22/11/2016

Social : plus ou mieux ?

Il y a quelques mois, j'ai eu l'occasion de participer à une grande manifestation réunissant la majorité des acteurs sociaux de la région, privés, associatifs et publics, afin de réfléchir à ce qui pourrait être fait dans le domaine ces prochaines années. L'expérience fut fascinante. En partie parce que les idées émises puis discutées étaient variées et parfois très intéressantes. En partie seulement : c'est un autre point qui a retenu mon attention.

Parmi les dizaines de projets évoqués, tous se proposaient de lancer une nouvelle activité, un nouveau programme, un nouvel outil. Tous étaient destinés à être menés par une nouvelle entité à créer puis à doter de moyens humains et matériels. Je n'ai entendu aucune suggestion de ces professionnels ou responsables associatifs visant à améliorer quelque chose qui existait déjà ou à faire la même chose avec moins de moyens ou de personnel. 

J'en suis ressorti avec l'impression que pour la très grande majorité des participants, la question du financement était tout à fait secondaire. Comme si se poser la question du rapport entre la dépense publique et l'effet attendu sur les bénéficiaires était presque indécent ou grossier. 

J'en suis ressorti avec la solide impression qu'il y avait là une partie de l'explication au fait que Genève dépense au bas mot 30% de plus que Zurich pour des tâches identiques. Et un vague soupçon que cet état d'esprit n'était pas tout à fait étranger à la dette abyssale que Genève fait peser sur la tête de ses enfants pour les générations à venir.

03/10/2013

Quel Grand Conseil voulons-nous ?

Le nouveau Grand Conseil promet d'être encore moins stable que l'actuel, la logique à trois blocs risque d'en prendre encore pour cinq ans. Les partis ou mouvements sans propositions réalisables et sans relais à l'exécutif pourraient y être encore plus fortement représentés avec l'entrée possible de EaG.

Il faudra donc une force stable, lucide et ancrée dans les réalités genevoises, capable de construire des ponts vers les autres pour réaliser des projets souvent déjà en cours (logement, programme carcéral, reforme de la police, adaptation de l'imposition des entreprises au contexte international et national, efficacité de l'Etat). Une force pour appuyer des Conseillers d'Etat compétents sur leurs dossiers.

Ferez-vous confiance à ceux qui font profession de hurler leur détestation des frontaliers, des étrangers, des riches, ou à ceux qui récupèrent sans scrupule les crimes tragiques pour faire leur communication électorale ?

Voulons nous donner aux partis qui ne montrent rien d'autre que leur hargne contre les autres le pouvoir de bloquer les choses encore plus au Grand Conseil ? Voulons-nous donner encore plus d'importance à ceux qui monopolisent le micro et bloquent l'examen des vrais projets par leurs demandes répétitives et opportunistes ? 

Pour que le Grand Conseil cesse de pérorer, donnez la parole ceux qui veulent vraiment chercher des solutions applicables avec tous ceux qui veulent faire avancer les choses. 

Je veux y contribuer et pense avoir les compétences pour le faire. 

Rolin Wavre,

candidat PLR au Grand Conseil