03/08/2017

Patriote tous les jours

La Fête nationale, c'est tous les jours ! Si la fêter une fois l'an est une bonne chose, il faudrait chaque jour se féliciter de ce que nos ancêtres ont accompli, de ce que nous faisons actuellement pour préserver et adapter cette Suisse géographiquement petite. Mais elle est certainement grande par le génie propre quelle a développé, un pragmatisme à toute épreuve, des valeurs humaines et une ouverture remarquable, quoi qu'en disent les fondamentalistes des deux bords. 

Pour moi, le patriotisme, ce n'est pas agiter des petits drapeaux un jour par an et passer les 364 autres à détruire ce qui fait le génie de la Suisse. Que ce soit par un nationalisme étroit et souvent violent ou en ne jurant que par un internationalisme béat. Les polémiques autour du Bénin ou du post d'Ada Marra étaient navrantes, par leur substance mais plus encore par la violence qu'elle ont déclenché. Même si, derrière ces échanges souvent indignes se cachent de vraies questions de fond. 

Patriote tous les jours

La Fête nationale, c'est tous les jours ! Si la fêter une fois l'an est une bonne chose, il faudrait chaque jour se féliciter de ce que nos ancêtres ont accompli, de ce que nous faisons actuellement pour préserver et adapter cette Suisse géographiquement petite. Mais elle est certainement grande par le génie propre quelle a développé, un pragmatisme à toute épreuve, des valeurs humaines et une ouverture remarquable, quoi qu'en disent les fondamentalistes des deux bords. 

Pour moi, le patriotisme, ce n'est pas agiter des petits drapeaux un jour par an et passer les 364 autres à détruire ce qui fait le génie de la Suisse. Que ce soit par un nationalisme étroit et souvent violent ou en ne jurant que par un internationalisme béat. Les polémiques autour du Bénin ou du post d'Ada Marra étaient navrantes, par leur substance mais plus encore par la violence qu'elle ont déclenché. Même si, derrière ces échanges souvent indignes se cachent de vraies questions de fond. 

31/08/2015

Liberté d'expression

Je suis en désaccord avec la plupart des thèses soutenues par MM. Blocher et Freysinger, je  ne partage pas leur vision de la Suisse ni leur manière de faire de la politique. Je pense qu'ils ont fait et font du tort au Pays que j'aime. 

Par contre, je suis sans aucune ambiguité pour qu'ils puissent s'exprimer librement, dans le cadre de la loi. Je désapprouve tous ceux qui appellent à perturber la manifestation à laquelle ils doient participer ce soir 31 août à Genève. Que l'on contre-manifeste est parfaitement légitime. Qu'on les contredise, ce que je fais souvent. 

Ceux qui voudraient s'y opposer par la violence ou les désordres seraient à la fois dans l'illégalité et dans l'erreur tactique. Il n'y a pas de meilleure manière de légitimer quelque chose que de s'y opposer illégalement. A moins qu'il n'y ait une alliance objective de soi-disant opposés qui n'aient au fond qu'un objectif : saper notre démocratie actuelle, imparfaite mais pas si mal en comparaison internationale. Le sous-titre du mouvement RAGE ?  "Fight the Power - Free the Prisoners - Fuck the Police". Nous voilà franchement rassurés !

19/08/2015

Genève, la 5eme Suisse et le vote électronique

J’ai passé samedi dernier au Congrès des Suisses de l’étranger réunis à Genève. Pour avoir vécu 18 ans hors de Suisse avec le CICR, je sais à quel point le lien avec nos origines est important. Cette 5ème Suisse a une vision très réaliste de notre pays, elle sait combien il est dépendant de ses relations le monde. Mais nos compatriotes sont aussi très attachés à pouvoir exercer un droit fondamental, qui est aussi un devoir : le vote. 

Dans le monde actuel, c’est par la voie électronique que ce droit peut vivre. Combien de fois dans les années 90, ai-je reçu trop tard mon matériel électoral par la voie postale et n’ai pas pu exprimer mon vote. Les échanges de courrier avec la Tchétchénie, Gaza, la Colombie ou le Koweit en guerre n’étaient pas idéales. Sous la brillante présidence de Jacques-Simon Eggly, l’Organisation des Suisses de l’étranger a mis au premier rang de ses demandes la généralisation du vote électronique des expatriés. Pour les élections fédérales de 2015, cela ne sera malheureusement possible que pour les citoyens expatriés de 4 cantons, dont Genève.

Notre canton a développé CHvote, un système original dont le contrôle reste complètement en main publique et donc démocratique. Un autre système conçu à la demande d’un consortium de 9 cantons principalement alémaniques a été confié à une société privée américaine. Connaissant la tendance de nos cousins du Nouveau Monde à collecter illégalement des données personnelles, on peut se féliciter de ce que la Confédération n’ait pas validé ce système.

Comme ancien expatrié et fervent partisan de renforcer les liens avec tous nos compatriotes à l’étranger (la Suisse est le pays en paix qui a la plus grande proportion de ses propres citoyens vivant dans un autre pays), j’aimerais que la Confédération et les 22 autres cantons utilisent l’outil développé à Genève pour permettre à nos expatriés de s’exprimer politiquement. Un système qui a fait ses preuves et sera accessible à 95'000 électeurs, soit  30% du corps électoral genevois cet automne, dont environ 22'000 Genevois de l’étranger. Lucerne et Bâle ville l’utiliseront également. Neuchâtel a développé lui aussi son propre système avec une entreprise espagnole.

La décision de la Chancellerie fédérale de ne pas autoriser l’utilisation du système proposé par le consortium mené par Zurich et Argovie est salutaire mais il est dommage qu’elle soit intervenue si tard. Si l'Etat ne doit pas tout faire, organiser le vote fait bien partie de ses tâches régaliennes. De ce point de vue, il est inquiétant de constater que 9 cantons étaient prêts à prendre un risque de sécurité que la Confédération les a heureusement empêchés de prendre. Sur le plan économique, notre pays ne peut pas se permettre de développer trois systèmes différents.

Espérons que la Suisse pourra très bientôt offrir à tous ses citoyens expatriés un système totalement sécurisé et « domestique » afin que la 5eme Suisse ne soit pas la 5eme roue du carrosse fédéral et participe pleinement aux décisions qui la concernent aussi.