15/01/2016

Quand le MCG joue Paris contre Genève et la Région

J'ai de la peine à comprendre : pourquoi Roger Golay défend-il un projet aussi idiot que la dénonciation de l'accord de 1973 avec la France sur l'imposition des travailleurs frontaliers qui nous est si favorable ? Le président du MCG qui est une personne de bon sens risque sa crédibilité dans cette affaire. Juste parce que son président d'honneur (de leçons) veut à tout prix taper sur la France et les frontaliers ? 

Il y a plusieurs raisons de combattre cette initiative idiote et dangereuse. J'en retiens deux : 

1. si on passe au système que veut l'initiative, c'est la France (celle de Paris) qui percevra l'impôt et les communes de résidence des frontaliers ne verront jamais la couleur de ces millions. Ils auront disparu dans les comptes de la Nation, largement déficitaires. Les projets de ces communes seront dans les limbes, c'est la région qui perdra. Est-ce ce que veut Roger Golay ? Je ne peux pas le croire.

2. Si on passe au système Stauffer, c'est la France (de Paris) qui maitrisera les versements. Et je souhaite bonne chance à nous autorités, quelles qu'elles soient, pour récupérer ces fonds à Paris...

Alors de grâce, est-ce que le plaisir de taper sur la France et de se payer un nouveau tour de manège médiatique vaut vraiment la peine de faire perdre plusieurs centaines de millions à Genève et aux communes frontalières ? Je ne peux pas croire que ce soit ce que veut Roger Golay.

11/10/2014

Quand les caciques du MCG se moquent du Grand Conseil

Ce vendredi soir, le Grand Conseil a vécu une sombre soirée. De débats obscurs où de vieilles barbes de la politique genevoise croyaient utile de refaire en plénière les débats qui avaient déjà eu lieu en commission, on est passé vers 23h à un presque-pugilat au moment où Eric Stauffer, toujours dans l’outrance et la provocation, a contraint le Président à prononcer son expulsion. Pathétique Duce éructant, hurlant et gesticulant, debout, au milieu de l’enceinte, le pourtant Conseiller administratif d’Onex et second vice-président du Grand Conseil a cru bon (mais pour qui et pour quoi, à part son ego démesuré) de jeter le Parlement cantonal dans les méandres du règlement intérieur. Il cherchait un prétexte et l’a trouvé quand le Président de l’Assemblée a mis un peu rapidement au vote l’un de ces multiples amendements sans cesse redéposé.

 

Du grand Guignol dont on s’amuserait s’il ne s’agissait pas du cœur de nos institutions. Et ce même MCG nous explique à longueur de séances que les politiques ne s’occupent pas de ce qui intéresse les citoyens. Lui qui sabote les débats parlementaires à coup d’amendements répéritifs et de demandes de renvoi en commission déposés toutes les 5 minutes. Très loin d’un débat constructif sur l’avenir de notre Canton.

 

Les ténors du MCG nous ont cette fois clairement démontré tout le mépris qu’ils avaient pour les institutions en s’opposant physiquement pendant de longues minutes à l’expulsion de leur président donneur (de leçons) pourtant prononcée par le Président du Grand Conseil dans le respect du règlement. On frémit à l’idée que ce parti puisse gagner encore en influence. Avec de tels personnages aux commandes, on peut craindre le pire pour notre démocratie. Si les choses n’étaient pas si graves, on s’amuserait presque de voir avec quelles précautions de Sioux et quelle mine contrite la petite dizaine de gendarmes, pourtant requis par le Président, ont procédé à l’expulsion du Vitupérant. A noter qu’il avait dix minutes auparavant déclaré qu’il était à la disposition des gendarmes, pour refuser d’obtempérer ensuite.  

 

D’habitude, je n’aime pas les parallèles historiques, souvent abusifs. Mais la démonstration de ce soir me laisse penser qu’on n’est plus très loin de pouvoir se référer à des heures sombres de l’histoire européenne. A trop tirer sur la corde des institutions qui canalisent les débats, on finira par casser ce qui fait (ou à fait) la magie de notre fonctionnement démocratique.

 

Je ne crois pas que ce soit cela qu'ont voulu tous ceux qui ont voté de bonne foi pour ce mouvement qui ne se montre ni Citoyen ni genevois. 

 

 

03/10/2013

Quel Grand Conseil voulons-nous ?

Le nouveau Grand Conseil promet d'être encore moins stable que l'actuel, la logique à trois blocs risque d'en prendre encore pour cinq ans. Les partis ou mouvements sans propositions réalisables et sans relais à l'exécutif pourraient y être encore plus fortement représentés avec l'entrée possible de EaG.

Il faudra donc une force stable, lucide et ancrée dans les réalités genevoises, capable de construire des ponts vers les autres pour réaliser des projets souvent déjà en cours (logement, programme carcéral, reforme de la police, adaptation de l'imposition des entreprises au contexte international et national, efficacité de l'Etat). Une force pour appuyer des Conseillers d'Etat compétents sur leurs dossiers.

Ferez-vous confiance à ceux qui font profession de hurler leur détestation des frontaliers, des étrangers, des riches, ou à ceux qui récupèrent sans scrupule les crimes tragiques pour faire leur communication électorale ?

Voulons nous donner aux partis qui ne montrent rien d'autre que leur hargne contre les autres le pouvoir de bloquer les choses encore plus au Grand Conseil ? Voulons-nous donner encore plus d'importance à ceux qui monopolisent le micro et bloquent l'examen des vrais projets par leurs demandes répétitives et opportunistes ? 

Pour que le Grand Conseil cesse de pérorer, donnez la parole ceux qui veulent vraiment chercher des solutions applicables avec tous ceux qui veulent faire avancer les choses. 

Je veux y contribuer et pense avoir les compétences pour le faire. 

Rolin Wavre,

candidat PLR au Grand Conseil

05/10/2009

Du vulgaire à l'insignifiant

Dans la dernière semaine de campagne, les angoissés sortent du bois. Attaqué dans l'outrance par le MCG, l'UDC réplique. C'est l'escalade dans l'exclusion, l'ostracisme et la mise à l'index. On en revient au temps des moutons noirs. C'est à la fois triste, choquant et insignifiant. Pourtant, il faut garder son sang froid et éviter de se laisser entraîner dans ce débat que n'arrange que les extrémistes. Ce n'est pas le débat essentiel de ces élections cantonales, il ne faut pas se laisser embarquer sur cette voie glissante.

18/09/2009

MCG : l'UDC, mais en pire

Le MCG se distingue cet automne par son obsession du frontalier et de l'étranger. C'était moche, ça dérape. On avait cru toucher le fond avec les campagnes de l'UDC mais ils ont fait encore mieux. Le torchon du MCG réclamant le "nettoyage" de Genève de la "racaille" avec photos est ignoble.

Même si ce type de mouvement protestataire peut, parfois mettre le doigt sur de vrais problèmes, la manière dont il le fait devrait le mettre au ban du monde politique. Non, surtout pas interdire car ces tristes individus ne rêvent que d'une chose : jouer les victimes du méchant système. C'est à chaque électeur de les mettre, démocratiquement, au ban du monde politique plutôt qu'au banc du Grand Conseil.