comprise. Il ose une explication : la France ne connait que la démocratie élective, n’a aucune idée ni pratique de la démocratie directe, ses gouvernements  craignent les référendums et, de manière générale, l’expression de l’opinion publique. Ainsi, depuis le 9 février 2014, notre pays est une « épine dans le pied » des autorités françaises qui savent qu’en cas de vote, sa population aurait voté dans le sens de la fermeture, encore plus nettement que la Suisse.

En effet, souligne Rolin, qui est également enseignant, des notions telles que la démocratie directe, la collégialité, ou le système de milice sont largement incompris. Mais les Suisses ont en commun une certaine fierté pour la manière dont ils sont parvenus à préserver leur environnement et leur organisation propre.

Les deux conviennent qu’ils se sentent définitivement comme des citoyens de la Vieille Europe, dont les composantes semblent si différentes vues depuis l’intérieur mais très semblables aux yeux des Kiwis ou Argentins.

Tous les deux conviennent que leur ADN n’incluait pas de chercher à être connu du public, mais c’est à la fois indispensable au navigateur pour décrocher des sponsors et au responsable politique pour être élu et pouvoir agir. Dominique conclut : «Je sais que tu ne peux pas communiquer sur quelque chose à laquelle tu ne crois pas. C’est pour ça que je suis là avec toi“.

Propos recueillis par Pascale Berry

13/10/2015

Navigation et politique – regards croisés de Dominique et Rolin Wavre

DSC_0037 serré.jpgVenus d’horizons professionnels très différents, deux cousins jettent un regard sur leurs projets et leur vision de la politique suisse. Ils sont réunis au bord du Léman à l’occasion d’un passage du navigateur à Genève. Egalité des chances, environnement, engagement et vision de la Suisse depuis l’étranger. 

Dominique Wavre est l’un des plus fameux navigateurs suisses, déjà élève de Pierre Fehlmann sur Disque d’Or. C’est en 1999 que les deux cousins se retrouvent autour d’une table au Molard. Dominique esquisse son nouveau bateau sur la nappe en papier. Il est superbe mais encore en projet. Il doit exister, il existera. Quelques mois plus tard, il est mis à l’eau, sous le nom d’UBP. D’autres bêtes de courses se nommeront plus tard Temenos ou Mirabaud. Il prévoit de continuer à naviguer. Il se rendra avec Michèle Paret, son amie et coéquipière de longue date, dans des lieux préservés, avec pour but de partager les beautés du monde. Une forme d’écologie « positive » et populaire. Dominique est bien un vulgarisateur-né. Rolin Wavre, son cousin et cadet de quelques années a passé 18 années en mission avec le CICR. Entré en politique en 2007, il est en lice pour le Conseil national. Deux parcours pas si différents que cela. "C'est pour cela que je suis là pour toi" conclura Dominique.

 

Environnement : constat et action

En 30 ans de navigation, la dégradation des océans, des rivages et des ports est dramatique, constate Dominique. Les mers sont devenues de vastes poubelles. On fait comme si elles étaient une matrice qui pouvait tout digérer. Cela touche aussi l’Europe. Même le continent Antarctique est soumis à une nouvelle pression parce qu’il recèle des ressources naturelles convoitées par plusieurs Etats et compagnies privées. L’ouverture du Passage du Nord-Ouest au nord du Canada, puis celui du Nord-Est par le nord de la Russie peuvent être une bonne chose car ils réduisent les trajets, et donc la pollution, mais ils font planer des menaces nouvelles sur des régions encore presque intactes. Le navigateur a pu le constater : dans la Manche,  des cargos de plus en plus grands se succèdent sur les autoroutes que sont devenues les rails maritimes, comme les voitures sur l’autoroute Genève-Lausanne.

C’est là que la politique doit intervenir : incitation ou obligation ? Il n’est pas simple de trancher entre les deux approches. En Suisse, l’incitation fonctionne plutôt bien dans le domaine des déchets, on atteint un niveau de tri assez élevé à Genève, au point que notre centrale d’incinération semble surdimensionnée, un comble. Les mesures plus « mordantes » posent d’autres problèmes. La taxe au sac pousse certains à jeter leurs ordures dans la nature ou à les amener sur leur lieu de travail…  Rien de tel sur un bateau de course. Et le navigateur, que fait-il de ses déchets ? La tentation de tout passer par dessus bord ?

Certainement pas, rétorque Dominique, qui met un point d’honneur à tout ramener à l’arrivée, ce qui veut dire au départ, dans le cas d’un tour du monde…  Le bateau, lui, consomme très peu en course. Eolienne et panneaux solaires permettent de se limiter à 20 litres de carburant pour 35'000 km. Par contre, les gros moteurs diesel des cargos ne font pas (encore) dans la sobriété.

Sobriété et principe de précaution

Pour Rolin la sobriété c’est d’aller droit au but, diminuer le poids des contraintes et formalités administratives, en particulier pour les entreprises. Mais aussi parler vrai.

D’accord avec cela, Dominique observe qu’en France, l’entrepreneur n’ose plus entreprendre. L’Etat est tellement intervenu dans tous les domaines, « judiciarise » tout qu’il provoque la paralysie. Basé à Nice avec sa compagne la navigatrice Michèle Paret, il constate qu’on a dévoyé le principe de précaution. De par ses fonctions de président de la section genevoise de la Fédération romande des Consommateurs (FRC), Rolin est lui plutôt en faveur d’appliquer ce principe à la consommation des ménages. Il est hors de question de mettre sur le marché des substances ou promouvoir des énergies pour lesquelles il y aurait un doute sérieux sur la dangerosité. Y aurait-il une divergence de fond entre les deux ? En fait, cela dépend de la définition du principe de précaution.

Pour Dominique qui n’a cessé d’innover et de prendre des risques technologiques sur les bêtes de course qu’il a conçues et menées, il est essentiel que l’on puisse laisser la porte ouverte à l’innovation et à la prise de risque. La grande différence semble être là : le navigateur, en particulier s’il est seul à bord, ne fait courir des risques qu’à lui-même, à ses sponsors et éventuellement aux sauveteurs qui viendrait lui porter secours. Le responsable politique, lui, doit contribuer à établir des règles et prendre des décisions qui portent sur l’ensemble ou une partie de la population, bien au-delà de lui. Dominique conclut : « quelle arrogance il y a parfois à bloquer l’innovation, par définition un saut dans l’inconnu ! et alors qu’une partie des solutions recherchées par l’écologie proviendra forcément de progrès technologiques».

Egalité des chances

La voile est un sport technologique, surtout au niveau du Vendée Globe que Dominique a couru à 4 reprises. Si les moyens ne sont pas les mêmes pour tous, c’est aussi une compétition humaine. Aux JO, où tous les bateaux sont identiques, l’égalité est assurée. Là, c’est l'homme qui fait la différence. Aux yeux du politique, l’égalité des chances ne signifie pas le nivellement des niveaux et le renoncement à l’effort, mais chacun doit avoir des chances aussi égales que possible sur la ligne de départ de la vie.

Dominique questionne : en politique, les coups semblent venir de partout, comment fait-on pour les voir venir ? Pour le responsable politique, il existe aussi une météo : dans un exécutif, c’est la tempête en permanence, il faut être sur le pont. La tempête autour de la question européenne était annoncée depuis longtemps. On se donne des fronts à franchir, ses coups de vent à négocier, comme sur un bateau. En Suisse, la météo est faite aussi de référendums et d’initiatives qui donnent un grand rôle au peuple. Mais le pouvoir est morcelé, de sorte que notre gouvernement fonctionne bien par temps calme mais supporte mal les crises, comme ce fut le cas avec l’affaire Kadhafi. Le marin aussi doit savoir anticiper et parfois être patient, quand il subit les affres du Pot-au-noir, la zone de calmes intertropicaux. Mais il y a toujours à faire sur un bateau, en particulier aux commandes d’une bête de course qu’est un 60 pieds open. 

(suite demain)

 

 

 

16/06/2014

Chère coupe !

Mais pourquoi un Championnat du Monde de football doit-il absolument se dérouler dans 8 ou 12 stades neufs ? Est-il raisonnable de construire de zéro des installations et des transports juste pour 64 matches, surtout si la compétition a lieu dans un pays où de grands clubs jouent régulièrement un championnat de haut niveau dans de grands stades ? N'est-ce qu'une question de loges VIP, du nombre de journalistes, de prestige et finalement de sponsoring ?

S'il est absurde d'attribuer un Mondial à un pays comme le Qatar qui n'a aucune tradition de football et doit tout construire, les dépenses engagées au Brésil sont incompréhensibles. Ca le serait même dans un scénario sans corruption. Il semble qu'on en soit loin. 

14/05/2014

A l'intérieur de la Patrouille des Glaciers 2014

La PDG, il faut s'y préparer longtemps à l'avance et on met du temps à s'en remettre, du grand parcours au moins. Si c'est bon pour la tête, je ne jurerais pas que ce soit excellent pour le corps. A moins d'être vraiment très bien entraîné ou jeune, de préférence les deux... Dix jours après la course, je n'ai toujours pas retrouvé toute la sensibilité de mes doigts saisis par le froid, au sommet de Tête Blanche, par -22°, à 3650m d'altitude sur le coup de 2 heures du matin. 

Bon pour la tête car cette course nous amène à faire des choses dont on ne se croyait pas capable. Passer des difficultés successives. Si les dernières montées sont physiquement les plus dures, elles ont le parfum de l'écurie. Mais les épreuves du tiers médian sont les plus pénibles, elles qui n'offrent que la perspective d'en attaquer d'autres. 15h40', c'est bien long (tu n'avais qu'à aller plus vite !). Bon pour l'équipe, parce qu'en patrouille de 3, on est jamais vraiment seul. Solidarité entre les patrouilles, mis à part quelques concurrents très pressés qui passent leur temps à en perdre pour en dépasser d'autres qui avancent deux fois plus lentement qu'eux. La difficile cohabitation des pros et des autres. Deux mondes. 

Bon pour les yeux. Un panorama extraordinaire de nuit, avec la procession laïque des lumignons sur la trace, les descentes encordées et nocturnes dans la poudreuse, la joyeuse cohue du ravitaillement d'Arolla, le lever du jour sur les Alpes et l'accueil des amis, familles et du public dans les rues de Verbier. 

Bon pour la Suisse et son image, par l'impeccable organisation mise sur pied par l'armée. Des soldats et officiers qu'il faut remercier pour leur compétence et leur bon état d'esprit. Et la décision de report des deux courses de 24h était excellente de lucidité et de communication. Seule l'attente, entre 30 et 60' au pied du col de Riedmatten démontrait que sur le plan de la participation, on avait sans doute atteint les limites de l'exercice. 

Finalement, l'émotion est au rendez-vous. Parfois où on ne l'attend pas : j'ai pleuré de joie et d'émotion, tout seul dans l'aube naissante, juste en imaginant l'arrivée. Où peuvent aller se nicher les forces de l'esprit humain qui va puiser dans la joie future la force de franchir les obstacles présents. Tirer un acompte émotionnel sur une récompense future. 

09/03/2014

"A 10 mètres !"

Pour terminer le weekend sportif, un petit billet léger. Comment en finir avec les incessantes réclamations des joueurs de football contre (presque) toutes les décisions arbitrales ? A part travailler en amont avec les formateurs et les plus jeunes joueurs, je ne vois qu'une solution, drastique mais extrêmement simple. Elle s'inspire d'un sport dont j'adore l'état d'esprit qui subsiste fort heureusement même après une dizaine d'années de professionnalisme. C'est l'arme absolue dans les mains de l'arbitre : "A dix mètres !" Chaque fois qu'une équipe ou une partie d'équipe discute une décision ou refuse de se reculer aux 10m réglementaires pour que le jeux puisse continuer, l'arbitre peut faire reprendre le jeu 10m plus en avant. Dans le plus extrême des cas, cela se termine dans la propre zone d'en-but de l'équipe indisciplinée et il y a essai. Fin de la discussion et début du jeu dans un état d'esprit positif. 

Est-ce un hasard si le rugby ne connait pas le phénomène du hooliganisme, qu'on n'y a jamais vu de grillages autour d'un terrain, si les supporters sont mélangés toutes couleurs confondues et non parqués séparément comme des fauves dans des zones fortifiées. Et on a jamais vu de compagnies de robocops passés leurs samedis ou dimanches en standby autour des stades pour gérer les flux de pseudo-supporters.

Au moment où l'on parle de la création d'une grande équipe de rugby à Genève qui pourrait tenter de jouer dans le championnat de France professionnel, cela fait réfléchir. 

30/09/2008

Concilier sport et campagne électorale

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1h38' sur le semi-marathon. A battre l'année prochaine.

12/07/2008

Tennis : avec Federer, les Suisses ont pris des habitudes de luxe

On lit des choses démentes sur Roger Federer. Voilà un homme qui occupe depuis 230 semaines consécutives la tête du classement mondial. Il aligne deux finales et une demi-finale en Grand Chelem cette année. Et on évoque avec une Schadenfreude assez helvétique son déclin, sa possible retraite. On s'est peut-être habitué à une situation qui était tout simplement exceptionnelle : une domination presque irréelle, une classe folle, du style, une attitude exemplaire sur le terrain comme avec les medias. Mais que demande le peuple ? Si Roger n'existait pas, Wawrinka et son matricule 9 ou 10 serait un événement de portée nationale pour l'Helvétie.

Alors, un peu de décence et de compréhension pour un homme qui a occupé seul le sommet de la pyramide pendant plus longtemps que personne jusqu'à présent. En plus, il ne bénéficie pas d'un forfait fiscal, n'est pas monégasque et il aime bien les petits ramasseurs de balles.

28/03/2008

Football : quelle identification ?

Il est de plus en plus surprenant de constater que les équipes de football de ligue nationale de football sont constituées en très grande majorité de joueurs qui n'ont aucun lien avec le lieu où ils jouent. Ils n'y ont pas été élevés ni n'ont joué dans les sections juniors. Plus grave, il devient très difficile au public de s'identifier avec une troupe de mercenaires qui vont et viennent au gré des transferts. Même les clubs historiquement formateurs comme le FC Sion jouent presque sans joueur formé sur place.

Une justification à cette évolution pourrait être la recherche de l'excellence, la professionnalisation du championnat et son équilibre économique. Mais peut-on dire que le niveau est supérieur à ce qu'il était il y a vingt ans ? Les clubs sont-ils plus florissants ? Ce n'est visiblement pas le cas. Ce qui fonctionne en Angleterre ou n'est pas un problème en NBA ne semble pas fonctionner chez nous. On peut également se faire du soucis pour la formation de la relève de l'équipe nationale.

Le sujet est glissant, le risque d'être mal compris existe. Mais il me parait nécessaire de l'aborder. Cela n'a rien à voir avec la provenance des joueurs. C'est vrai, ils viennent dans leur majorité d'Afrique. Seraient ils tous Ukrainiens ou Lettons, la question serait la même. En hockey, le nombre de joueurs étrangers est encore limité. Faut-il faire un lien avec les inacceptables manifestations de racisme qui sont en augmentation autour des terrains européens ?