18/09/2009

MCG : l'UDC, mais en pire

Le MCG se distingue cet automne par son obsession du frontalier et de l'étranger. C'était moche, ça dérape. On avait cru toucher le fond avec les campagnes de l'UDC mais ils ont fait encore mieux. Le torchon du MCG réclamant le "nettoyage" de Genève de la "racaille" avec photos est ignoble.

Même si ce type de mouvement protestataire peut, parfois mettre le doigt sur de vrais problèmes, la manière dont il le fait devrait le mettre au ban du monde politique. Non, surtout pas interdire car ces tristes individus ne rêvent que d'une chose : jouer les victimes du méchant système. C'est à chaque électeur de les mettre, démocratiquement, au ban du monde politique plutôt qu'au banc du Grand Conseil.

Démagogie socialiste à Plainpalais

Voici comment on envoie de jeunes militants socialistes tromper l'électeur. Dialogue vécu un dimanche de septembre au marché de Plainpalais :

Le jeune militant : bonjour, vous voulez signer, c'est pour une augmentation des allocations familiales ? Vous recevrez 300 francs par enfant au lieu de 200.

L'électeur (avec enfants) : non merci, c'est nos impôts qui vont financer ça !

Le jeune militant : Mais non, ne vous faites pas de souci, c'est les entreprises qui vont payer !

 

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22/09/2008

Une chambre des communes ? Une fausse bonne idée

L'institution d'une chambre des Communes est une fausse bonne idée en apparence séduisante mais qui n'apporterait pas grand-chose à la vie publique genevoise. Je m'explique. Séduisante parce qu'à priori, l'idée de Commune est sympathique, légèrement démagogique. Chacun aime sa commune, y est attaché. On est logiquement tenté de lui donner de l'attention, de l'espace, pourquoi pas une chambre ? Avec douche ? Mais laissons là l'ironie car l'idée, comme celles qui seront lancées dans ou autour de la Constituante mérite le respect, même si c'est pour ensuite la combattre ou la modifier.
A mon avis, cela n'est qu'illusion au moment où chacun s'accorde à dire que la vie politique est déjà surchargée pour un système de milice, que la somme des règles administratives complique la vie du citoyen et de l'élu municipal. Avec une chambre des communes, on ajouterait une instance de blocage, de discussion dont on ne sait trop comment elle s'intègrerait dans le système cantonal. En parallèle au Grand Conseil ? Un droit de veto ? Instaurer un système bicaméral au niveau cantonal, doubler le législatif ?. Cela ne me parait ni sérieux ni souhaitable.
Il existe déjà des instances intercommunales chargées de régler des questions pratiques (centres sportifs, déchets, épuration des eaux, etc). Le Parti Radical propose que l'action dans des domaines qui dépassent nettement la sphère communale soient confiés à des fondations intercommunales dotées de pouvoirs réels auxquelles les communes contribueraient selon leur capacité financière.
Je suis convaincu que la commune garde un rôle fondamental, mais peut-être pas dans sa forme actuelle. Un peu moins de communes mais plus efficaces. Et une vie qui s'organise autour du Quartier dans les zones densément peuplées ou autour du Village dans les zones rurales. Quartiers et villages seraient les vraies bases de la vie sociale et associative, sans qu'il soit nécessaire d'ajouter une instance au mille-feuille institutionnel actuel.

candidat à la Constituante sur la liste No 1, Radical ouverture - soutenu par Écologie libérale

15/08/2008

Moins de communes, plus de quartiers

 

Toucher à la Commune est dangereux, à Genève comme ailleurs. La Commune occupe une place importante dans la vie des citoyens et  plus encore dans leur imaginaire. On voit déjà l’un ou l’autre candidat à la Constituante se poser comme son défenseur, par principe, par opportunisme et sans rien proposer qui réponde au défis de la vie moderne pour laquelle l’organisation politique actuelle n’est visiblement plus la bonne. On voit bien que les regroupements de services sont indispensables pour assurer des prestations d’un bon niveau à la population et à un coût acceptable. Faut-il toujours en passer  par les coopérations intercommunales à la carte, lourdes, peu réactives et finalement peu démocratiques ? 

Dans un registre plus alarmiste, d’autres agitent le spectre de la disparition de la Ville, d’une commune ou l’autre,  de regroupements plus ou moins autoritaires et, sommet de l’outrage, de changements de noms.  

Dans cette agitation, on a un peu oublié de réfléchir à ce que l’on attendait au fond de sa commune. C’est sur la base du catalogue des prestations que doit fournir la commune que l’on pourra définir sa taille, son organisation, sa relation avec le canton et leurs relations entre elles. Dans cette perspective les Radicaux ont entamé il y a plusieurs années une réflexion en profondeur sur le rôle, et par voie de conséquence, le nombre et la taille des communes.  La Constituante vient à point pour offrir le cadre idéal à la poursuite de ce travail de fond. J’espère avoir la chance de participer activement à cet examen. 

Je suis convaincu que « l’envie de commune » exprime le besoin d’entretenir un  cadre social de proximité pour les organismes d’entraide, les clubs sportifs, les amicales et finalement le partage de chaleur humaine. Il n’est pas certain que la commune politique telle qu’elle existe dans notre canton réponde pleinement à cette demande. À la fois trop grande pour rester sociale, trop petite pour être efficace, trop rigide pour s’adapter, trop attachante pour être modifiée. Ne devrait-on pas penser à réduire nettement le nombre de communes politiques, pourvoyeuses de services et cadre politique pour encourager la création d’entités beaucoup moins formelles qui pourraient prendre la forme de quartiers ou de regroupements de citoyens autour d’une idée, d’un projet ou d’un intérêt.  

Distinguer la fourniture de services de l’organisation de la vie commune. Un sujet à développer au sein de la Constituante, dans un esprit d’ouverture et dans le respect de ceux qui sont attachés à leur Commune dans sa forme actuelle pour de bonnes ou de moins bonnes raisons. 
 

08/08/2008

Le danger des listes à but unique

L'élection d'une Assemblée Constituante est l'occasion d'un large débat qui doit être aussi ouvert que possible, tant en cours de campagne qu'après, au moment où les élus se mettront au travail pour quatre ans. L'une des conséquences de cette ouverture est l'apparition de listes dont les ambitions, les intérêts et parfois les compétences se limitent à un seul aspect de la vie politique du canton. C'est légitime et sympathique mais est-ce une bonne chose pour Genève ? La remarque vaut pour les initiatives qui se situent à droite, à gauche, au centre ou ailleurs sur l'échiquier politique traditionnel.

Le risque est grand que ces groupes, venus pour défendre une catégorie de la population, lutter pour ou contre un projet, s'impliquent peu dans les débats par lesquels ils ne se sentent pas concernés. Construire un édifice aussi subtil qu'une Constitution réclame certainement une grande modestie et une ouverture d'esprit, un sens de l'intérêt général que nous souhaiterions trouver chez tout les Constituants. Est-ce possible pour des élus qui n'auraient qu'un but limité ? Comment faire un compromis quant on est venu pour obtenir satisfaction sur un petit nombre de points ? Que céder ? Comment justifier de ne pas se battre jusqu'au bout pour son objectif quand on a à rendre des comptes à une association et des membres qui nous y ont envoyé dans un but précis ?

Pour que la Constituante parvienne à construire un édifice habitable pour l'ensemble de ses habitants, j'espère que les électeurs penseront à élire des députés désireux et capables de se prononcer sur l'ensemble des questions qui leur seront posées.

L'auteur est candidat sur la liste No1 (Radical ouverture) et membre du Mouvement Ecologie Libérale

09/07/2008

L'équilibre des droits et des devoirs

Se présenter à la Constituante nous pousse à penser plus large et essayer d’envisager les choses sous plusieurs angles qu’ils soient ceux des partis politiques, des mouvements transversaux ou du citoyen sans avis politique.

L’un d’entre eux est la question des droits et des devoirs qu’entraînent la vie en société et plus particulièrement la relation qui unit les uns et les autres. A gauche, on met surtout en avant les droits dont jouiraient les moins favorisés ou les plus faibles. On rechigne à évoquer les devoirs pourraient être attachés à ces droits. Dans le domaine de l’intégration des étrangers, la gauche à une peine énorme à accepter que les prestations qui sont offertes par l’Etat puissent être liées à des conditions telles que suivre des cours de langue ou démontrer concrètement sa volonté d’intégration.

Au sein de la droite purement économiste, on met aussi en avant les droits, surtout ceux de faire ce que l’on veut selon ses capacités, sa fortune, son énergie ou son talent. On oublie souvent que la vie en société exige de mettre des limites à ces droits. Devoir de solidarité, limites à la liberté pour le bien commun.

Face à la criminalité, on retrouve cette division apparente : répression ou prévention. Comme si l’un allait sans l’autre, comme si ces deux démarches s’excluaient mutuellement et qu’il fallait choisir.

Le propre du centre, c’est d’établir une juste relation entre les droits et les devoirs, dans tous les domaines ou l’Etat régule les relations des citoyens entre eux. Dans le domaine de l’environnement, on peut inciter (donner des droits) et / ou interdire (instituer des obligations).

Je suis convaincu que l’avenir réside dans le bon dosage des uns et des autres, selon le temps, le lieu et les circonstances. C’est notamment ce que cherchent à promouvoir les Radicaux genevois et un Mouvement tel qu’Ecologie libérale. Un juste équilibre entre incitation et contrainte, prévention et répression.

La Constituante devra établir les grandes lignes de ces équilibres. J’espère y travailler.