23/03/2017

La classe ces Anglais !

Après l'attentat de Westminster, les Anglais ont été remarquables. Politiques, médias, commentateurs : solidarité et détermination absolue. Comme pendant les années du Blitz quand Hitler leur balançait ses V2 sur la tête chaque nuit. La classe. Chapeau MM. les Anglais. Avec des réactions de ce calibre, les terroristes n'ont strictement aucune chance de gagner parce qu'ils n'ont aucune cause, si ce n'est le martyre. En fait, un suicide d'un égoïsme abyssal. 

En France, on aurait commencé à polémiquer et s'accuser d'avoir mal protégé les citoyens. Exactement ce qu'ont fait une partie des candidats à la présidence et surtout leurs partisans après l'attentat dans une école à Grasse. 

Et cette polémique stupide sur l'état d'urgence. Je suis personnellement convaincu qu'il aurait fallu le lever il y a bien longtemps, quitte à le ré-instaurer si nécessaire. Maintenir les forces en alerte maximale pendant des mois, voire des années, c'est totalement absurde pour plusieurs raisons sur lesquelles je reviendrai demain. Mais avant tout, des forces en alerte permanente atteignent rapidement un état de fatigue qui les rend inefficaces. 

18/02/2016

Etat d’urgence perpétuelle ?

La prolongation de l’Etat d’urgence en France me paraît être à la fois une erreur et un contresens. Instauré dans la nuit du 13 au 14 novembre après les attentats qui ont frappé Paris, il devait permettre aux forces de sécurité de frapper un grand coup contre une menace terroriste extraordinaire. Avec certains effets initiaux et des facilités accordées aux forces de sécurité. De l’avis général, cet effet, de surprise, a été utile mais son efficacité s’est depuis lors largement dissipée.

La prolongation est un contresens et en même temps un aveu de faiblesse. Nous avons tous dit que pour faire face aux terroristes et leur nier la victoire, il était nécessaire de reprendre une vie normale et ne pas abdiquer nos plaisirs et nos libertés. Maintenir un état, par définition exceptionnel, c’est une fausse politique qui donne les mauvais signaux. Volonté de « rassurer » ? Là aussi, c’est à mon avis raté. Volonté de « se couvrir » ? Pour éviter l’accusation de légèreté si quelque chose devait se produire ces prochaines semaines ? C’est encore une faute, parce qu’il se produira forcément quelque chose, tant que les causes et le vivier de ce terrorisme n’aura pas été asséché.

Il faut au contraire sortir de l’Etat d’urgence, quitte à y revenir plus tard si la situation devait l’exiger. Parce que le prolonger veut aussi dire qu’on est incapable d’apporter au dispositif normal les ajustements nécessaires, de tirer les leçons des précédents attentats, des ratés de la sécurité, des failles dans la détection et le traitement des alertes.

Y a-t-il encore derrière cette paralysie une guerre des polices ou des services, ou simplement l’insigne faiblesse d’un gouvernement qui consacre toute son énergie à se positionner en vue des présidentielles de 2017 ? Je crains que ce soit un peu de tout ça.

20/10/2015

Halte aux politiques pyromanes !

En Allemagne, les allumés de Pegida s'en prennent à des réfugiés et poignardent Henriette Reker, qui a ensuite été élue maire de Cologne au premier tour. En Israel, un Erythréen de Beersheba est lynché par la foule qui l'a pris pour un assaillant lors d'un attentat. On voit que c'est aussi de l'intérieur de nos sociétés que vient le danger quand on excite la population avec des fantasmes d'invasion et des images  manipulées avec talent. On a vu comment le JT de la télévision hongroise avait reçu la consigne d'éviter toute image touchante qui pourrait susciter la sympathie et pour cela d'éviter de montrer des enfants réfugiés au public. 

Il faut donc faire très attention de ne pas se laisser manipuler par les responsables des partis extrémistes qui ne gagnent que par la peur. Le même raisonnement vaut à Genève où les dirigeants populistes créent eux-même les problèmes pour prétendre ensuite les résoudre. Minarets, invasion étrangère, etc. Ceux qui se plaignent du trafic pendulaire se sont opposé à un financement intelligent de parkings d'échange en France pour des raisons idéologiques. Nous ne pouvons pas nous permettre de mettre nous même le feu pour venir ensuite jouer les pompiers de service. Ca devrait finir par se voir.

19/08/2015

Genève, la 5eme Suisse et le vote électronique

J’ai passé samedi dernier au Congrès des Suisses de l’étranger réunis à Genève. Pour avoir vécu 18 ans hors de Suisse avec le CICR, je sais à quel point le lien avec nos origines est important. Cette 5ème Suisse a une vision très réaliste de notre pays, elle sait combien il est dépendant de ses relations le monde. Mais nos compatriotes sont aussi très attachés à pouvoir exercer un droit fondamental, qui est aussi un devoir : le vote. 

Dans le monde actuel, c’est par la voie électronique que ce droit peut vivre. Combien de fois dans les années 90, ai-je reçu trop tard mon matériel électoral par la voie postale et n’ai pas pu exprimer mon vote. Les échanges de courrier avec la Tchétchénie, Gaza, la Colombie ou le Koweit en guerre n’étaient pas idéales. Sous la brillante présidence de Jacques-Simon Eggly, l’Organisation des Suisses de l’étranger a mis au premier rang de ses demandes la généralisation du vote électronique des expatriés. Pour les élections fédérales de 2015, cela ne sera malheureusement possible que pour les citoyens expatriés de 4 cantons, dont Genève.

Notre canton a développé CHvote, un système original dont le contrôle reste complètement en main publique et donc démocratique. Un autre système conçu à la demande d’un consortium de 9 cantons principalement alémaniques a été confié à une société privée américaine. Connaissant la tendance de nos cousins du Nouveau Monde à collecter illégalement des données personnelles, on peut se féliciter de ce que la Confédération n’ait pas validé ce système.

Comme ancien expatrié et fervent partisan de renforcer les liens avec tous nos compatriotes à l’étranger (la Suisse est le pays en paix qui a la plus grande proportion de ses propres citoyens vivant dans un autre pays), j’aimerais que la Confédération et les 22 autres cantons utilisent l’outil développé à Genève pour permettre à nos expatriés de s’exprimer politiquement. Un système qui a fait ses preuves et sera accessible à 95'000 électeurs, soit  30% du corps électoral genevois cet automne, dont environ 22'000 Genevois de l’étranger. Lucerne et Bâle ville l’utiliseront également. Neuchâtel a développé lui aussi son propre système avec une entreprise espagnole.

La décision de la Chancellerie fédérale de ne pas autoriser l’utilisation du système proposé par le consortium mené par Zurich et Argovie est salutaire mais il est dommage qu’elle soit intervenue si tard. Si l'Etat ne doit pas tout faire, organiser le vote fait bien partie de ses tâches régaliennes. De ce point de vue, il est inquiétant de constater que 9 cantons étaient prêts à prendre un risque de sécurité que la Confédération les a heureusement empêchés de prendre. Sur le plan économique, notre pays ne peut pas se permettre de développer trois systèmes différents.

Espérons que la Suisse pourra très bientôt offrir à tous ses citoyens expatriés un système totalement sécurisé et « domestique » afin que la 5eme Suisse ne soit pas la 5eme roue du carrosse fédéral et participe pleinement aux décisions qui la concernent aussi.

 

03/10/2013

Quel Grand Conseil voulons-nous ?

Le nouveau Grand Conseil promet d'être encore moins stable que l'actuel, la logique à trois blocs risque d'en prendre encore pour cinq ans. Les partis ou mouvements sans propositions réalisables et sans relais à l'exécutif pourraient y être encore plus fortement représentés avec l'entrée possible de EaG.

Il faudra donc une force stable, lucide et ancrée dans les réalités genevoises, capable de construire des ponts vers les autres pour réaliser des projets souvent déjà en cours (logement, programme carcéral, reforme de la police, adaptation de l'imposition des entreprises au contexte international et national, efficacité de l'Etat). Une force pour appuyer des Conseillers d'Etat compétents sur leurs dossiers.

Ferez-vous confiance à ceux qui font profession de hurler leur détestation des frontaliers, des étrangers, des riches, ou à ceux qui récupèrent sans scrupule les crimes tragiques pour faire leur communication électorale ?

Voulons nous donner aux partis qui ne montrent rien d'autre que leur hargne contre les autres le pouvoir de bloquer les choses encore plus au Grand Conseil ? Voulons-nous donner encore plus d'importance à ceux qui monopolisent le micro et bloquent l'examen des vrais projets par leurs demandes répétitives et opportunistes ? 

Pour que le Grand Conseil cesse de pérorer, donnez la parole ceux qui veulent vraiment chercher des solutions applicables avec tous ceux qui veulent faire avancer les choses. 

Je veux y contribuer et pense avoir les compétences pour le faire. 

Rolin Wavre,

candidat PLR au Grand Conseil

01/10/2013

Circulation : le respect, ca change la route !

Autopsie d’une cohabitation difficile.

Le cycliste est vulnérable, il se sent vulnérable, ses membres et sa tête lui servent de pare-chocs. Dans le trafic, il est sur ses gardes, parfois sur les nerfs car il se sent souvent menacé, en particulier quand il doit se frayer un chemin entre les automobilistes qui sont, il faut le dire, en majorité plutôt corrects. Mais pas tous. Et il suffit d’un seul conducteur imprudent, agressif ou maladroit pour l’envoyer au tapis. Et là, ça fait toujours mal, très mal. Il y a aussi la peur de voir l’arête d’une portière qui s’ouvre brutalement devant lui. Une frayeur vécue que je ne souhaite à personne. A la Jonction, l’actualité récente nous a donné un exemple tragique du danger qu’il peut à avoir à rouler à vélo.

Pourtant, le vélo est un mode de transport doux et bon pour la santé. Si seulement nous avions à Genève des pistes cyclables plus cohérentes et séparées du trafic général. Ce serait mieux pour tout le monde, cycles et trafic motorisé. Il faut y travailler, l’initiative 144 adoptée en votation populaire le 15 mai 2011 l’exige.

Mais le cycliste peut parfois être une source de danger ou de stress pour d’autres, en particulier les piétons, mais aussi pour les automobilistes et les transports publics qui les voient surgir là où ils ne les attendent pas (ou ne les entendent pas). En tant que pratiquant fervent et régulier, je regrette le comportement de certains qui se croient autorisés à rouler sur les trottoirs ou dans les rues basses, à frôler les piétons et à exiger le passage alors qu’ils n’y ont pas un droit exclusif.

De leur côté, les piétons se jettent trop souvent de manière inconsidérée sur les passages protégés ou en dehors, négligeant complètement l’arrivée des cyclistes silencieux ou même des véhicules à moteur.

Sauf à les séparer totalement, piétons, cyclistes et trafic motorisé n’ont d’autre choix que de cohabiter. Autant que ce soit dans le respect les uns pour les autres. D’importants efforts de sensibilisation doivent être faits par et en direction de tous les acteurs de la mobilité, publics, privés et associatifs. En dernier recours, les infractions les plus flagrantes doivent être sanctionnées.

C’est pour cela que je veux me battre, avec mon ami le député Patrick Saudan, au Grand Conseil mais aussi dans notre activité militante, pour que la vie et les déplacements à Genève soit plus harmonieux et respectueux de l’Autre.

 

Membre du Comité de Pro-velo, des Comités directeurs du PLR genevois et suisse

Candidat au Grand Conseil

25/09/2013

Panique à l'UDC

Cette fois, c'est certain, l'UDC panique à dix jours des résultats des élections cantonales. Et ses élus genevois exportent même leurs divagations à Berne. Résumé :

Dans les heures qui suivent la tragédie du meurtre d'Adeline, c'est ce parti qui se lance dans une surenchère racoleuse et d'une vulgarité sans nom. La présidente-candidate démontre à cette occasion un talent naturel pour ce rôle.   

Exporter les retraités, les réfugiés déboutés, et quoi d'autre ? C'est insultant à la fois pour les "exportés" et les Marocains. C'est la proposition du Conseiller national Nidegger. Et nos déchets nucléaires ? 

Et aujourd'hui, l'UDC qui protestait, à raison, contre les jours amende avec sursis tels qu'il sont appliqués depuis la révision de 2007, en devient soudain le plus ardent défenseur. Tout cela parce que la réforme proposée pourrait contraindre les auteurs de grosses infractions routières à passer à la caisse. L'UDC serait-elle le parti des chauffards ? Là, on ne parle pas des bûches pour stationnement, mais des grosses bêtises dangereuses. 

De son côté, le MCG en remet une couche sur "l'épidémie des frontaliers" dans sa propagande électorale. Et le navrant M. Stauffer lors du débat RTS de lundi a été incapable d'articuler une seule proposition concrète face au travail de Pierre Maudet. Il est temps de se rendre compte que les coups de gueule et de menton amusent peut-être un temps le citoyen fâché mais n'apportent strictement rien à la résolution de nos problèmes. 

06/08/2013

Prisons : trop de fédéralisme tue le fédéralisme

Il est stupéfiant que les autorités vaudoises ne sachent pas qui elles détiennent. Qu'un membre des archi-connues Pink Panthers soit emprisonné par des autorités qui ignorent le pedigrée du lascar est tout bonnement incroyable. Au moment où nous découvrons chaque jour à quel point nos propres informations et communications privées peuvent être écoutées par de grandes oreilles technologiques étrangères, il apparait que les dossiers des détenus, et pas n'importe lesquels, peinent à circuler de Neuchâtel à Lausanne. 

Si c'est pour des raisons technologiques, c'est à déséspérer. Si c'est pour des raisons qui tiennent au traitement purement cantonal des dossiers pénaux, il faut vraiment changer les choses. Le bon niveau n'est même plus national, mais européen. Que l'on soit pro ou anti européen, ce n'est pas une question politique mais une question de simple bon sens. Il faut agir là où cela se passe. Le crime organisé, lui, s'organise... et ne s'embarrasse pas de susceptibilités géographiques ou de lenteurs administratives. Il s'adapte et il agit, pour notre plus grand malheur. 

02/05/2009

Détention administrative pour les multirécidivistes violents - un débat public

Lundi soir à 20h, le Parti radical genevois organise un dialogue avec la population pour débattre du problème posé par certains multirécidivistes, sans titre de séjour et violents qui rendent pénible et dangereuse la vie dans certains quartiers de notre ville. Une pétition circule depuis le début de la semaine, les signatures s'accumulent. La réunion aura lieu au Cercle de l'Espérence, rue de la Chapelle 8 aux Eaux-Vives. Frédéric Hohl (chef de groupe radical au Grand Conseil) et Pierre Maudet (conseiller administratif de la Ville de Genève) seront présents.

 

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07/09/2008

Assurer la sécurité dans le respect des valeurs humaines

Je ne vois pas en quoi la tâche d'assurer la sécurité de la population serait en contradiction avec les valeurs humaines. On pourrait même dire qu'il n'y a pas de respect de la personne sans sécurité. Alors, pourquoi oppose-t-on toujours ces deux idées comme si elles étaient incompatibles ?

Je suis convaincu que l'on peut faire appliquer les lois, avec fermeté mais dans la dignité. Il est inacceptable de laisser se développer des zones de non-droit dans nos villes, quelles qu'en soient les raisons, quelles que soient les nationalités et les origines de ceux qui sont à l'origine de l'insécurité. S'il est vrai que le commerce de certaines substances est contrôlé par des bandes liées par une même origine, il n'y a pas de raison de ne pas les combattre, sur la base des faits constatés.

Et que l'on ne nous oppose pas le droit d'asile, qui n'a strictement rien à voir avec cette question. L'asile est un droit qui ne se discute pas mais qui ne donne pas non plus un droit à commettre des délits. Il est vrai que l'interdiction de travailler qui est opposée aux demandeurs ne les aide pas à occuper leurs journées ni a s'assurer une subsistance décente.

Il est temps de regarder les choses en face et de les prendre en mains fermement. Il est temps que de mettre hors-jeu une gauche bien pensante mais complètement irréaliste quant elle ne voit que la prévention. Il en faut, mais elle ne suffit pas.

Et finalement, il est nécessaire de prendre des mesures, par exemple l'allongement des interdictions de zone, telles que le Parti Radical les propose. A défaut de réponses à ces questions, des citoyens fâchés se tourneront vers les partis populistes, simplistes et racistes qui ne font leur beurre que sur ces questions et n'ont en général rien à proposer de constructif pour la société en général.

Je suis candidat à la Constituante sur la liste No 1 Radical ouverture et membre d'Ecologie libérale