bouchon

  • Réfection entre Bellevue et Versoix : une belle occasion manquée

    L'Etat est en train de rénover le tronçon de la Route suisse entre Versoix et Bellevue. Devant ce qui semble être une simple réfection à l'identique, j'ai posé une question écrite aux autorités afin de savoir pourquoi on n'avait pas profité de cette occasion pour réaliser un aménagement qui ne serait pas exclusivement bétonné (4 voies de circulation, deux pistes cyclables, un trottoir, sans compter 4 voies CFF. La population veut en effet que l'on profite de chaque occasion pour remettre un peu de nature et de végétation dans nos vies. En outre, les 4 pistes ne sont à mon avis d'aucune utilité car elles doivent ensuite se réduire à deux, tant à Versoix qu'à Bellevue. Elles ne servent donc qu'à stocker le bouchon lorsqu'il se forme.

    L'Etat a répondu de manière relativement décevante dans la mesure où il confirme que le projet a été conçu "a minima" et sur la base de la législation sur le bruit. De ce fait, il se contenterait de remplacer le revêtement et une partie des voies de circulation côté Lac par du stationnement..., à la demande de la commune de Genthod. Le chantier étant en cours, sur la base de plans établis il y a plusieurs années déjà, le second axe de ma question visait à savoir quelles leçons l'Etat allait tirer d'une réfection qui est, à mon avis, une grosse occasion manquée de créer quelque chose de neuf et de plus humain qu'un océan de béton. 

    De manière assez vague mais néanmoins intéressante, l'Etat conclut sa réponse ainsi : " Nous vous confirmons que les services de l'Etat ont été rendus attentifs afin que les futurs projets d'infrastructures et de requalification de l'espace routier intègrent, en amont des projets, la question du paysage, de la qualité de l'espace public et notamment celle du patrimoine arboré." C'est bien le moins que l'on puisse attendre. La sincérité de cet engagement ne pourra être vérifié que sur la base des prochains aménagements de ce type. 

    La Question écrite et sa réponse sont annexées au présent article. QUE01198A.pdf

  • Vélo, voiture ou piéton, une question d'espace (et de santé)

    La lecture des courriers des lecteurs de la TdG des 7 et 9 juin concernant les feux lumineux en ville de Genève incitent à réfléchir. Si très peu de voitures passent lors d’une phase verte, c’est justement, comme le relève avec pertinence M. Galletti, parce qu’« en 10 secondes, seuls 5 véhicules vont s’écouler sur une voie de circulation, alors que sur cette même durée, ce sont des dizaines de piétons qui pourront traverser ». Ce calcul est plus juste encore quand les véhicules sont de grande taille et qu’ils ne transportent, comme c’est le plus souvent le cas, qu’une seule personne (+ son smartphone sur les genoux) et aucun chargement, contrairement aux véhicules de livraison ou professionnels dont les trajets, souvent indispensables, devraient être facilités. C’est donc que la voiture individuelle, surtout de grande taille, est moyen de transport le moins adapté là où l’espace manque comme au centre ville. Le même raisonnement s’applique au stationnement.

    Même si elle est perfectible, ce n’est donc pas la signalisation routière qui provoque les bouchons mais le mauvais rapport « espace utilisé / personne transportée » du trafic automobile, un élément essentiel au centre ville. Ce rapport est excellent pour les piétons et très bon pour les vélos, et dans une moindre mesure pour les autres deux-roues. Il serait meilleur aussi avec des voitures mieux remplies. Quand on sait qu’une baisse de 10% du trafic en été fait pratiquement disparaître les bouchons, on se dit que la solution n’est peut-être pas aussi hors de portée qu’on le croit. 

     

    http://tcsgeneve.blog.tdg.ch/archive/2017/06/09/zero-pointe-pour-l-article-sur-la-situation-des-pietons-a-ge-284550.html

    http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/carrefour-pieton-mal-loti/story/24497088