13/10/2016

En France, le temps de la petite présidence

Le président Hollande s'épanche pendant des heures avec des journalistes au lieu de travailler. Il expose sans vergogne ses doutes et multiplie les petites phrases sans autre contenu que le plaisir de les faire. De la toute petite politique. Buisson trahit Nicolas Sarkozy en révélant une partie de ses sorties d'une vulgarité sans nom. D'une manière différente et par des canaux distinct, ces deux personnages abaissent la fonction présidentielle et salissent la politique. Ils ne sont pas les seuls, d'autres commettent des crimes et délits plus graves en cours de mandat. Mais ils sont porteurs d'une charge symbolique forte. Que l'on est loin d'un De Gaule ou même de Giscard ou Mitterrand ! 

On semble être entré dans l'époque des petites présidences, qui n'a rien n'a voir avec le physique du titulaire. Comment résister ensuite aux accusations du "tous pourris" ou des "ça ne sert à rien" ? Tout cela fait le jeu de l'abstention ou des plus extrêmes.

Et stratégiquement, quand un président en fonction expose ses doutes sur sa propre stratégie, même un enfant de 5 ans jouant aux billes saurait qu'une stratégie, on la garde pour soi. Il est donc urgent que ces deux-là dégagent. Qu'il puissent simplement envisager sérieusement de se représenter, l'un comme l'autre, est en soi assez effarant.