Sortie de crise : comment arriver à une immunisation collective ?

Après trois semaines de confinement plus ou moins intense, on commence réfléchir publiquement à la sortie de crise. Sortie temporaire avant une reprise ou sortie définitive ? Sortie brutale ou progressive ? Plusieurs questions se posent. Peut-on sortir de la crise sans passer par une immunisation de masse, généralement placée autour de 60% de la population ? Si c'est la seule porte de sortie, comment peut-on l'atteindre sans vaccin, généralement attendu dans un délai de 9 à 18 mois ?

 

N'étant pas un spécialiste de sujet, j'accepterai volontiers que les réponses que j'esquisse en posant ces questions soient contredites ou combattues, si possible de manière argumentée et courtoise.

En lien avec la première question, je me demande comment nous allons gérer le passage de la vague sur 60% de la population. En Suisse, on estimait il y a quelques jours, que le nombre de personnes contaminées se situait autour de 60'000, pour 15'000 effectivement diagnostiquées. Cela représente moins de 1% des 8 millions de citoyens suisses. On est donc encore très loin des 60%. Comment passera-t-on de 1 à 60% ? L'ouverture progressive des restrictions de mouvement, conduisant à une contamination, puis immunisation "lente" de la population, sans faire exploser le système de santé, devrait prendre de très nombreux mois et semble donc peu envisageable. Subsidiairement, on peut de demander comment vague passera par dessus les plus âgés. Nos grand-parents doivent-ils se préparer à affronter la maladie un jour ou l'autre ? Ou doivent-ils rester confinés strictement jusqu'à ce qu'un vaccin soit trouvé et distribué ? Sur plusieurs mois, cette mesure extrême ne sera pas sans conséquences sur la qualité de leur vie.

Sur cette base, ma compréhension est que nous allons être soumis à une sorte de confinement ou à des mesures très envahissantes de notre mode de vie jusqu'à la vaccination complète de la population. La manière dont Taiwan, Hong Kong, la Corée du sud, mais aussi la Suède et les Pays-Bas gèrent la crise pourrait nous inspirer. Avec un bémol : il n'est pas encore certain que ces pays parviennent à gérer la crise sur la durée sans dégât important. 

Si, comme je le suppose, la manière de sortir du confinement actuel sera très progressive, les activités où une distanciation sociale sont possibles pourront reprendre assez rapidement, même si à un rythme inférieur à l'avant-crise. Par contre, les spectacles et manifestations sportives avec un large public, mais aussi les sports de contact, les activités sociales, récréatives ou politiques ne devraient pas pouvoir reprendre leurs droits rapidement. Ce serait un très grand changement pour notre société ouverte et démocratique. 

J'espère me tromper et voir un vaccin surgir rapidement ou un traitement efficace et peu cher confirmer son efficacité générale pour minimiser les conséquences d'une contamination (possiblement la chloroquine et son protocole "marseillais").

Je suppose que les autorités médicales et politiques explorent déjà ces pistes depuis des semaines et évaluent leurs conséquences respectives. Une communication sur ces thèmes sera de plus en plus nécessaire pour éviter à la fois un fol espoir de sortie rapide et l'effroi que pourrait signifier la perspective d'une suspension de la vie sociale et économique pour une période bien plus longue que prévu. 

 

 

Commentaires

  • En attendant le vaccin, la recherche va dans le sens de la diminution de la gravité des symptômes.
    Sinon je vois bien l'obligation de porter un masque pour des mois. Cela permet de mieux gérer travail, loisir et protection. Mais pour les plus fragiles, le confinement restera d'actualité.
    Quant à l'immunité de groupe, sans test, impossible d'avoir une image de la réalité donc impossibilité de décréter la fin de l'épidémie.

    Une fois le pic dépassé, il y aura encore des cas, mais aussi plus d'expériences de soins. La décision délicate, sera de remettre l'économie à 100% (coiffeurs, ...).

    Voilà, ma vision.
    Et surtout, je ne vais pas critiquer le choix des autorités qui ont des choix "impossible" à faire. La vie est faîte de choix, il n'y a pas de bon ou mauvais, il y a de moins mauvais choix.
    Cette expérience sera certainement utile pour le futur.

  • Comme s'en sortir, on pourra aussi poser la question à yves levy et agnes buzin, tous 2 médecins et époux, elle ex ministre de la santé, lui grand patron de l'Incerm qui a crée avec la chine .....................l'institut de virologie de Wuhan! Inauguré en 2017!!!! On trouve sur youtube quelques perles d'agnès buzin dites au début de cette année, -il y a assez de masques et la France ne risque aucune pandémie!!!! Elle est extralucide cette ex ministre toujours médecin!

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