06/04/2017

Nouvelle dérive de Trump l'incohérent

Dernier délire de Trump et sa bande d'allumés : faire cracher à tous les visiteurs étrangers le contenu de leur portable, les codes d'accès de leurs comptes Facebook, Google et autres réseaux sociaux. Cette fois c'est clair : je ne mettrai plus les pieds dans ce pays gouverné par un dingue, démocratiquement élu, c'est vrai. 

Quand on pense que ce président qui veut imposer la transparence totale aux étrangers entretient la plus grande opacité sur son propre business, patauge jusqu'à la taille dans les conflits d'intérêts et refuse de rendre publique sa déclaration fiscale. Comme incohérence, on peut difficilement faire mieux.

Quand les Américains se réveilleront-ils ? Ou plutôt la majorité encore silencieuse. Parce qu'une partie des Américains est déjà entrée en résistance. Le tirage des journaux d'investigation est en hausse, les manifestations continuent. Tout espoir n'est pas perdu que l'ancien Pays de la Liberté évite le virage dans l'obscurité. 

02/03/2017

Nucléaire militaire : la tête ou les hormones ?

Il est de bon ton de se moquer de la diplomatie multilatérale, qui, entend-on souvent, "n'arrive à rien". Dans le domaine nucléaire, c'est tout le contraire. Depuis les sommets de tension atteints dans les années 60' au cours des crises de Cuba, on a fait bien des progrès, grâce à des hommes intelligents, courageux et réfléchis, comme le rappelle utilement Le Temps dans un article du 27 février 2017. Il arrive que les résultats les plus positifs soient totalement invisibles, en tout cas pour l'observateur non averti. Le citoyen devrait simplement constater que depuis 1945, une dizaine de puissances ont les moyens techniques de déclencher une guerre nucléaire mais qu'aucune ne s'est aventurée sur cette voie. Les efforts de la diplomatie multilatérale n'y sont pas pour rien. Parmi d'autres, le traité START de réduction des armes stratégiques a permis de diminuer le nombre de têtes nucléaires et de missiles chez les deux principales puissances. 

Les menaces du président Trump contre la diplomatie et sa pratique du tweet incendiaire matinal sont inquiétantes. Laisser à un seul homme, impulsif et peu au fait des mécanismes internationaux existants, le pouvoir sur le Bouton rouge est lourd de menace, d'autant plus quand on réalise que le peu nuancé conseiller-gourou Bannon a été promu au Conseil National de Sécurité en même temps que des militaires en étaient exclus. Ce n'est pas non plus un hasard si une brochette de généraux US ont récemment prié le président Trump de ne pas couper les crédits à la diplomatie américaine. Ils savent, eux, par métier, que la guerre n'est pas une plaisanterie. Le monde à l'envers ? A mon avis, pas tant que ça, si fait fonctionner sa tête (non-nucléaire) au lieu de ses seules hormones.