23/12/2015

Le climat, les catastrophes et le marché

Lentement, le monde commence à réaliser que le changement climatique et la pollution ne sont pas des questions réservées au 22ème siècle. Après nous le Déluge, vraiment ? Pas si sûr.

Au Sénégal, des habitations sont rongées par les vagues, des bâtiments de la côte atlantique française ne sont plus habitables et devraient finir par être mangées par la mer, nos Alpes restent terriblement vertes en ce Noel 2015. L'année dernière,  j'avais encore fait du VTT à 1800m d'altitude un 23 décembre et je recommencerai cette année. Le permafrost fond, les alpinistes peuvent se faire du souci pour leur terrain d'exercice. C'est bien plus dramatique dans un pays comme le Bengladesh où une grande partie de la population vie à quelques centimètres au dessus du niveau de la mer. La zone pratiquement plate du delta du Gange envahie par les eaux salées enverra sur les routes des millions de réfugiés climatiques. Et là, on ne parlera plus de quelques centaines d'îliens du pacifique mais des millions de pauvres, vivant dans une zone déjà très densément peuplée.  

A Paris, on s'est mis d'accord. Bravo à la diplomatie française. Ca vaut ce que ça vaut, mais il y a des signes nouveaux que de grands acteurs bougent. Les citadins chinois étouffent dans la pollution. Le site www.aqicn.org permet de suivre en direct les valeurs du Air Quality Index (AQI) dans des centaines de villes du monde. Les cités chinoisent descendent rarement au dessous de "unhealthy"... Les marchés financiers commencent à réagir, les gros investisseurs semblent se détourner des valeurs boursières irrespectueuses de l'environnement. La Californie sent la sécheresse arriver, la taille moyenne des voitures US baisse, les centrales solaires se multiplient, l'éolien de développe. C'est tard mais c'est bien. Un mélange de catastrophes et de bonne nouvelles pour cette fin d'année 2015.

20/07/2010

Ecologie et réalité

L’écologie moderne est pragmatique. Elle ne s’embarrasse pas de dogmes ni d’idées toutes faites. Elle s’adapte au monde réel contrairement à certains fondamentalistes qui vivent dans un monde qui ressemble au «Manège enchanté » (pour les + de 40 ans) ou qui cherchent à nous renvoyer au Moyen-Age. L’humain étant ce qu’il est, c’est folie que de songer revenir en arrière par la contrainte du citoyen. Peut-être la nature nous forcera-t-elle un jour, lointain je l’espère, à changer drastiquement nos modes de vie, d’une manière brutale et catastrophique. L’éveil soudain et violent de ce volcan islandais et imprononçable nous l’a utilement rappelé, sans trop de frais cette fois.

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15/09/2008

Ecologie Libérale prend de la hauteur

Charte des candidats et candidates soutenus par Ecologie Libérale - Elections à la Constituante 2008 - Genève


Penser l’écologie et l’économie comme des alliées dans la durée.

Ecologie libérale réconcilie la droite et le centre droit avec l'écologie. Parce que l’économie de notre pays a tout à y gagner. Parce que notre avenir dépend d’un meilleur équilibre entre ces pôles qu’il convient de rapprocher et non d’opposer. Voici donc quelques points fondamentaux sur lesquels nous voulons diriger nos énergies:

Le climat est un souci majeur. Nous devons mettre en place des solutions qui encouragent la responsabilité individuelle et valorisent les efforts de chacune et chacun. Nous soutenons le principe du pollueur-payeur, notamment dans les domaines de l’air et de l’eau.
L'approvisionnement en énergie et son coût sont devenus des problèmes cruciaux. Le nucléaire n'est pas la solution à notre dépendance énergétique (produit à l’étranger, l’uranium viendra aussi à manquer d’ici quelques décennies), ni au problème du réchauffement climatique. Lorsque l’ensemble des coûts qu’il occasionne sont comptabilisés, le nucléaire n’apporte pas d’alternative au prix croissant de l’énergie fossile. De graves problèmes ne sont pas résolus, notamment le stockage des déchets à long terme.

Il faut se tourner résolument vers une société qui allie l'efficacité énergétique, les économies d'énergie et les énergies renouvelables. Cette option garantit notre confort tout en assurant une réelle mise en place de mesures concrètes qui tiennent compte des nécessités écologiques autant que des contraintes économiques.

La mobilité individuelle ne doit pas être opposée aux transports publics. Il faut créer des zones d'échange avantageuses entre ces deux modes de déplacement (parkings d'échange gratuits, Parc& Rail). Il est important d’encourager les citoyens qui font des choix responsables en optant pour des véhicules sobres et de pénaliser les autres, tout en maintenant une assiette fiscale neutre.

L'économie est un acteur essentiel dans le cadre de l'écologie. Les investissements consentis dans le domaine des économies d’énergie et du développement durable profitent directement à l’économie du pays. De nombreuses entreprises ont déjà compris l'intérêt qu'il y avait à consommer moins d'énergie. Il faut introduire une fiscalité écologique qui valorise ces entreprises responsables.

La forêt joue un rôle vital dans notre pays, elle garantit la sécurité de ses habitants et de leurs biens contre les dangers naturels. Elle participe à la protection de notre environnement, fournit des matériaux de base à nombre de nos activités économiques et offre des espaces indispensables à notre qualité de vie. La forêt et la filière bois méritent un meilleur soutien.

L'agriculture de proximité doit être soutenue. En favorisant les produits régionaux, nous améliorons la situation de nos paysans et contribuons à la sauvegarde de notre environnement et de notre attrait touristique. Cette conception participe également à la défense de valeurs culturelles importantes et à la promotion d’une alimentation plus équilibrée. La souveraineté alimentaire de chaque pays est garante de l’indépendance et indispensable pour assurer une alimentation décente à chacun dans le monde.

En règle générale, Ecologie Libérale privilégie les mesures incitatives chaque fois qu’elles sont efficaces. Des mesures contraignantes peuvent être proposées dès lors qu’elles paraissent seules à même d’atteindre l’objectif final. Elles sont précédées d’une période transitoire qui permet à l’économie et au citoyen de s’y préparer.


Thomas Buchi, Rolin Wavre, Murat Adler, Nadège Hirsch - Liste Radical ouverture
Jacques Fritz, Michel Muller, Antoine Orsini - Liste Libérale
Carmelo Lagana, Jean-Philippe Tercier - Liste PDC
Bertrand Reich, Enza Testa Haegi - Liste g(e)' avance

Pour en savoir plus : http://www.ecologieliberale.ch/index.html

11/08/2008

Extension du siège de l'OMC : voir pour décider



La polémique actuelle sur l'extension de l'OMC repose sur des bases vacillantes parce que l'on ne sait pas de quoi l'on parle. En particulier, l'impact exact de l'extension sur le parc et sur son usage par le public reste nébuleux. Le plus simple serait de marquer concrètement le terrain et de poser des gabarits qui indiqueraient quelle serait l'emprise du projet sur la zone publique. Le débat s'en trouverait clarifié : chacun pourrait prendre position sur une base solide. Et surtout, on compliquerait la tâche de ceux qui, telle la gauche de la gauche genevoise, déguisent en souci écologique une opposition de principe à l'OMC. Ce mélange des genres, rendu possible par le flou qui règne sur le projet, permet tous les amalgames.


Et si l'impact réel du projet devait être excessif, je pense qu'il serait légitime d'exiger des aménagements, voire de s'y opposer s'il n'était pas possible d'en obtenir.

Par contre, manifester son opposition idéologique à cette institution par des moyens détournés ne produirait qu'un résultat : provoquer un déménagement dans l'une des ville qui vendrait père et maire pour l'accueillir dans ses murs.

09/07/2008

L'équilibre des droits et des devoirs

Se présenter à la Constituante nous pousse à penser plus large et essayer d’envisager les choses sous plusieurs angles qu’ils soient ceux des partis politiques, des mouvements transversaux ou du citoyen sans avis politique.

L’un d’entre eux est la question des droits et des devoirs qu’entraînent la vie en société et plus particulièrement la relation qui unit les uns et les autres. A gauche, on met surtout en avant les droits dont jouiraient les moins favorisés ou les plus faibles. On rechigne à évoquer les devoirs pourraient être attachés à ces droits. Dans le domaine de l’intégration des étrangers, la gauche à une peine énorme à accepter que les prestations qui sont offertes par l’Etat puissent être liées à des conditions telles que suivre des cours de langue ou démontrer concrètement sa volonté d’intégration.

Au sein de la droite purement économiste, on met aussi en avant les droits, surtout ceux de faire ce que l’on veut selon ses capacités, sa fortune, son énergie ou son talent. On oublie souvent que la vie en société exige de mettre des limites à ces droits. Devoir de solidarité, limites à la liberté pour le bien commun.

Face à la criminalité, on retrouve cette division apparente : répression ou prévention. Comme si l’un allait sans l’autre, comme si ces deux démarches s’excluaient mutuellement et qu’il fallait choisir.

Le propre du centre, c’est d’établir une juste relation entre les droits et les devoirs, dans tous les domaines ou l’Etat régule les relations des citoyens entre eux. Dans le domaine de l’environnement, on peut inciter (donner des droits) et / ou interdire (instituer des obligations).

Je suis convaincu que l’avenir réside dans le bon dosage des uns et des autres, selon le temps, le lieu et les circonstances. C’est notamment ce que cherchent à promouvoir les Radicaux genevois et un Mouvement tel qu’Ecologie libérale. Un juste équilibre entre incitation et contrainte, prévention et répression.

La Constituante devra établir les grandes lignes de ces équilibres. J’espère y travailler.