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  • Cornavin : l'extension est-elle vraiment la bonne solution ?

    Plus j'étudie le sujet, plus j'en parle autour de moi, plus j'ai l'impression que retourner tout le quartier de Cornavin deux fois de suite pendant 6 ans, pour ajouter chaque fois 2 voies souterraines le tout pour 2.7 milliards est une très mauvaise décision, même si elle a été prise à une très large majorité par le Grand Conseil en 2016. Le Collectif 500 voulait éviter la destruction d'une partie de son quartier des Grottes, il a gagné en apparence. Mais en contrepartie, c'est tout le quartier qui verra des travaux gigantesques en pleine ville. Noria de camions, excavation sur une longueur de 420m, celle des nouveaux quais. Une première fois entre 2024 et 2030, une seconde pour deux nouveaux quais à partir de 2035. Quel enfer ce sera pour tout le quartier quand on sait que le moindre tram en panne aux 22-Cantons met la pagaille jusqu'à Rive !

    Est-on vraiment sérieux ? Terminer la boucle entre la gare de l'Aéroport et Bellevue pour une somme inférieure à un milliard, dans des zones peu construites permettrait de mettre un terme au fonctionnement en cul de sac et de faire face à l'augmentation du trafic attendue sans tous ces travaux inutiles et cet argent public dépensé en vain. Ca nous évitera également de construire une autre gare souterraine sous celle de l'Aéroport. Une nouvelle folie à 2 milliards. 

    Qu'est-ce qui me pousse à écrire ça ? D'abord le fait que les seules objections que j'ai entendues de la part des CFF tournaient autour de problèmes d'horaire. Un peu léger en face de plusieurs milliards d'argent public. Le fait de n'avoir pas été impliqué dans les votes de 2016 me permet certainement d'envisager ces questions avec une plus grande indépendance d'esprit et sans fil à la patte. 

  • Ecologie et réalité

    L’écologie moderne est pragmatique. Elle ne s’embarrasse pas de dogmes ni d’idées toutes faites. Elle s’adapte au monde réel contrairement à certains fondamentalistes qui vivent dans un monde qui ressemble au «Manège enchanté » (pour les + de 40 ans) ou qui cherchent à nous renvoyer au Moyen-Age. L’humain étant ce qu’il est, c’est folie que de songer revenir en arrière par la contrainte du citoyen. Peut-être la nature nous forcera-t-elle un jour, lointain je l’espère, à changer drastiquement nos modes de vie, d’une manière brutale et catastrophique. L’éveil soudain et violent de ce volcan islandais et imprononçable nous l’a utilement rappelé, sans trop de frais cette fois.

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  • Ecologie Libérale prend de la hauteur

    Charte des candidats et candidates soutenus par Ecologie Libérale - Elections à la Constituante 2008 - Genève


    Penser l’écologie et l’économie comme des alliées dans la durée.

    Ecologie libérale réconcilie la droite et le centre droit avec l'écologie. Parce que l’économie de notre pays a tout à y gagner. Parce que notre avenir dépend d’un meilleur équilibre entre ces pôles qu’il convient de rapprocher et non d’opposer. Voici donc quelques points fondamentaux sur lesquels nous voulons diriger nos énergies:

    Le climat est un souci majeur. Nous devons mettre en place des solutions qui encouragent la responsabilité individuelle et valorisent les efforts de chacune et chacun. Nous soutenons le principe du pollueur-payeur, notamment dans les domaines de l’air et de l’eau.
    L'approvisionnement en énergie et son coût sont devenus des problèmes cruciaux. Le nucléaire n'est pas la solution à notre dépendance énergétique (produit à l’étranger, l’uranium viendra aussi à manquer d’ici quelques décennies), ni au problème du réchauffement climatique. Lorsque l’ensemble des coûts qu’il occasionne sont comptabilisés, le nucléaire n’apporte pas d’alternative au prix croissant de l’énergie fossile. De graves problèmes ne sont pas résolus, notamment le stockage des déchets à long terme.

    Il faut se tourner résolument vers une société qui allie l'efficacité énergétique, les économies d'énergie et les énergies renouvelables. Cette option garantit notre confort tout en assurant une réelle mise en place de mesures concrètes qui tiennent compte des nécessités écologiques autant que des contraintes économiques.

    La mobilité individuelle ne doit pas être opposée aux transports publics. Il faut créer des zones d'échange avantageuses entre ces deux modes de déplacement (parkings d'échange gratuits, Parc& Rail). Il est important d’encourager les citoyens qui font des choix responsables en optant pour des véhicules sobres et de pénaliser les autres, tout en maintenant une assiette fiscale neutre.

    L'économie est un acteur essentiel dans le cadre de l'écologie. Les investissements consentis dans le domaine des économies d’énergie et du développement durable profitent directement à l’économie du pays. De nombreuses entreprises ont déjà compris l'intérêt qu'il y avait à consommer moins d'énergie. Il faut introduire une fiscalité écologique qui valorise ces entreprises responsables.

    La forêt joue un rôle vital dans notre pays, elle garantit la sécurité de ses habitants et de leurs biens contre les dangers naturels. Elle participe à la protection de notre environnement, fournit des matériaux de base à nombre de nos activités économiques et offre des espaces indispensables à notre qualité de vie. La forêt et la filière bois méritent un meilleur soutien.

    L'agriculture de proximité doit être soutenue. En favorisant les produits régionaux, nous améliorons la situation de nos paysans et contribuons à la sauvegarde de notre environnement et de notre attrait touristique. Cette conception participe également à la défense de valeurs culturelles importantes et à la promotion d’une alimentation plus équilibrée. La souveraineté alimentaire de chaque pays est garante de l’indépendance et indispensable pour assurer une alimentation décente à chacun dans le monde.

    En règle générale, Ecologie Libérale privilégie les mesures incitatives chaque fois qu’elles sont efficaces. Des mesures contraignantes peuvent être proposées dès lors qu’elles paraissent seules à même d’atteindre l’objectif final. Elles sont précédées d’une période transitoire qui permet à l’économie et au citoyen de s’y préparer.


    Thomas Buchi, Rolin Wavre, Murat Adler, Nadège Hirsch - Liste Radical ouverture
    Jacques Fritz, Michel Muller, Antoine Orsini - Liste Libérale
    Carmelo Lagana, Jean-Philippe Tercier - Liste PDC
    Bertrand Reich, Enza Testa Haegi - Liste g(e)' avance

    Pour en savoir plus : http://www.ecologieliberale.ch/index.html